Patrimoine - L'art sous toutes ses formes (objets/oeuvres...)

Vous retrouvez-ici tous mes articles qui vous présentent une oeuvre, ou vous parle de l'art, quel qu'il soit : peinture, musique, photographie, mobilier... tout sera ici ! 

1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Le char processionnel de La Côte Saint-André


Alors que le déconfinement est prévu pour demain, pour votre guide de poche, le retour sur le terrain n'est pas pour tout de suite, entre l'annulation de tous les groupes, l'annulation des prestations commandées par les musées départementaux, ou encore le report d'autres prestations commandées par les collectivités locales...

En attendant d'y voir plus clair, je poursuis mes petits billets-découverte, pour garder un lien avec vous... ainsi qu'avec l'Histoire et le Patrimoine !

Aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un "objet" que j'évoque durant mes visites guidées de La Côte Saint André : le char processionnel.

 

Char processionnel de La Côte Saint André

C'est en 1888 que ces vestiges furent retrouvés dans la plaine de la Bièvre, sur le territoire communal de La Côte Saint André où je guide régulièrement.
L'archéologue Déchelette, dans son Manuel d'Archéologie publié en 1924, décrit la découverte dont il a recueilli les témoignages : 


"En 1888, des ouvriers travaillant à extraire les pierres amoncelées composant une sorte de tumulus situé au mas de Garchat, dans la plaine de Bièvre, à 4.500 mètres au Sud du bourg de La CôteSaint-André, rencontrèrent quatre roues en bronze fondu et des débris de tôle de même métal. Les roues reposaient sur le sol, trois en arrière sur une même ligne droite de 1 m. 50 de longueur et la quatrième en avant, à environ 2 mètres des premières... Aucun reste du timon n'a été recueilli... Avant de rencontrer les roues, les ouvriers avaient mis au jour (des débris que l'on prit) pour la caisse du char, mais... (qui)... sans aucun doute... constituent la plus grande partie d'une situle tronconique dont la hauteur ne devait pas être inférieure à un mètre et qui rappelle entièrement par sa forme et sa technique certains vases de la fin de l'âge du Bronze et du commencement du premier âge du Fer découverts dans divers pays d'Europe."

Le lieu de la découverte évoqué, le mas de Garchat, correspond aujourd'hui, à la Zac du Rival, où une rue rappelle d'ailleurs la trouvaille archéologique.

D'ailleurs plus récemment d'autres vestiges plus récents ont pu être retrouvés sur cette zone, des traces d'occupation du début du Moyen Âge... mais revenons à notre char processionnel, qui est LA trouvaille exceptionnelle du site.

C'est le poids des 4 roues retrouvées (entre 10 et 15 kg chacune !), mais aussi leur décor particulier, qui laissent à penser, depuis leur découverte, qu'il ne pouvait s'agir d'un simple char de transport, ou même d'un char de combat, mais bel et bien d'un char processionnel. Si elles étaient plutôt bien conservées, il a fallu, à partir des débris qui les accompagnaient, reconstituer le seau, et un bassin.

 

La Côte Saint André - Débris du sceau du char processionnel avant restauration

La Côte Saint André - Débris du bassin accompagnant le char processionnel

La Côte Saint André - Fond du sceau du char processionnel

Le fond du seau (et le bas de la paroi) et le seau lui même ont d'ailleurs été reconstitués séparemment, permettant de voir plus précisément les détails des 17 cornières de renforcement du fond du sceau.

Comme vous l'avez lu plus haut, lors de la découverte des vestiges, 3 roues ont été retrouvées alignées sur 1,5m, et la 4e plus isolée deux mètres devant... on peut donc aisément penser que le char se présentait peut être ainsi : 

La Côte Saint André - Reconstitution du char selon l'emplacement des trouvailles

2x2 roues, 3+1 roues... difficile à dire, je n'y étais pas, nous n'étions pas là il y a environ 2700 ans, lorsque ce char processionnel était utilisé ! 

Ce qu'il faut par contre retenir, c'est que l'on a là un ensemble exceptionnel, car jamais ailleurs en Europe, n'ont été retrouvés ensembles roues ET seau : à Stade (près de Hambourg), ont été retrouvées des roues, et en Toscane, le seau de Vetulonia... mais c'est chez nous, à La Côte Saint-André, que les deux réunis ont été retrouvés ! Petite fierté locale... même s'il faut aujourd'hui se rendre à Lyon pour admirer cette pièce archéologique exeptionnelle, parmi toutes celles qui composent aujourd'hui les collections du Musée gallo-romain.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les analyses archéologiques plus poussées publiées par Gabriel Chapotat, archéologue de renom dans la région. Les photos des débris en sont d'ailleurs tirées, mais d'autres y sont présentées.

En espérant que ce billet vous aura plu, je vous dis à la semaine prochaine, pour un billet-découverte qui nous emmenera à nouveau à l'autre bout du monde ! Un petit indice, ce sera de nouveau sur une île, mais bien plus chaude que l'Islande... je n'en dis pas plus ! ;-)

Votre guide de poche, Steve

 

 

Char processionnel de La Côte Saint André

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Le Jardin Rosa Mir (LYON)


Jardin Rosa Mir

Avec l'arrivée du printemps, les jardins se réveillent... y compris en ville !
Celui que je vous propose de (re)découvrir ce soir se trouve à Lyon, c'est un lieu insolite de la Croix Rousse, qui aurait dû réouvrir ses portes en ce mois d'avril, mais le Covid-19 étant passé par là, il faudra patienter un peu... alors en attendant, suivez moi pour une visite virtuelle !

Jardin Rosa Mir

Jardin Rosa Mir Jardin Rosa MirJardin Rosa Mir

Ce jardin surprenant a été créé par Jules Senis (1913-1983), réfugié de la guerre d'Espagne, et artisan maçon-carreleur. Durant les 20 dernières années de sa vie, il a voulu créer un jardin "extraordinaire", dédié à sa mère Rosa Mir Mercader, ainsi qu'à la Vierge Marie.

Jardin Rosa Mir - La chapelle dédiée à la Vierge Marie

Jardin Rosa Mir - L'autel de la Vierge Marie

Jardin Rosa Mir - Chapelle Vierge Marie Jardin Rosa Mir - Une des allées partant de la chapelle

 

Jardin Rosa Mir - Drôle d'architecture

Cailloux, coquillages et végétation se mêlent pour crééer structures et motifs originaux, vous transportant dans l'univers de l'artiste et, l'espace d'un instant, on oublie totalement qu'on est en plein Lyon !

Jardin Rosa Mir - Cailloux et coquillages

Jardin Rosa Mir - Des motifs originaux

Jardin Rosa Mir - De drôles de structures Jardin Rosa Mir - Empilement de cailloux

Jardin Rosa Mir - Corniche de coquillages

En ressortant, n'oubliez pas de prendre le petit escalier, il mène à une petite plateforme qui permet de voir de haut ce jardin insolite, on voit bien ainsi qu'il n'occupe que le petit espace d'une simple cour intérieure de la Croix Rousse ! Et pourtant, ces quelques mètres carrés concentrent vingt ans de création et de travail !

Jardin Rosa Mir - Vue d'en haut

Jardin Rosa Mir - Vue d'en haut

Jardin Rosa Mir - Vue d'en haut

La taille du jardin conditionne les visites à un maximum de 15 personnes simultanément, ce qui évidemment engendre un peu d'attente... mais cela vaut le coup ! Je n'avais pu faire qu'une visite très rapide en 2018, mais nul doute que j'y reviendrai pour une observation plus approfondie de tous ces décors, qui ont su séduire mes clients tout autant que moi ! 

INFORMATIONS PRATIQUES : 

L'entrée est gratuite, et le jardin est ouvert d'avril à octobre, tous les samedis de 14h à 17h30 ! Evidemment cette année il faudra patienter un peu pour la réouverture...


La ville propose aussi une visite virtuelle en attendant : CLIQUEZ ICI !

C'est
l'Association des amis du Jardin de Rosa Mir, créée du vivant de Jules Senis, qui veille à la sauvegarde de ce lieu magique, situé au 87 Grande Rue de la Croix Rousse :

 

Ayant adoré ce lieu, je me suis dit qu'il ferait un beau billet-découverte... j'espère donc que cette visite virtuelle originale vous aura plu ! 

A très vite pour d'autres découvertes !


Votre guide de poche, Steve.

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Le site internet hberlioz.com

 

Le billet découverte de ce dimanche sera rapide, un petit clin d'oeil à Hector Berlioz, disparu il y a 151 ans, jour pour jour , le 8 Mars 1859 !

Du coup je me suis dit que c'était l'occasion de partager avec vous un site à ne pas manquer lorsqu'on s'intéresse à ce grand compositeur : hberlioz.com

 

Site hberlioz


Créé et tenu depuis 1997 par un duo de passionnés, Michel Austin et Monir Tayeb, par ailleurs mécènes du Musée Hector Berlioz, ce site est une véritable Bible ! 
Vous y trouverez une multitude de renseignements sur la vie de l'artiste, sur ses oeuvres, ses écrits, sa famille, ses amis, ses contemporains... 
Plus qu'un site internet patrimonial, c'est un véritable recueil vivant de tout ce qui attrait à l'artiste, mis à jour très régulièrement, chaque semaine, au fil des découvertes, des transcriptions de lettres ou autres écrits effectués par les créateurs du site.


Un portail incontournable sur lequel je me rends évidemment très souvent pour enrichir mes visites et conférences, et je remercie encore ici Michel et Monir de me permettre d'utiliser régulièrement quelques-unes de leurs illustrations. Le petit plus ? Le site est bilingue, assurant ainsi le rayonnement de l'oeuvre d'Hector Berlioz au delà des frontières françaises... comme autrefois !

Bonne visite sur le site et, à dimanche prochain pour un nouveau billet-découverte, et RDV le Dimanche 5 Avril 2020, à 15h30, pour la prochaine visite guidée gratuite du Musée Hector Berlioz ! ;-)


Votre guide de poche, Steve

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Les moutons de The Sheepest à Grenoble (et ailleurs...!)


Quiconque a visité Grenoble les a déjà croisé, seul, isolé sur un mur ou une cheminée, ou en troupeau sur une fenêtre aveugle... à Grenoble, mais aussi à Lyon, Paris, en fait ils sont partout ! Mais qui sont ces moutons qui envahissent la région et le monde depuis 2007 ?!


Un mouton au coin d'une rue à Grenoble

Ce sont les oeuvres d'un artiste isérois d'une trentaine d'années originaire d'Echirolles, qui se fait appeler The Sheepest.

LA DEMARCHE :

"The Sheepest, c'est le mouton dénonciateur, observateur, une affiche, un clin d'oeil... Levez les yeux, et suivez le! " nous dit l'artiste sur son site internet.

Tout est parti d'un jeu de mot avec "sheep = le mouton", et "cheap = pas cher".
Le mouton devient ainsi une espèce de représentation, une allégorie de la société de consommation dans laquelle nous vivons, et du comportement des individus qui la composent... nous ! (Vous savez, ces millions de personnes qui se jettent sur le dernier iPhone chaque année... juste pour faire comme tout le monde et "avoir le dernier iPhone", whouhou!)


On comprend ainsi le slogan de l'artiste : "Je suis CEUX que je suis".
Et quoi de mieux que le mouton, seul ou en troupeau, pour dénoncer ces attitudes ?

Ainsi l'artiste nous interpelle dans la rue (parfois, plus rarement, dans la campagne), en "collant" ses moutons un peu partout. Partout, mais pas n'importe où : l'emplacement n'est jamais choisi au hasard, l'animal est toujours en lien avec l'architecture sur laquelle il repose et dans laquelle il s'intègre, créant des clins d'oeil sympa et originaux qui "font lever la tête à ceux qui suivent les pas de la foule".

Moutons The Sheepest Quai Perriere Grenoble

Mais ne souhaitant pas s'imposer au public, la majorité des créations de The Sheepest sont en papiers (sauf mon exemple ci-dessus évidemment!), de simples collages en papiers qui peuvent donc être supprimés par qui ne les aime pas... ou le temps fera sinon son oeuvre, tout simplement.

LE SAVIEZ VOUS ?

Pour ses moutons, The Sheepest s'est inspiré des moutons d'une vieille publicité pour une marque de chaussures/skates, Sheep Shoes, qui arboraient dans les magazines en 1996... des moutons !

Pub Sheep Shoes ayant inspiré The Sheepest

Si vous connaissez sans doute quelques uns des moutons de The Sheepest, sachez néanmoins qu'il y en a à ce jour plus d'une centaine qui habitent les rues, les murs et les toits de Grenoble, et plusieurs centaines d'autres sont partis à la conquête du globe... alors si comme des milliers de "fans" vous souhaitez tous les capturer, rendez vous sur instagram sous les hashtags #thesheepest ou #jesuisceuxquejesuis pour partager vos découvertes et dénicher ceux qui vous manquent...moi j'ai commencé ma collection !



PETIT CADEAU BONUS :

The Sheepest en pleine action avec l'installation d'un mouton... sur une cheminée ! Attention au vertige !


          
 


Pour en savoir plus à son sujet, 2 rares interviews qu'il a pu accorder il y a quelques temps déjà :
pour les étudiants sciences po de Grenoble en 2014, et pour le Glazed Magazine en 2011.

Ainsi qu'une autre ici : 

 




Voilà, désormais vous savez tout sur ce petit mouton croisé ici et là dans les rues grenobloises... à vous de jouer pour le retrouver, à Grenoble et ailleurs ! ;-)

Et si le sujet vous intéresse, vous pouvez aussi me suivre lors de mes visites guidées pour découvrir toute la richesse du street-art grenoblois... et bientôt voironnais ! Un peu de patience avant le dévoilement de ma programmation 2020 ! ;-) 

 

                                                                                                    Votre guide de poche, Steve.

 

PS : D'autres animaux peuplent les rues de Grenoble, sans qu'on y prête attention et pourtant ils sont bien là, partout autour de nous... venez les découvrir avec moi lors d'un Safari original à travers la capitale des Alpes !

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Chott el Gharsa, le village en carton-pâte de Mos Espa dans Star Wars ! (TUNISIE)

En ce Dimanche 2 Février, c'est reparti pour une année de billets-découverte dominicaux !
Et chaque 1er dimanche du mois, toujours, un billet pour vous emmener... dans une contrée étrangère ! :) 

Ce soir, un billet-découverte original, inspiré de ma sortie ciné d'hier soir, Star Wars...
Direction le continent africain, pour nous replonger dans cette grande saga, dont les décors sont devenus un site touristique au coeur du désert tunisien... et une sorte de "patrimoine cinématographique" !

Tunisie - Entrée de Mos Espa


Star Wars, inutile que je développe, tout le monde connait !
La saga créée par Georges Lucas à la fin des années 1970's, puis la Prélogie réalisée entre 1999 et 2005, sont un des plus grands succès cinématographiques au monde, à tel point que les studios holywoodiens, en panne d'inspiration ces dernières années, ont sorti R2D2 de sa retraite pour une nouvelle trilogie de films, sans compter les spin-offs... mais ce n'est pas le sujet de ce billet !

Tunisie - Mos Espa


Ce qui nous intéresse, ce sont les films originaux... et leurs lieux de tournage !
Dark Wador est le grand méchant de l'histoire dans les premiers épisodes (IV, V, et VI). La Prélogie (épisodes I, II, et III) revient elle sur les origines de ce Dark Wador, où comment le jeune Anakin Skywalker est passé du côté obscur de la Force (oups, désolé pour le spoiler !).

C'est notamment dans l'épisode I (La menace fantôme) que l'on découvre le jeune Anakin, sur la planète Tatouine (ou Tatooïne) : le nom de celle-ci est inspiré de la véritable ville de Tataouine, en Tunisie, pays où Georges Lucas trouva plusieurs lieux de tournage pour sa saga. Il faut dire que le désert tunisien était un décor naturel parfait pour représenter la désertique Tatooïne... le rocher du chameau (Ong Jamal) fut notamment le théâtre de la course de modules !

Tunisie - Le rocher du chameau (Ong Jamal), pas très loin de Mos Espa


Mais Georges Lucas dût également parfois construire de toutes pièces certains décors, ainsi le village de Mos Espa, sur TatooÏne, où vit le jeune Anakin, fut bâti en carton-pâte au coeur du désert de Chott el Gharsa, près de Tozeur.

Tunisie - Mos Espa

Tunisie - Mos Espa


Après la fin des tournages, les autorités tunisiennes auraient demandé à ce que les décors restent en place, permettant ainsi le développement d'une destination touristique quelque peu insolite.
Ainsi dans la plupart des circuits permettant de découvrir le sud de la Tunisie, une excursion en 4x4 est proposée pour aller découvrir ce site au coeur du désert.


Tunisie - Mos Espa


On se sent tout de suite plongé dans l'ambiance du film, comment oublier Jar Jar Binks laissant trainer sa longue langue sur les étals du marché... c'est ici que ça se tournait ! C'est très intéressant de voir l'envers du décor en entrant dans ces "fausses" maisons :

Tunisie - Mos Espa - L' envers du décor

Tunisie - Mos Espa - L'envers du décor

En prenant un peu de hauteur, on se rend vite compte que la plupart des maisons n'ont jamais eu de toit, ce qu'on ne devine évidemment pas dans le film :

Tunisie - Mos Espa, des maisons sans toit

Tunisie - Mos Espa, des maisons sans toit

La détérioration des décors, depuis la fin des tournages, laisse apparaitre structure et matériaux :

Tunisie - Mos Espa se détériore
 

Il faut dire que la situation géographique du site le menace, puisque comme on peut le voir sur certaines de mes photos (datant du 29 octobre 2013), une dune de sable grignote peu à peu le village, certaines maisons étant même déjà englouties par la dune :

Tunisie - Mos Espa menacée par une dune de sable en 2013

Tunisie - Mos Espa engloutie peu à peu par une dune de sable 2013

Quelques temps après mon retour en France, j'avais été ravi d'apprendre qu'un appel au don avait été lancé pour sauver le site, en déplacant la dune et en lançant des restaurations. Malheureusement, d'après les commentaires trouvés sur le net depuis, si la dune aurait bien été repoussée, la restauration des décors elle, ne semble pas avoir été réalisée. Ce "patrimoine cinématographique" continue donc de se dégrader lentement... 

Et pour cause, le site serait de moins en moins fréquenté par les touristes, comme l'ensemble du sud de la Tunisie et plus généralement l'ensemble du pays, qu'ils boudent depuis les premiers attentats déjoués du 30 octobre 2013 (quand nous y étions), et surtout ceux qui suivirent, meurtriers, en 2015.

Et c'est bien dommage !
Car malgré cette situation "instable" au moment de notre séjour, et même si l'on dût passer quelques check-points bien gardés à l'approche de la frontière algérienne notamment, à aucun moment on ne s'est senti en danger, devant l'accueil chaleureux des Tunisiens, qui étaient tout aussi désemparés devant ces actes de barbarie que nous pouvons l'être lorsque cela se déroule chez nous !
Il serait donc bien dommage de s'en tenir à la triste image souvent relayée par les médias, et de passer à côté des richesses patrimoniales et paysagères de ce pays. Si le site de Mos Espa que je viens de vous présenter ravira surtout les fans de Star Wars, bien d'autres sites, qu'ils soient naturels ou historiques, vous émerveilleront si vous donnez sa chance à ce pays qui n'attend qu'une chose : que les touristes reviennent nombreux profiter de ses charmes, faire tourner son économie... et donc, lui permettre d'entretenir et restaurer son patrimoine !

Tunisie - Mos Espa n'est qu'une des nombreuses richesses que peut offrir la Tunisie


J'aurai l'occasion de vous présenter d'autres sites tunisiens (plus "authentiques") dans de prochains billets, d'ici là, n'abusez pas trop des crêpes de la Chandeleur ! ;-)

Steve, votre guide de poche !


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