UN DIMANCHE = UNE DECOUVERTE

Pour animer davantage ce blog-découverte, j'ai décidé de publier depuis début 2016, chaque dimanche ou presque (parfois mon planning chargé m'en empêche!), un petit article qui vous présentera un objet, une oeuvre, un lieu, un événement... bref chaque dimanche sa petite découverte !

Elles sont toutes référencées ici, comme ça si vous loupez un dimanche, c'est très simple de retrouver l'article que vous avez manqué !

N°1 : Le piano de Marie Recio
N°2 : La maquette de la Bastille
N°3 : Les coffins
N°4 : Les moutons de The Sheepest
N°5 : Les intérieurs de l'Hôtel de Préfecture de l'Isère
N°6 : L'anneau de vitesse de Grenoble
N°7 : Une bible : le site internet hberlioz.com
N°8 : Le grand mémorial virtuel - Première Guerre Mondiale
N°9 : Le Monument aux morts de La Côte Saint André
N°10 : La Foire des Rameaux de Grenoble

N°11 : La Tour de l'Isle à Grenoble
N°12 : Le Musée d'Art Sacré Contemporain Saint-Hugues-de-Chartreuse
N°13 : 5 Avril 1891 - Fin de carrière pour la dompteuse de lion de la Foire des Rameaux de Grenoble
N°14 : 9 Avril 1860 - Léon Scott de Martinville réalise le tout premier enregistrement sonore
N°15 : La vengeance sanglante d'Hector Berlioz après la trahison de sa 1ère fiancée...
N°16 : Lettre d'un Juif réfugié à Grenoble sous l'occupation italienne
N°17 : Légende de la vieille femme tuant un ours (oeuvre Inuit)
N°18 : La Fresque Végétale Lumière, à Lyon
N°19 : La Marche de Rákóczy ou Marche Hongroise, de Berlioz
N°20 : NUMEMORIS, la banque d'images anciennes du Pays Voironnais

N°21 : Le Musée Miniature et Cinéma, à Lyon
N°22 : Notre Dame de Vouise, à Voiron
N°23 : La Maison des Canuts, à Lyon
N°24 : Le cadran solaire de la Pérollerie, à Rives
N°25 : Berlioz caricaturé, après l'échec de son premier opéra Benvenuto Cellini
N°26 : Le Grand Séchoir - Maison du Pays de la Noix, à Vinay
N°27 : Le Musée Archéologique du Lac de Paladru, à Charavines
N°28 : Le 111 - Art en Vrac, à Le Pin
N°29 : Balade en bords de Fure, à Rives
N°30 : Le film "Grenoble-Alpes", par l'Empreinte photographique

N°31 : Le Château du Passage
N°32 : La Mairie de Tullins
N°33 : La Maquette du Monastère de la Grande Chartreuse
N°34 : Alpes Is(H)ere, la nouvelle marque territoriale du Département de l'Isère
N°35 : Hector Berlioz et sa grande déclaration d'amour à Estelle Fornier
N°36 : Estelle met un "râteau" à Hector Berlioz
N°37 : L'apothicairerie de l'Hôtel Dieu de Bourg en Bresse
N°38 : Le stade olympique, à Grenoble
N°39 : Le viaduc du Pont du Boeuf, à Rives
N°40 : Le 5 Juin 1897 : La Catastrophe de Voiron

N°41 : L'atelier de soierie, à Lyon
N°42 : Les Jardins Secrets à Vaulx, en Haute Savoie
N°43 : Les maquettes du Château de La Tour du Pin
N°44 : Le Temple (dit) de Diane, à Aix-les-Bains
N°45 : AVIPAR, Association de Valorisation et d'Illustration du PAtrimoine Régional
N°46 : Le GREEN CHAUD, incontournable boisson des hivers dauphinois !
N°47 : Les cascades de Seldjalandsfoss et Gljùfrafui, en Islande
N°48 : La côte sauvage de Quiberon, en Bretagne
N°49 : Lugdunum, musée et théâtres romains de Lyon
N°50 : Le char processionnel de La Côte Saint André

N°51 : Sigiriya, ou le Rocher du Lion, au Sri Lanka
N°52 : Le château de Commarqe, en Dordogne
N°53 : Le Casino Grand Cercle, à Aix-les-Bains
N°54 : L'Antésite, à Voiron
N°55 : Le Parc National du Djoudj, 3e réserve ornithologique du monde, au Sénégal 
N°56 : Les catacombes de Paris
N°57 : Les clous des remparts romains de Cularo, à Grenoble

 

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : L'Antésite, la meilleure façon de boire de l'eau !

Aujourd'hui je terminais ma saison 2021 pour le Pays d'Art et d'Histoire du Pays Voironnais avec une balade urbaine sur les traces des grandes distilleries voironnaises... et pour conclure la journée, ce soir, un billet-découverte dédié non pas à une liqueur, mais une spécialité voironnaise bien connue : l'Antésite !

Antésite - Réglisse et arôme naturel d'anis

Cette boisson à base de concentré de réglisse est centenaire, puisqu'elle a été inventée en 1898 par Noël Perrot Berton, alors apothicaire à Voiron.

A cette époque-là, l'eau n'a pas toujours très bon goût (tuyauteries en plomb, difficultés d'assainissement...), on a donc pris l'habitude, notamment dans le monde ouvrier, de l'aromatiser avec un peu de vin, ce qui n'est pas sans conséquence sur la santé publique : l'alcoolisme fait alors des ravages.

Pour lutter contre ce fléau, notre apothicaire voironnais va élaborer une nouvelle boisson, et, en fin connaisseur des plantes et de leurs vertus, il va choisir la réglisse, et plus particulièrement, ses racines (le rhizome). Connue depuis l'Antiquité pour ses vertus antiseptiques, la réglisse a surtout une capacité extraordinaire à désaltérer, tout en ayant un goût naturellement sucré (souvenez-vous des bâtons de réglisse à mâcher...!) : c'est ce qui intéresse Noël Perrot Berton ! Il va donc, à partir du rhizome de la réglisse, produire un extrait de réglisse, un liquide noir très épais (ressemblant à du chocolat fondu), qu'il va diluer et aromatiser à l'anis, pour affiner son goût et en faire une boisson plaisir : l'Antésite ! 

Antésite - Ancienne affiche publicitaire bleue Antésite - Ancienne affiche publicitaire

Pourquoi ce nom ?
Cela viendrait de deux mots latins : "anti" = contre, "sitis" = soif, littéralement, "contre la soif" !

Rapidement, cette nouvelle boisson "anti-soif" va rencontrer un grand succès, devenant une boisson familiale, pour son côté désaltérant bien sûr, mais aussi parce qu'elle est très économique : il ne faut effectivement que quelques gouttes de concentré pour un verre, un petit flacon permettant ainsi de faire 35 à 40 litres de boisson !

Antesite - Ancienne affiche publicitaire  Antesite - Ancienne affiche publicitaire  


D'une production artisanale, Noël Perrot Berton passe à une production industrielle, avec la création en 1914 de l'usine sur le site de la Ratz, qu'elle occupe toujours aujourd'hui (à la sortie de Voiron, en direction de Coublevie). Le choix de ce site n'est pas anodin, puisqu'il dispose d'une source d'eau, élément essentiel pour l'extraction de la réglisse !

Antesite - Vue générale de l'usine Antésite en 1930 (Numémoris)

Au fil des décennies, grâce à un ingénieux marketing, l'entreprise a su fidéliser ses consommateurs, et en séduire de nouveaux, en proposant régulièrement de nouveaux parfums : le concentré de réglisse initial est le même, mais à la place de l'arôme d'anis, sont proposés dès 1920 la menthe, l'orange et le citron. Puis en 1976 le cola, en 1998 le thé, et en 2010 pamplemousse rose-citron, pomme-canelle et eucalyptus-pin.

Gamme Antésite

Grâce au rachat de la société Noirot en 1990, basée à Nancy et spécialisée depuis 1890 dans l'extraction des arômes de plantes, Antésite a pu diversifier ses activités, et créer de nouvelles gammes de produits :
- THESITE, des concentrés de thé aromatisés (menthe, pêche, framboise)
- FRUISITE, des concentrés de fruits (pamplemousse-agrumes, framboise-grenade, fraise-banane)
Si ces boissons ne sont plus à base de réglisse, elles respectent les valeurs fondatrices de l'Antésite originelle : des boissons sans alcool 100% naturelles, à base de concentrés, sans sucre ajouté, et très économiques... !

Les 120 ans de savoir-faire de la maison "Antésite-Noirot" dans l'extraction des arômes des plantes et des fruits, sont également mis à profit depuis 2011 dans la production de vins aromatisés, qui dès leur lancement, ont rencontré un vif succès...

Noirot - Vins aromatisés

Et l'aventure Antésite ne s'arrête pas là ! 
En 2018 sont nés de nouveaux produits, avec notamment l'arrivée en mars des sirops classiques (menthe, citron, grenadine, pêche et fraise), puis en mai des "P'tits fruisites", gourdes de 20cl de boisson à base de concentré de fruits bio sans sucre ajouté (fraise-framboise, pomme-banane, tropical et multrifruits).
Malgré ses 120 ans, la petite bouteille de concentré de réglisse, et toutes ses petites soeurs, ont donc encore un bel avenir devant elles...!


 

LES SECRETS D'ANTESITE - UN MUSEE POUR ANTESITE :

Certains d'entre-vous l'ont peut être connu : en 2004, la société Antésite décidait d'ouvrir ses portes à la visite, avec la création d'un musée dans ses murs, "Les Secrets d'Antésite". Celui-ci nous faisait revivre toute l'histoire de la célèbre boisson, l'évolution des flacons, le marketing... et nous faisait découvrir le procédé de fabrication. Une dégustation des produits permettait de (re)découvrir l'authentique Antésite, ainsi que les nouveautés... Permettait, car, oui, malheureusement, ce musée a fermé ses portes, en 2009 je crois. Et c'est bien dommage car c'était un beau petit musée apprécié des groupes, toujours intéréssés par les savoir-faire locaux... il était d'ailleurs très complémentaire des Caves de la Chartreuse, situées à deux pas !

Antesite - Les secrets d'Antésite

Petite confidence d'un guide pas très doué...

Le saviez vous ? C'est aux Secrets d'Antésite que votre guide de poche a effectué sa TOUTE PREMIERE VISITE, c'était il y a un peu plus de 13 ans ! Alors en BTS Tourisme au Lycée Lesdiguières de Grenoble, je devais effectuer plusieurs stages, et, n'étant pas majeur et donc sans permis à l'époque, c'est aux Secrets d'Antésite à Voiron que je fis le premier, durant les vacances de février 2008.

Après plusieurs jours d'observation auprès d'Emmanuelle (coucou si tu passes par là !), il est temps de me lancer pour ma première visite... et là, CATASTROPHE ! Outre ma grande timidité face au public à l'époque, il a fallu que j'ai la mauvaise idée d'apprendre par coeur ma visite... grossière erreur de débutant ! Ne réussissant pas à me rappeler le nom de la racine de la réglisse (le RHIZOME !), je suis incapable d'aller plus loin, malgré les encouragements des visiteurs... cette première visite s'arrêtera donc là, grosso modo 5 minutes après avoir commencé ! NON je vous interdis de rire... bon si vous pouvez, quand j'y repense quand même... !

Autant vous dire qu'à cette époque-là, cette première expérience de guidage ne m'inspira guère pour ce métier, et si l'on m'avait dit alors que 13 ans plus tard, je serais guide à plein temps... et à mon compte qui plus est, je ne l'aurais pas cru !
Comme quoi tout est possible... et qui sait, un jour peut être, dans le cadre de mes visites en Pays d'Art et d'Histoire du Pays Voironnais, qui abordent régulièrement le patrimoine industriel et savoir-faire locaux, ou dans le cadre d'un partenariat privé, j'aurai l'occasion à nouveau de guider sur ce site !

D'ailleurs si les propriétaires passent par là et sont intéressés pour (re)développer d'éventuelles visites, mêmes ponctuelles, qu'ils me fassent signe... il y a de beaux circuits touristiques à monter en Pays Voironnais et je serai ravi d'y inclure Antésite ! ;-)

D'ici là chers lecteurs, je vous souhaite une bonne soirée et vous donne rendez-vous dès le weekend prochain pour tout un programme de visites et animations pour les vacances de la Toussaint !
 

 

Steve, votre guide de poche !

Antesite - Ancienne affiche publicitaire 'Antésite sans alcool'

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Les intérieurs de l'Hôtel de Prefecture de l'Isère

Pour ce dernier dimanche de Novembre, alors que le confinement ne se poursuit que pour certains visiblement, à défaut de pouvoir vous guider, je vous propose une petite visite virtuelle un peu particulière : les intérieurs de l'Hôtel de la Préfecture de l'Isère !

Hotel de la Prefecture de Grenoble

J'ai profité de cette visite guidée avec l'un de mes collègues lorsque je travaillais à l'Office de Tourisme de Grenoble (donc ça date un peu, oui !), pour découvrir ces lieux privilégiés, et je me suis dit que j'allais partager avec vous quelques photos de ces magnifiques salles de réception et autres appartements privés qu'on ne soupçonne pas forcément derrière la façade massive de l'Hôtel de Préfecture, sur la Place de Verdun de Grenoble.

Initiallement installés au sein de l'ancien Hôtel de Lesdiguières, les services de la Préfecture s'installent dans leurs nouveaux locaux en 1866, sur celle qui s'appelait alors la Place d'Arme. L'édifice fut conçu par l'architecte parisien Charles Auguste Questel, et fut le premier construit sur la Place, avant que ne s'élèvent ensuite le Cercle d'Artillerie, le Musée-Bibliothèque, l'Hôtel des Troupes de Montagne, l'Université... 

Les décors intérieurs de la Préfecture sont inspirés de l'architecture des XVIIème et XVIIIème siècles, mêlant dorures, miroirs, peintures... bref, les images parleront mieux que des mots, voici donc un petit aperçu :
 

Hotel de la prefecture galerie des glaces miniature

Galerie des glaces miniature

Hotel de la Prefecture - Salle de réception

Salon de réception

Hotel de la Préfecture - Détail du décor d'une des salles de réception avec l'aigle impérial dominant le dauphin du Dauphiné

Détail du décor d'une salle de réception : l'aigle impérial domine le dauphin du Dauphiné

Hotel de la Préfecture - Détail du décor d'une des salles de réception : une peinture saisonnière ici le printemps

Détail du décor d'une salle de réception : le printemps, une des 4 saisons peintes dans la pièce

Hotel de la Préfecture - 1er etage palier avant les appartements privés

Au 1er étage, un billard nous accueille sur le palier, devant l'entrée des appartements privés

Hotel de la Préfecture - Appartements privés

Les appartements privés

 

Pour plus de photos, rendez-vous sur l'album photo publié sur ma page facebook.

Mais le mieux évidemment, c'est encore de visiter les lieux et d'en découvrir l'histoire, la vie actuelle... alors quand le confinement sera terminé, n'hésitez pas à jeter un oeil au programme de l'Office de Tourisme de Grenoble, ce sont leurs guides qui assurent ces visites !

Belle soirée et à très bientôt pour d'autres découvertes !

Steve

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Le GREEN CHAUD !



Cà y est, les premières gelées sont là... il est temps de ressortir une vieille recette pour se réchauffer un peu : un petit GREEN CHAUD ! 

Green chaud

Beaucoup d'entre vous connaissent sans doute déjà cette recette simplissime bien de chez nous : un bon chocolat chaud, une dose de
 Chartreuse, et une touche de chantilly pour la gourmandise... et c'est reparti pour un tour ! 





Le GREEN CHAUD est un incontournable des hivers dauphinois ! 

Vous savez désormais comment votre guide se réchauffe après ses visites hivernales... du moins, habituellement, car avec le confinement, je guide surtout dans mon jardin !  

A très vite pour d'autres billets découverte... qu'ils soient patrimoniaux... ou plus gourmands ! :)

 



Votre guide de poche, Steve

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Le Monument aux Morts de La Côte Saint André

En ce 15 novembre, petit billet sur un des nombreux monuments aux morts érigés après la fin de la Première Guerre Mondiale...

Pourquoi un billet sur un monument aux morts ? Parce que celui que je vais vous présenter n'est pas banal, bien au contraire, il est très rare dans son genre, et comme il est en Isère sur des terres où je guide souvent... il fallait que j'en dise un petit mot !


Observez le bien :

Monuments au morts de La Côte Saint André (photo 2012)

Vous ne remarquez rien ?

Aux côtés du traditionnel "poilu" représenté ici prêt à jeter sa grenade, ainsi que du coq gaulois chantant fièrement la victoire de la France au sommet du monument, on retrouve à la base sur le bas relief, oh surprise... une femme ! Voyez, le glamour arrive... enfin, presque !

Il arrive qu'on retrouve une Marianne, ou une allégorie de la Liberté sur ces édifices commémoratifs, mais celui de La Côte Saint André est l'un des très rares en France, si ce n'est l'unique (je ne les ai pas tous recensés encore... !), à mettre en avant et commémorer l'implication des femmes, et plus largement la "Nation de l'intérieur", au cours de la Première Guerre Mondiale.

Bas relief du Monument aux Morts : femme travaillant aux champs (photo 2012)

Ici, la femme est représentée en train de travailler aux champs derrière son araire, car dans les communes rurales comme La Côte Saint André, il fallait bien, malgré la guerre, continuer de labourer, semer, récolter, et comme les hommes étaient au front, embourbés dans les tranchées, il fallait bien les remplacer ! C'est ainsi que les femmes prirent leur place dans les champs, tandis que d'autres notamment dans les villes et les centres industriels, remplaceront les hommes dans les usines pour poursuivre l'effort de guerre (production d'obus...).

Rare témoignage de cet engagement féminin, le Monument aux Morts de La Côte Saint André fut inauguré le 6 Août 1922. Il fut en grande partie financé par souscription publique auprès des habitants (26 000F environ sur les 32 335F du prix final).
Le sculpteur, Alexandre MASPOLI, qui, comme son nom ne l'indique pas, était originaire de Lyon (né en Suisse). Il fut secondé par J.LESAGE.
MASPOLI réalisa le Poilu de La Côte Saint André en reprenant à l'identique celui qu'il avait déjà réalisé pour le Monument aux Morts de la commune des Avenières (Isère) deux ans plus tôt :

                                   

Inscrit au titre des Monuments Historiques le 1er Avril 2003, le Monument aux Morts de La Côte Saint André, bien abîmé par le temps, a eu le droit à une petite cure de jouvence en 2013 : après un hydrogommage de l'ensemble et la restauration des statues (Glénat), puis la reprise de la gravure des lettres (Manchon), le voilà tout beau tout neuf !

                                             

Coût de l'opération : environ 13 000€ ! Eh oui, ça fait mal au porte-monnais, mais la Mémoire n'a évidemment pas de prix !

N'hésitez pas à me suivre en visite guidée pour découvrir les autres richesses de La Côte Saint André, que ce soit le Vieux Bourg, le Musée Hector Berlioz ou encore le Paradis du Chocolat... il y a de quoi passer une belle journée côtoise ! ;-)

A très vite pour d'autres billets-découverte

 

Steve, votre guide de poche.

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Le Château de Pupetières, à Châbons (ISERE)


Il y a des lieux qui n'ouvrent que rarement leurs portes... c'est le cas du magnifique Château de Pupetières, qui domine la départementale juste à côté de chez moi entre Châbons et Virieu : il ne s'ouvre à la visite que quelques semaines par an, l'été... et lors des Journées des Plantes, qui se tenaient ce weekend !
Si comme moi la triste et humide météo du weekend vous a découragé, petite séance de rattrapage virtuel !

Chateau de Pupetieres

Aller, suivez moi, il faut passer le porche pour prendre son billet d'accès, et entrer dans le domaine !

Chateau de Pupetieres - Porche d'entrée

Une fois le porche franchi, le château, ses communs et son cadre magnifique s'offrent à nous : à droite, les douves et la cascade, alimentée par les eaux de la colline ; sur la gauche, les vastes dépendances construites en galets roulés.

Chateau de Pupetieres - Cascade

Chateau de Pupetieres - Communs et bassin

Et devant nous, le Château bien sûr, et sa fontaine ! 

Chateau de Pupetieres - Façade Est

Le Château de Pupetières fut érigé pour l'essentiel dans les années 1860-1870 par le très célèbre architecte Viollet-le-Duc, à la demande du Marquis Alphonse de Virieu, qui possédait là une ancienne maison forte que son père Aymon de Virieu avait commencé à restaurer et à transformer, après les destructions liées à la Révolution Française. Quand on jette un oeil à ce qu'était le château avant ces travaux... on ne peut qu'admirer le travail accompli !

Chateau de Pupetieres avant 1830 - Dessin attribué à Stéphanie de Virieu

Chateau de Pupetieres - Façade sud

Pour comparer l'avant/après, retenez que les parties "historiques" sont celles avec l'enduit lisse... autrement dit, toutes les façades en galets roulés, ont été réalisées par Viollet-le-Duc (toute la partie gauche sur la photo) !

Nous découvrirons plus en détails les extérieurs et le parc après, entrons vite au frais plutôt, pour découvrir les intérieurs du château, à commencer par le vestibule et ses superbes tapisseries, qui servaient aussi bien de décoration que d'isolation thermique à l'époque : 

Chateau de pupetieres vestibule

La visite se poursuit du côté du grand escalier, qui dessert les différents étages du château, malheureusement inaccessibles à la visite guidée.

Chateau de Pupetieres - Grand escalier rdcChateau de Pupetieres - Grand escalierChateau de Pupetieres - Grande horloge


Nous continuons donc au RDC, avec une première pièce de réception, le Petit Salon, qui, comme le vestibule, est orné de magnifiques tapisseries :

Château de Pupetieres petit salon

Mais l'une des pièces les plus remarquables est sans doute la suivante, le Grand Salon, richement décoré et meublé... les images parlent d'elles-mêmes :

Chateau de Pupetieres - Grand Salon

Chateau de Pupetieres - Grand SalonChateau de Pupetieres - Grand SalonChateau de Pupetieres - Grand Salon

Chateau de Pupetieres - Grand salonChateau de Pupetieres - Grand SalonChateau de Pupetieres - Grand SalonChateau de Pupetieres - Grand Salon

 

Je vous fais grâce des commentaires sur le décor ou le mobilier, ce billet-découverte est juste là pour vous donner un aperçu en images de ce qui vous attend au Château de Pupetières, et vous inviter à le visiter par vous même : les guides du château vous présenteront en détail tout ça !

Poursuivons notre visite virtuelle, avec la Salle à Manger, beaucoup plus modeste au premier coup d'oeil...

Chateau de Pupetieres - Salle à manger

Mais levez les yeux : ce qui apparait comme un superbe plafond en bois, n'est en réalité que... trompe-l'oeil ! C'est de la peinture !

Chateau de Pupetieres - Salle à manger (faux bois au plafond)

La visite se termine un petit peu plus loin, avec la Bibliothèque, qui comporte plusieurs milliers d'ouvrages. Des échelles "repliables" permettent d'accéder à l'étage. Remarquez les petites tablettes pour consulter un livre sur le "balcon".

Chateau de Pupetieres - Bibliotheque (contre jour)

Chateau de Pupetieres - Bibliothèque

La Bibliothèque a aussi investi l'une des tours, mettant bien à profit l'espace pourtant réduit offert par celle-ci. L'ensemble des ouvrages est répertorié, chacun a sa fiche dans un petit meuble où elles sont toutes classées par genre et ordre alphabétique :

Chateau de Pupetieres - La Bibliotheque s'étend à la tour voisineChateau de Pupetieres - Bibliotheque, inventaire

D'autres objets et meubles sont présentés mais, là encore, je vous invite à suivre la visite guidée du château, très complète, pour en savoir plus !

La Bibliothèque marquant la fin de la visite des intérieurs, allons faire un tour maintenant du côté des extérieurs, et d'abord, l'architecture même du château, avec ses tours prévues pour être en encorbellement au départ, puis finalement "portées" par de larges pierres de taille :Chateau de Pupetieres - Les tours faussement suspendues en façade sudChateau de Pupetieres - Détail tour en galets roulés, façade sud

Plusieurs éléments viennent enrichir le décor des façades, notamment la galerie côté sud, et le perron couvert à l'entrée, sur la façade Est.

Chateau de Pupetieres - Galerie en façade sud

Chateau de Pupetieres - Perron d'entrée

Prenons désormais un peu de recul, pour admirer le château dans son écrin de verdure et d'eau :

Chateau de Pupetieres - Château, tour de l oratoire et étang

Le parc est relativement simple, mais l'omniprésence de l'eau (cascade, douves, étang...) suffit à lui donner une ambiance particulière, renforcée par la belle vue sur le vallon de la Bourbre :

Chateau de Pupetieres - Vue sur l'étang, l'oratoire et le vallon de la Bourbre

La petite tour est un oratoire :

Chateau de Pupetieres - Peintures de la voûte de l'oratoireChateau de Pupetieres - Oratoire

Il est possible à pied de faire le tour de l'étang, le retour se fait par le petit bosquet qui le borde à flanc de colline... offrant un "cadre végétal" pour une dernière photo du château !

Chateau de Pupetieres - Ecrin de verdure

On retraverse les douves, et nous voici de nouveau dans la cour principale, qu'on ne veut quitter, bercé par le bruit de la cascade... mais il est bel et bien temps de partir après ce voyage enchanteur au XIXème siècle !

Chateau de Pupetieres - Les communs

Vous l'aurez compris, avec la trentaine de photos postées, je suis "tombé amoureux" de ce château, qui est l'une des plus belles demeures du Dauphiné. Il est d'ailleurs classé Monument Historique depuis 1972. J'espère qu'un jour j'aurais l'occasion de l'intégrer dans l'un de mes circuits, et que je pourrais y guider mes visiteurs... un jour qui sait !

D'ici là j'espère que cette visite virtuelle vous a plu, et j'espère surtout qu'elle vous a donné envie d'aller voir ça de plus près, de vos propres yeux, car mes photos ne rendent pas forcément justice à la beauté des lieux ! 

Pour cette année malheureusement les occasions sont toutes passées, mais n'hésitez pas à l'inscrire dans votre liste des lieux à visiter en 2021 ! ;-)

Localisation :

 

A très vite pour d'autres découvertes dans la région !

Steve VACHET, votre guide de poche !

Chateau de Pupetieres - Château, communs et les petits canards

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