UN DIMANCHE = UNE DECOUVERTE

Pour animer davantage ce blog-découverte, j'ai décidé de publier depuis début 2016, chaque dimanche ou presque (parfois mon planning chargé m'en empêche!), un petit article qui vous présentera un objet, une oeuvre, un lieu, un événement... bref chaque dimanche sa petite découverte !

Elles sont toutes référencées ici, comme ça si vous loupez un dimanche, c'est très simple de retrouver l'article que vous avez manqué !

N°1 : Le piano de Marie Recio
N°2 : La maquette de la Bastille
N°3 : Les coffins
N°4 : Les moutons de The Sheepest
N°5 : Les intérieurs de l'Hôtel de Préfecture de l'Isère
N°6 : L'anneau de vitesse de Grenoble
N°7 : Une bible : le site internet hberlioz.com
N°8 : Le grand mémorial virtuel - Première Guerre Mondiale
N°9 : Le Monument aux morts de La Côte Saint André
N°10 : La Foire des Rameaux de Grenoble

N°11 : La Tour de l'Isle à Grenoble
N°12 : Le Musée d'Art Sacré Contemporain Saint-Hugues-de-Chartreuse
N°13 : 5 Avril 1891 - Fin de carrière pour la dompteuse de lion de la Foire des Rameaux de Grenoble
N°14 : 9 Avril 1860 - Léon Scott de Martinville réalise le tout premier enregistrement sonore
N°15 : La vengeance sanglante d'Hector Berlioz après la trahison de sa 1ère fiancée...
N°16 : Lettre d'un Juif réfugié à Grenoble sous l'occupation italienne
N°17 : Légende de la vieille femme tuant un ours (oeuvre Inuit)
N°18 : La Fresque Végétale Lumière, à Lyon
N°19 : La Marche de Rákóczy ou Marche Hongroise, de Berlioz
N°20 : NUMEMORIS, la banque d'images anciennes du Pays Voironnais

N°21 : Le Musée Miniature et Cinéma, à Lyon
N°22 : Notre Dame de Vouise, à Voiron
N°23 : La Maison des Canuts, à Lyon
N°24 : Le cadran solaire de la Pérollerie, à Rives
N°25 : Berlioz caricaturé, après l'échec de son premier opéra Benvenuto Cellini
N°26 : Le Grand Séchoir - Maison du Pays de la Noix, à Vinay
N°27 : Le Musée Archéologique du Lac de Paladru, à Charavines
N°28 : Le 111 - Art en Vrac, à Le Pin
N°29 : Balade en bords de Fure, à Rives
N°30 : Le film "Grenoble-Alpes", par l'Empreinte photographique

N°31 : Le Château du Passage
N°32 : La Mairie de Tullins
N°33 : La Maquette du Monastère de la Grande Chartreuse
N°34 : Alpes Is(H)ere, la nouvelle marque territoriale du Département de l'Isère
N°35 : Hector Berlioz et sa grande déclaration d'amour à Estelle Fornier
N°36 : Estelle met un "râteau" à Hector Berlioz
N°37 : L'apothicairerie de l'Hôtel Dieu de Bourg en Bresse
N°38 : Le stade olympique, à Grenoble
N°39 : Le viaduc du Pont du Boeuf, à Rives
N°40 : Le 5 Juin 1897 : La Catastrophe de Voiron

N°41 : L'atelier de soierie, à Lyon
N°42 : Les Jardins Secrets à Vaulx, en Haute Savoie
N°43 : Les maquettes du Château de La Tour du Pin
N°44 : Le Temple (dit) de Diane, à Aix-les-Bains
N°45 : AVIPAR, Association de Valorisation et d'Illustration du PAtrimoine Régional
N°46 : Le GREEN CHAUD, incontournable boisson des hivers dauphinois !
N°47 : Les cascades de Seldjalandsfoss et Gljùfrafui, en Islande
N°48 : La côte sauvage de Quiberon, en Bretagne
N°49 : Lugdunum, musée et théâtres romains de Lyon
N°50 : Le char processionnel de La Côte Saint André

N°51 : Sigiriya, ou le Rocher du Lion, au Sri Lanka
N°52 : Le château de Commarqe, en Dordogne
N°53 : Le Casino Grand Cercle, à Aix-les-Bains
N°54 : L'Antésite, à Voiron
N°55 : Le Parc National du Djoudj, 3e réserve ornithologique du monde, au Sénégal 
N°56 : Les catacombes de Paris
N°57 : Les clous des remparts romains de Cularo, à Grenoble

 

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Le Monument aux Morts de La Côte Saint André

En ce 11 novembre, petit billet sur un des nombreux monuments aux morts érigés après la fin de la Première Guerre Mondiale...

Pourquoi un billet sur un monument aux morts ? Parce que celui que je vais vous présenter n'est pas banal, bien au contraire, il est très rare dans son genre, et comme il est en Isère sur des terres où je guide souvent... il fallait que j'en dise un petit mot !


Observez le bien :

Monuments au morts de La Côte Saint André (photo 2012)

Vous ne remarquez rien ?

Aux côtés du traditionnel "poilu" représenté ici prêt à jeter sa grenade, ainsi que du coq gaulois chantant fièrement la victoire de la France au sommet du monument, on retrouve à la base sur le bas relief, oh surprise... une femme ! Voyez, le glamour arrive... enfin, presque !

Il arrive qu'on retrouve une Marianne, ou une allégorie de la Liberté sur ces édifices commémoratifs, mais celui de La Côte Saint André est l'un des très rares en France, si ce n'est l'unique (je ne les ai pas tous recensés encore... !), à mettre en avant et commémorer l'implication des femmes, et plus largement la "Nation de l'intérieur", au cours de la Première Guerre Mondiale.

Bas relief du Monument aux Morts : femme travaillant aux champs (photo 2012)

Ici, la femme est représentée en train de travailler aux champs derrière son araire, car dans les communes rurales comme La Côte Saint André, il fallait bien, malgré la guerre, continuer de labourer, semer, récolter, et comme les hommes étaient au front, embourbés dans les tranchées, il fallait bien les remplacer ! C'est ainsi que les femmes prirent leur place dans les champs, tandis que d'autres notamment dans les villes et les centres industriels, remplaceront les hommes dans les usines pour poursuivre l'effort de guerre (production d'obus...).

Rare témoignage de cet engagement féminin, le Monument aux Morts de La Côte Saint André fut inauguré le 6 Août 1922. Il fut en grande partie financé par souscription publique auprès des habitants (26 000F environ sur les 32 335F du prix final).
Le sculpteur, Alexandre MASPOLI, qui, comme son nom ne l'indique pas, était originaire de Lyon (né en Suisse). Il fut secondé par J.LESAGE.
MASPOLI réalisa le Poilu de La Côte Saint André en reprenant à l'identique celui qu'il avait déjà réalisé pour le Monument aux Morts de la commune des Avenières (Isère) deux ans plus tôt :

                                   

Inscrit au titre des Monuments Historiques le 1er Avril 2003, le Monument aux Morts de La Côte Saint André, bien abîmé par le temps, a eu le droit à une petite cure de jouvence en 2013 : après un hydrogommage de l'ensemble et la restauration des statues (Glénat), puis la reprise de la gravure des lettres (Manchon), le voilà tout beau tout neuf !

                                             

Coût de l'opération : environ 13 000€ ! Eh oui, ça fait mal au porte-monnais, mais la Mémoire n'a évidemment pas de prix !

N'hésitez pas à me suivre en visite guidée pour découvrir les autres richesses de La Côte Saint André, que ce soit le Vieux Bourg, le Musée Hector Berlioz ou encore le Paradis du Chocolat... il y a de quoi passer une belle journée côtoise ! ;-)

A très vite pour d'autres billets-découverte

 

Steve, votre guide de poche.

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Le piano de Marie Recio


Piano de Marie RecioCe dimanche, je vous propose de (re)découvrir un meuble-instrument que je présente régulièrement, comme cet après-midi, lors de mes visites guidées au Musée Hector Berlioz à La Côte Saint André, où il a pris ses quartiers en Juin 2015 : le piano de Marie Recio, seconde épouse du compositeur Hector Berlioz.

Un piano qui fut mis en vente sur le bon coin en Normandie durant l'été 2014 pour la modique somme de 800€... mais ça, c'était avant de retrouver dans les archives, grâce à son numéro de série, le nom de ses premiers propriétaires !

Le Conseil Départemental de l'Isère a alors acquis ce piano pour enrichir les collections du Musée Hector Berlioz.

Une petite vidéo a été créée, pour vous raconter plus en détails l'histoire de ce piano :



Avant de rejoindre la chambre natale d'Hector, ce piano Erard a bénéficié d'une restauration dans les règles de l'art, réalisée par Fritz Janmaat, de la Maison Erard d'Amsterdam.

Musee hector berlioz piano marie recio avant et apres restauration


Celui-ci nous a expliqué son travail dans la vidéo suivante, qui nous présente aussi les spécificités de l'instrument... et nous en fait écouter quelques notes !

Vous pouvez désormais admirer ce piano en visitant (avec ou sans moi... mais avec moi c'est forcément mieux ! ;-) ) le Musée Hector Berlioz, au 69 Rue de la République à La Côte Saint André, 2e étage, première porte à droite... dans la chambre natale !

 

Votre guide de poche, Steve.

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE - Le village berbère troglodyte de Chénini (TUNISIE)


L'automne est là, la pluie, le froid, la nuit qui tombe avant 20h... ce n'est pas bon pour le moral !

Alors pour le billet découverte de ce dimanche, direction le soleil, dans le désert tunisien, oui rien que çà !

Chénini - Vue panoramique depuis les hauteurs

Cette vue exceptionnelle est celle qu'offre le village berbère de Chénini, perché sur son éperon rocheux, à une vingtaine de kilomètres de Tataoïne :

 

C'est il y a 6 ans, presque jour pour jour, que j'ai découvert ce village, lors de mes premiers pas sur le continent africain. En 2013, le tourisme tunisien souffrait des attentats qui eurent lieu quelques temps plus tôt (ainsi que durant notre séjour !) et d'une certaine instabilité après la "Révolution de Jasmin", donc autant vous dire qu'on était quasiment les seuls touristes à oser s'aventurer si loin dans les terres... et c'est bien dommage, car c'est un pays magnifique, et Chénini tout particulièrement.

De loin, il est difficile d'apercevoir ce village troglodytique, puisqu'il se fond parfaitement dans le décor naturel minéral, à l'exception de sa mosquée toute blanche, qui fut d'ailleurs pendant longtemps un point de repère pour les caravaniers qui passaient par là.

Chénini - Mosquée

Chénini

Chénini sur son éperon rocheux

Sur place, c'est un guide du village, Mansour, qui nous a fait découvrir cet habitat particulier, sur lequel il veille lui et quelques habitants, bien conscient de l'importance historique (et touristique) du lieu !

En le suivant sur les hauteurs, on a pu découvrir d'un peu plus près les maisons, leurs terrasses, que l'on traverse pour rejoindre le sommet...

Chénini - Maison sous bonne garde

Chénini - Maison

Chéninie - Traversée de terrasses

... et à l'arrivée, une vue exceptionnelle sur les environs :

Chénini - Vue panoramique 1

Chénini Vue panoramique 2

Chénini Vue panoramique 3

On se sent presque seuls au monde, face à l'immensité de ces paysages ! De l'autre côté, en contrebas, on distingue bien la cuvette rocheuse autour de laquelle le village s'est installé :

Chénini - La cuvette rocheuse autour de laquelle s'est installé le village

Et d'en bas, c'est comme si le village s'effaçait dans la roche... 

Chénini vu d'en bas on distingue à peine les maisons

Il est déjà temps de quitter ce beau village de Chénini, mais, parce qu'au moment où j'écris je trouve qu'il ne fait vraiment pas chaud ce soir, voici une petite touche de chaleur supplémentaire, avec quelques photos du désert, pas très loin de Chénini, sur la route de l'oasis de Ksar Ghilane que je vous présenterai peut être dans un prochain billet.

Un désert dans lequel on a fait un peu de "hors piste" avec notre super chauffeur Ali, pour immortaliser de sublimes paysages... seuls face à l'immensité, dans ce décor sculpté par la nature... :

Désert entre Chénini et Ksar Ghilane 1

Désert entre Chénini et Ksar Ghilane 2

Désert entre Chénini et Ksar ghilane 3

Désert entre Chénini et Ksar Ghilane 4

Voilà, j'espère que vous vous êtes bien réchauffés à la lecture de ce billet-découverte aux couleurs de la Tunisie, un pays que j'ai adoré découvrir et que j'avais d'ailleurs déjà eu l'occasion de vous présenter il y a quelques temps, avec le site original de Chott el Gharsa, le village en carton-pâte de Mos Espa dans Star Wars !

A très vite pour de prochains billets-découverte, ou sur le terrain en visite guidée ! :)


Votre guide de poche, Steve

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Le Château de Commarque (DORDOGNE)


Après le Château de Pupetières, celui de Longpra, celui du Passage, et enfin celui de Montrottier, on poursuit notre série estivale sur les châteaux, mais cette fois-ci on quitte la Région Rhône Alpes, je vous embarque pour une visite virtuelle à l'autre bout de la France, dans une région où j'ai pu jouer le touriste par le passé ! 

Carte Dordogne en France

Direction la Dordogne ! Un territoire aussi appelé Périgord, ancien nom de la province sur laquelle s'est établi le département de la Dordogne au moment de la Révolution Française (avec quelques petites modifications).

C'est en septembre 2016 que j'ai découvert la région, que je ne soupçonnais pas aussi riche en patrimoine ! Outre les nombreuses grottes préhistoriques (Lascaux étant la plus connue, mais il y en a d'autres...), forteresses et villes médiévales parsèment le territoire qui reste essentiellement rural et boisé (45% du territoire est boisé !). D'ailleurs pour la petite anecdote, la population de la Dordogne, 420 000 habitants environ, est au même niveau... qu'au moment de la Révolution Française ! Un endroit tranquille, en somme, parfait pour des vacances au calme !

Et c'est justement au milieu des bois que l'on va se perdre aujourd'hui, pour rejoindre le Château de Commarque, dans le Périgord noir, entre Sarlat et Les Eyziès :

En effet, une fois votre voiture garée sur le parking visiteurs, il vous faudra marcher un peu (moins d'un kilomètre) à travers les bois pour rejoindre le fond de la vallée de la Beune, où vous trouverez alors, perchés sur leur éperon rocheux, les vestiges du Castrum médiéval de Commarque, c'est à dire le Château, bien sûr, mais aussi une chapelle et des maisons nobles, l'ensemble étant protégé par des remparts partiellement conservés.

Chateau de Commarque - Vue générale

C'est probablement au XIIème siècle qu'un premier fortin est construit, par la famille de Commarque, pour défendre des routes alors stratégiques. Puis ce premier donjon en bois, va se developper, pour donner la forteresse en pierre actuelle, grâce à la famille de Beynac qui va s'approprier les lieux, même si les Commarque restent présents sur le site : une co-seigneurerie se met en place.

Les Beynac occupent le donjon principal, tandis que les co-seigneurs se font construire une maison noble juste à côté. Un plan sur le site permet de visualiser l'ensemble des constructions et comprendre les vestiges que l'on visite :

 

Chateau de Commarque - Plan général

Le site fut vraisemblablement abandonné à la fin du XVIème siècle. La végétation environnante a alors repris ses droits, jusque dans les années 1960's, date à laquelle Hubert de Commarque, lointain descendant des premiers propriétaires, rachète le site : seul le donjon et la chapelle sont alors visibles sur la colline ! Sur de vieilles cartes postales, on peut se rendre un peu compte de la végétation qui grimpe jusque sur les murs du donjon !

Chateau de Commarque - Carte postale avant restauration

Pour sauver le site, il faut le dégager de cette végétation envahissante, un nettoyage qui va révéler peu à peu les vestiges, qui sont ensuite progressivement restaurés, puis ouverts au public : c'est la raison de notre visite aujourd'hui ! Mais j'espère que vous êtes bien chaussés, car comme pour Sigiriya, ça grimpe ! (Bon, beaucoup moins quand même !).

L'entrée du castrum passe sous la chapelle, mais nous ne la visitons pas tout de suite, on continue tout droit pour l'instant, pour rejoindre les habitats troglodytes du Cluzeau, installés au pied du château :

Chateau de Commarque - Entrée du castrum sous la chapelle

Château de Commarque - Habitat troglodyte du Cluzeau (1 sur 3)

Chateau de Commarque - Habitat troglodyte du Cluzeau (2 sur 3)

Chateau de Commarque - Habitat troglodyte du Cluzeau (3 sur 3)

Il faut ensuite revenir sur nos pas, et remonter les marches creusées dans le roc, pour rejoindre la chapelle sous laquelle nous sommes passés en entrant dans le castrum. Ses vestiges sont divisés en deux parties, le mur de façade sur la droite, en hauteur, et, sur la gauche, une partie seulement de la chapelle : entre les deux, plus rien !

Un dessin permet néanmoins de visualiser comment devait se présenter la chapelle autrefois. Tout au long du parcours d'ailleurs, ces petits panneaux dessinés permettent de visualiser les bâtiments correspondant aux vestiges que l'on visite, très pratique pour bien comprendre l'organisation du site en quelques coups d'oeil !

Chateau de Commarque - Chapelle Chateau de Commarque - Chapelle mur façade intérieur

 

Chateau de commarque chapelle dessin complet

Chateau de Commarque - Chapelle vue du sud

 

En poursuivant, on trouve sur la gauche les vestiges de la Maison aux contreforts. Sur la droite, la Maison au Four, on pourra admirer la toiture de celui ci en empruntant la petite ruelle qui grimpe et nous conduit jusqu'au mur de la chapelle, et nous offre un premier panorama sur le Château voisin, celui de Laussel : 

Chateau de Commarque - Maison aux contreforts

Chateau de Commarque - Ruelle Chateau de Commarque - Toit du four

Chateau de Commarque - Mur de la chapelle et vue sur Château de Laussel

 

Sur la gauche, ce sont les vestiges de la Maison noble de Commarque, puis, en face, le Château !

Chateau de Commarque - Maison noble de Commarque

Chateau de Commarque - Intérieur maison noble de Commarque (1 sur 2) Chateau de Commarque - Intérieur maison noble de Commarque (2 sur 2)

Chateau de Commarque - Donjon vue générale

En partie basse du château, la tour octogonale qui dessert les corps de logis, ainsi que les vestiges de la Grande Salle, dont les baies conservées offrent toujours une vue sur le Château de Laussel en face. Il est ensuite possible de visiter les salles du donjon, avec d'imposantes cheminées, de belles voutes aux culs de lampe bien conservés... 

Chateau de Commarque - Tour octogonale desservant les logis Chateau de Commarque - Vestige Grande Salle

 

Chateau de Commarque - Vue sur le Château de Laussel, de la Grande Salle Chateau de Commarque - Grande Salle Reconstitution

Chateau de Commarque Interieur cheminée

Chateau de Commarque - Interieur mobilier

Chateau de Commarque Voute Chateau de Commarque - Cul de lampe sculpté

Chateau de Commarque - Colonnettes du XIIème siecle

 

Une dernière ascension, et nous voici au sommet du donjon, avec une vue panoramique sur les environs !

Chateau de Commarque - Vue du haut du donjon chapelle four maison contreforts Chateau de Commarque Vue du haut du donjon four maison contreforts maison des escarts maison noble de commarque

Chateau de Commarque Au sommet du donjon vue sur le Château de Laussel Chateau de Commarque au sommet du donjon vue sur la chapelle

Chateau de Commarque vue sur le Château de Laussel

On n'y a pas accès, pour des raisons de conservation, mais il faut savoir que SOUS le château, se trouve un abri rocheux préhistorique, sur les parois duquel ont été retrouvées de nombreuses représentations humaines et animales, la plus emblématique étant Le Cheval de Commarque :

Chateau de commarque - Le cheval retrouve dans la grotte sous le chateau

Je m'excuse pour la qualité de l'image mais c'est la photo d'une des photos présentées dans une salle du donjon évoquant les représentations préhistoriques... à savoir qu'un nouvel espace muséographique dédié à ces représentations devait voir le jour pour mieux mettre en valeur ce patrimoine préhistorique, cela a dû être fait depuis mon passage en 2016 !

Autre point important à ne pas manquer lors de votre visite, les habitats troglodytes en face du château (on les aperçoit dès qu'on arrive sur le site). Le niveau du sol est bien plus élevé aujourd'hui, c'est donc le premier étage des habitats que l'on peut apercevoir.

Chateau de Commarque - Habitats troglodytes face au chateau

 

J'espère que cette belle balade virtuelle très complète vous aura donné envie d'organiser une "vraie" visite de ce château, pour cela je vous glisse ici quelques infos pratiques qui pourraient vous être utiles : 
 

LES INFOS PRATIQUES :

OUVERT TOUS LES JOURS DU 1ER AVRIL AU 3 NOVEMBRE 2019

     - Avril, Mai, Juin, Septembre : 11h-19h
     - Juillet /Août : 10h-20h
     - 01 octobre au 19 octobre : 14h-18h
     - 20 octobre au 3 novembre : 11h – 18h

Dernière admission 1h avant la fermeture

LES VISITES GUIDEES, 1h30 environ (SANS SUPPLEMENT) : 

  • 2 Visites guidées par jour pendant les vacances scolaires de Pâques, de Toussaint et week-ends fériés : 14h30 et 16h30
  • 4 Visites guidées par jour pendant les vacances scolaires d’été juillet/aout :
    • 11:00
    • 14:00
    • 15:30
    • 17:00

S'il n'y a pas de visites guidées lors de votre venue (il n'y en avait pas lors de mon passage en septembre), pas de panique, un petit livret vous est prêté pour vous guider sur le site, en complément des panneaux jalonnant le parcours. Vous pouvez ainsi découvrir les vestiges à votre rythme.


TARIFS :  

  • Adultes : 8.80 €
  • Etudiants : 6.50 €
  • Jeunes (13 – 17 ans) : 5 €
  • Enfants (6 -12 ans) : 4 €
  • Gratuit pour les moins de 6 an

LOCALISATION : 

 

Pour terminer en beauté ce billet, je vous propose de prendre un peu de hauteur, avec cette vidéo prise des airs pour une vue globale du site !

 

S'il vous a plu, n'hésitez pas à partager autour de vous ce billet, qui sait, il donnera peut être envie à d'autres d'aller découvrir ce site merveilleux !
Pour ma part, il ne me reste plus qu'à vous donner rendez-vous dimanche prochain, pour un nouveau-billet découverte ! Qui sait où il nous menera... ?!

 

Votre guide de poche, Steve.

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Le Château de Longpra, à Saint-Geoire en Valdaine (ISERE)


Notre région comporte de beaux châteaux, et j'ai déjà eu l'occasion de vous en présenter quelques-uns sur ce blog, notamment le Château du Passage et le Château de Pupetières, qui sont tout près de chez moi en Isère, ou encore le Château de Montrottier, un peu plus loin en Haute-Savoie, non loin d'Annecy et des Jardins Secrets.

Pour le billet-découverte de ce dimanche, nous restons en Isère, et plus particulièrement en Pays d'Art et d'Histoire du Pays Voironnais où je guide beaucoup, avec le Château de Longpra que j'aimerais vous faire (re)découvrir.

Chateau de Longpra

Il se trouve dans le Val d'Ainan, à Saint-Geoire en Valdaine plus précisément, un peu à l'écart du village :

UN PEU D'HISTOIRE...

A l'origine à cet emplacement, se trouvait une maison forte, signalée dès le XIVème siècle : elle faisait alors partie de la seigneurerie de Montferrat. Elle est acquise en 1536 par un notaire royal alors installé à Saint-Geoire en Valdaine, un certain Charles Pascal : la demeure venait de trouver une famille qui ne quittera plus les lieux, jusqu'à nos jours ! 

Il faut néanmoins attendre le XVIIIème siècle pour que la vieille maison forte devienne la belle demeure actuelle : on la doit à Pierre Antoine Pascalis, conseiller et futur président du Parlement de Grenoble. La famille grimpe les échelons, elle se doit donc d'avoir un beau château ! 

Les anciennes douves sont néanmoins conservées, et remises en eau, offrant ainsi, avec le parc et les terrasses aménagées à la même époque, un environnement exceptionnel :

Chateau de Longpra - Vue aérienne

Au XIXème siècle, le dernier des Pascalis de Longpra n'a pas de descendance, il lègue donc son domaine à sa nièce et filleule Eugénie Chosson du Colombier, vers 1844. Elle avait épousé une décennie plus tôt le baron Anselme Pasquier de Franclieu, et c'est toujours aujourd'hui la famille de Franclieu qui possède les lieux, ouverts à la visite depuis 1984 !
 

PETITE VISITE VIRTUELLE...

Comme pour le Château de Pupetières dimanche dernier, je vous propose aujourd'hui une petite visite virtuelle des intérieurs du Château de Longpra, grâce à quelques photos prises lors de ma visite l'année dernière... 

Chateau de Longpra - Grand escalier central

Château de Longpra - Grand salon d'été

Chateau de Longpra - Salle a manger

Chateau de Longpra - Chambre

Je m'arrête là pour ne pas trop en dévoiler, je ne vous ai montré que les pièces "principales", mais la visite guidée des lieux vous en montrera évidemment beaucoup plus, et, surtout, vous permettra d'en connaître bien plus précisément l'histoire !

Ne manquez pas également, dans les communs du château, le petit Musée de l'outil à bois, qui présente une belle collection d'outils de menuiseries et d'ébenisteries des XVIIIème et XIXème siècles. Ils furent pour certains utilisés par la célèbre famille Hache, qui réalisa notamment les parquets et une partie du mobilier du château.

Chateau de Longpra - Musée de l'outil à bois

Sachez enfin qu'il est possible de privatiser le Château de Longpra, qui peut ainsi accueillir vos événements : mariages, séminaires d'entreprise... il suffit de contacter les propriétaires pour connaître les différentes formules qu'ils peuvent vous proposer.


INFOS PRATIQUES POUR ORGANISER VOTRE VISITE :


Jours et horaires d'ouverture : 

Les samedis et dimanches, de 14h à 18h, jusqu'au 30 septembre 2019 (Visites guidées à 14h30, 16h et 17h30)
Tous les jours de 14h à 18h du 5 au 23 Août 2019 (Visites guidées à 14h30, 16h et 17h30)
De 11h à 19h pour les Journées Européennes du Patrimoine les 21 et 22 Septembre 2019.


Tarifs : 

Adultes : 8 euros


Visite guidée du château, promenade libre dans le parc, musée de l'outil à bois, projection d'un film documentaire

Parc et extérieurs : 5 euros


Promenade libre dans le parc, musée de l'outil à bois, projection d'un film documentaire

Jeunes de 7 à 18 ans, étudiants et demandeurs d'emploi (sur présentation d'un justificatif) : 5 euros


Visite guidée du château, promenade libre dans le parc, musée de l'outil à bois, projection d'un film documentaire

Enfants de moins de 7 ans : gratuit
Visite guidée du château, promenade libre dans le parc, musée de l'outil à bois, projection d'un film documentaire

 

A très vite pour d'autres découvertes !
 

Steve Vachet, votre guide de poche !

 

Chateau de Longpra - Portail, et sculpture de Mireille Belle (expo 2018)

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