Patrimoine - Monuments/Lieux

Petit best-of de mes articles où je vous présente un lieu, un monument... une visite virtuelle pour vous donner envie de les découvrir "en vrai", avec ou sans moi ! :)

1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Notre Dame de Vouise, à Voiron



Pour ce billet-découverte, je souhaiterai vous parler de la statue de la Vierge qui a été érigée au sommet de la colline de la Vouise, qui domine Voiron de ses 735m d'altitude environ. Une statue qui veille sur la ville depuis plus de 150 ans... et qui, maintenant que nous sommes "déconfinés", est de nouveau accessible à tous les habitants et visiteurs du département et des environs, pour une bon bol d'air et un beau panorama !

Voiron notre dame de vouise vue sur la ville ndvouise fr

C'est à un Voironnais que l'on doit l'idée, en 1866, d'ériger cette statue : Eugène Poncet, le "Père des Pauvres", qui habitait à l'entrée du quartier Sermorens. Cette idée fut bien accueillie par la municipalité d'alors, dirigée par M.Faige Blanc qui, par contre, n'avait pas vraiment les moyens pour financer celle-ci puisqu'on venait d'engager un autre chantier religieux autrement plus important : la construction de l'Eglise Saint Bruno !

 

Voiron - Notre Dame de Vouise - Carte postale couleur


On décida alors d'organiser une loterie, pour récolter des fonds (comme quoi notre ami Stéphane Bern n'a rien inventé avec sa loterie du patrimoine, je suis sûr qu'il s'est inspiré des Voironnais... ! :P). Afin que tout le monde puisse participer, on édita 20 000 billets, vendus cinquante centimes pièces. Vous pouviez voir l'un d'entre eux dans l'exposition "Patrimoine en Isère. Le Pays Voironnais", qui était présentée tout l'été 2018 aux Caves de la Chartreuse. Pour ceux qui n'ont pas eu l'occasion de visiter l'exposition, en voici un autre exemple :


Voiron - Ticket de loterie Notre Dame de Vouise

Pour la statue, on choisit de réaliser une réplique, en taille réduite (7m), de la Vierge que l'on venait d'inaugurer au Puy en Velay (16m)

                         
                     
Crédit photo : Denis ! ;-)


Si celle du Puy fut réalisée avec la fonte des canons russes pris lors de la bataille de Sébastopol, celle de Voiron fut réalisée en cuivre repoussé, par Charles Hérold, artiste originaire de Saint-Laurent du Pont, sur les plans du statuaire Jean Bonnassieux. La vierge, couronnée d'étoiles, se tient debout sur un demi-globe terrestre où elle écrase un serpent, et tient sur son bras droit l'Enfant Jésus qui bénit la ville.

Le montage et l'inauguration de la statue :

Après avoir été exposée pendant plusieurs jours sur la Place de Voiron, c'est en juillet 1868 que l'on monte la Vierge sur son socle au sommet de la colline. Dans son ouvrage "Le Dauphiné, Légendaire et Mystérieux", Gilbert Coffano nous raconte la procession qui eut lieu ce jour là. L'auteur ne cite pas ses sources mais je vous retranscrit son récit, racontant la ferveur des Voironnais ce jour là :

"La montée de la Vierge de Notre Dame de Vouise se déroula en Juillet 1868. Une immense procession se constitua, suscitant une ferveur toute particulière, et une foule importante venue de toute la région assista à l'événement. Chaque élément de la statue ainsi que son socle furent chargés sur des chars décorés. La plupart des jeunes de Voiron, arborant des brassards aux couleurs de Marie (bleu et blanc), portèrent sur le dos les pièces les moins lourdes. On utilisa également quinze brancards entièrement décorés de fleurs et de couronnes afin de transporter le reste du matériel nécéssaire à l'édification de la statue de la "Reine du ciel", comme l'on disait en ce temps-là. Une phrase de béatitude fut gravée sur le socle : Posuerunt me custodem", "Ils m'ont établi leur gardienne".
Après plusieurs heures de préparatifs sur la grande place du Mail, le long cortège se mit en marche. Comme il se doit en pareille circonstance, le clergé ouvrait le chemin. Juste derrière se pressaient les autorités civiles et militaires, et, quelques mètres plus loin, la fanfare du pays rendait hommage à sa manière à Notre Dame de Vouise. La foule, qui accomplit ce pèlerinage avec beaucoup d'enthousiasme, fermait la procession en chantant : "Vive à jamais Notre Dame de Vouise, ô joie universelle". Il se dit que cette mémorable montée de la Vierge de Voiron dura plus de trois heures !
L'inauguration officielle et la bénédiction de la statue se déroulèrent le 4 octobre 1868 en présence de l'évêque de Grenoble, Mgr Ginoulhiac. Un banquet s'ensuivit à l'hôtel de ville de Voiron, auquel prirent part deux cents invités aux côtés du maire, de l'évêque, du préfet et de plusieurs généraux".


La légende entourant la Vierge de la Vouise :

Plusieurs visiteurs au cours de mes visites de Voiron m'ont fait part d'une anecdote, comme quoi Charles Herold, l'artiste qui réalisa cette statue, se serait suicidé en réalisant qu'il s'était trompé de côté pour représenter le Christ !

Il est vrai que traditionnellement, la Vierge porte le Christ de son bras gauche (côté coeur), ce qui n'est pas le cas ici.
Pour autant, il suffit de creuser un peu pour constater que Charles Hérold a vécu bien des décennies après la réalisation de la statue... fin de la légende ! 

Mais cette légende voironnaise n'est pas anodine, elle semble calquée sur la même légende que l'on retrouve pour Jean Bonnassieux, qui conçut le modèle de la Vierge de Notre Dame de Puy... mais pour lui aussi, le suicide relève du mythe !
En effet, le Christ sur le bras droit de la Vierge n'est pas une erreur, mais serait un parti pris artistique : ainsi, l'Enfant Jésus, bénissant la ville, ne cache pas le visage de sa mère avec sa main... voilà une vérité rétablie !?

Quoiqu'il en soit, Notre Dame de la Vouise a fêté en 2018 ses 150 ans, et pour l'occasion, la ville lui a offert une petite cure de jouvence dont elle avait bien besoin, comme on peut le voir sur cette photo, issue d'un petit film réalisé par drône que je vous mets juste en dessous :

Voiron - Notre Dame de Vouise (drône)

 

Comme vous pouvez le constater à travers la vidéo, le panorama là-haut est exceptionnel, une table d'orientation vous permet d'ailleurs, au sommet du pied d'estale (au pied de la statue) d'identifier les différents reliefs qui s'offrent à vous, tout comme les villes et villages du territoire... n'hésitez donc pas à y faire un tour, maintenant que nous sommes déconfinés, pour admirer également la statute qui a retrouvé sa couleur cuivrée d'antan !

Je terminerai ce petit billet découverte par un petit bout de poésie que je lisais au cours de certaines de mes visites, car il est dédié à Notre Dame de Vouise, et écrit par un certain H.N. probablement pour l'inauguration de celle-ci :

Merci donc à vous tous, au nom de la Madone,
Généreux Voironnais ; ah quand votre coeur donne,
Il ne doit pas compter, il verse à pleines mains.
Du haut de son granit, ce monument de gloire,
De votre piété redira la mémoire,
Jusque dans les âges lointains.


Plus de 150 ans après, ces mots sont bien justes, Notre Dame de la Vouise veille toujours sur les Voironnais, du haut de sa colline... 

A la semaine prochaine pour d'autres découvertes virtuelles, et j'espère à bientôt pour de "vraies" visites sur le terrain...! ;-)

Votre guide de poche, Steve.

 



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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Les clous des remparts romains de Cularo (GRENOBLE)

Aujourd'hui j'aurais dû vous guider à Grenoble, mais, 41e jour du confinement oblige, je suis, tout comme vous, coincé chez moi.
Alors pour le billet-découverte de ce soir, nouvelle évasion virtuelle, à Grenoble donc, pour (re)découvrir un étrange petit "clou" doré que l'on aperçoit ici et là au sol, quand on parcourt à pied le centre ancien... 

Grenoble - Clou rempart Cularo IIIème siècle

CULARO, c'est le premier nom de Grenoble, celui que lui ont donné ses fondateurs Gaulois, la tribu des Allobroges, qui régnaient sur toute la région, avant la conquête romaine du quart sud-est de la Gaule au IIème siècle avant J.C. 

A cette époque là, Cularo n'est qu'un simple vicus, un petit village ouvert, faisant partie de la Cité de Vienne, nom donné à l'ancienne province des Allobroges, dépendant de la ville de Vienna.

Grenoble - Cularo dans la Cité de Vienne
(Conservation du Patrimoine de l'Isère)


Mais au IIIème siècle, les choses changent pour la petite bourgade gallo-romaine : elle devient chef-lieu de Cité ! En effet, l'Empereur Dioclétien réforme son empire, et les découpages territoriaux changent, pour notamment faire face aux attaques barbares de plus en plus nombreuses. Ainsi, la Cité de Vienne est découpée en 3 Cités plus petites : celle de Vienne, réduite de 2/3, celle de Genava, au Nord-Est, et celle de Cularo, entre les deux !

C'est à cette occasion que les Romains dotèrent Cularo d'un grand rempart, à la fois pour marquer ce changement de statut, et pour protéger la ville bien sûr ! Une petite maquette permet de le visualiser au Musée de l'Ancien Evêché, dans la salle souterraine qui permet justement de voir des vestiges de ce rempart, ainsi que ceux du baptistère.

Grenoble - Maquette des remparts romains de Cularo

Malgré son importance (près d'une quarantaine de tours sur plus de 1000 mètres de longueur), une très grande partie de ce rempart romain a disparu aujourd'hui. Sur cette carte, présentée également au Musée de l'Ancien Evêché, on peut localiser précisément les quelques éléments qui témoignent encore, en ville, de la présence de ce rempart :

Grenoble - Carte des vestiges du rempart romain de Cularo

Comme vous pouvez le constater, rares sont les morceaux de remparts conservés (en noir) ! Les éléments les plus importants sont les fondations observables au Musée de l'Ancien Evêché que j'évoquais précédemment, et, en surface, un bout de tour et de mur récemment restaurés au sud, Rue Lafayette (N°6, derrière le grand immeuble blanc faisant face à l'Office de Tourisme).

Grenoble - Vestiges rempart romain Cularo Rue Lafayette

On peut également apercevoir quelques élements du côté du Jardin de Ville (N°5, sous la treille de Stendhal et dans l'immeuble à côté), ainsi qu'à la base de la tour de l'ancien Hôtel de Ville un peu plus loin... 

Partout ailleurs où le rempart a malheureusement disparu, la Ville a fait installer des espèces de "clous" dorés, au sol, pour montrer l'emplacement de celui-ci et donc, les limites de Cularo, peut être les avez-vous déjà croisés, même s'ils ont la facheuse tendance à disparaître au fil des travaux de voierie...

Grenoble - Clou rempart Cularo


Peut être aussi que les plus observateurs d'entre vous auront remarqué qu'il y a une plus ancienne version de ces "clous", ils sont moins jolis mais surtout plus discrets, et formaient deux lignes parallèles, pour vraiment visualiser l'emprise au sol du rempart qui avait une largeur d'environ 4m... ces clous-là, à ma connaissance, ne se retrouvent plus que devant la Halle Sainte-Claire, où ils cohabitent avec la version plus récente :

Grenoble - Ancien clou rempart romain de Cularo

Si vous venez me suivre en visite à Grenoble, je vous les montrerai... et je vous en raconterai bien plus sur l'histoire de la ville ! ;-)

Mais après le confinement, bien sûr ! Et surtout en fonction des mesures gouvernementales qui seront prises pour le déconfinement, et qui m'autoriseront, ou non, à vous guider...

Voici les dates que j'avais initialement prévues pour vous faire découvrir le coeur historique de Grenoble en 2020 : 


     - Dimanche 26 Avril 2020, à 10h
     - Samedi 30 Mai 2020, à 10h
     - Dimanche 21 Juin 2020, à 10h
     - Samedi 26 Septembre 2020, à 10h
     - Samedi 17 Octobre 2020, à 10h

Visites qu'il sera possible de coupler avec des visites Street-Art l'après midi des mêmes jours, à 15h.

Enfin, si elles peuvent avoir lieu... croisons les doigts ! :)


 

Votre guide de poche, Steve

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Le Jardin Rosa Mir (LYON)


Jardin Rosa Mir

Avec l'arrivée du printemps, les jardins se réveillent... y compris en ville !
Celui que je vous propose de (re)découvrir ce soir se trouve à Lyon, c'est un lieu insolite de la Croix Rousse, qui aurait dû réouvrir ses portes en ce mois d'avril, mais le Covid-19 étant passé par là, il faudra patienter un peu... alors en attendant, suivez moi pour une visite virtuelle !

Jardin Rosa Mir

Jardin Rosa Mir Jardin Rosa MirJardin Rosa Mir

Ce jardin surprenant a été créé par Jules Senis (1913-1983), réfugié de la guerre d'Espagne, et artisan maçon-carreleur. Durant les 20 dernières années de sa vie, il a voulu créer un jardin "extraordinaire", dédié à sa mère Rosa Mir Mercader, ainsi qu'à la Vierge Marie.

Jardin Rosa Mir - La chapelle dédiée à la Vierge Marie

Jardin Rosa Mir - L'autel de la Vierge Marie

Jardin Rosa Mir - Chapelle Vierge Marie Jardin Rosa Mir - Une des allées partant de la chapelle

 

Jardin Rosa Mir - Drôle d'architecture

Cailloux, coquillages et végétation se mêlent pour crééer structures et motifs originaux, vous transportant dans l'univers de l'artiste et, l'espace d'un instant, on oublie totalement qu'on est en plein Lyon !

Jardin Rosa Mir - Cailloux et coquillages

Jardin Rosa Mir - Des motifs originaux

Jardin Rosa Mir - De drôles de structures Jardin Rosa Mir - Empilement de cailloux

Jardin Rosa Mir - Corniche de coquillages

En ressortant, n'oubliez pas de prendre le petit escalier, il mène à une petite plateforme qui permet de voir de haut ce jardin insolite, on voit bien ainsi qu'il n'occupe que le petit espace d'une simple cour intérieure de la Croix Rousse ! Et pourtant, ces quelques mètres carrés concentrent vingt ans de création et de travail !

Jardin Rosa Mir - Vue d'en haut

Jardin Rosa Mir - Vue d'en haut

Jardin Rosa Mir - Vue d'en haut

La taille du jardin conditionne les visites à un maximum de 15 personnes simultanément, ce qui évidemment engendre un peu d'attente... mais cela vaut le coup ! Je n'avais pu faire qu'une visite très rapide en 2018, mais nul doute que j'y reviendrai pour une observation plus approfondie de tous ces décors, qui ont su séduire mes clients tout autant que moi ! 

INFORMATIONS PRATIQUES : 

L'entrée est gratuite, et le jardin est ouvert d'avril à octobre, tous les samedis de 14h à 17h30 ! Evidemment cette année il faudra patienter un peu pour la réouverture...


La ville propose aussi une visite virtuelle en attendant : CLIQUEZ ICI !

C'est
l'Association des amis du Jardin de Rosa Mir, créée du vivant de Jules Senis, qui veille à la sauvegarde de ce lieu magique, situé au 87 Grande Rue de la Croix Rousse :

 

Ayant adoré ce lieu, je me suis dit qu'il ferait un beau billet-découverte... j'espère donc que cette visite virtuelle originale vous aura plu ! 

A très vite pour d'autres découvertes !


Votre guide de poche, Steve.

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Le Château du Passage (Isère)

Chateau du passage facade



Pour ce billet découverte, je ne vais pas très loin, puisqu'il s'agit de mon "village d'adoption" : Le Passage.

Dans ce village, où l'on dit qu'Hannibal et ses éléphants passèrent en allant à Rome il y a environ 1800 ans, se trouve un château que je me suis empressé de visiter à mon arrivée et pour cause : étant habité toute l'année, il n'ouvre ses portes au public que l'été, et lors des Journées Européennes du Patrimoine (JEP)... mais un guide n'est jamais disponible pour faire le touriste durant les JEP, j'ai donc réussi tant bien que mal à participer à l'une des toutes dernières visites de l'été 2016 !

Le Passage - Château (carte postale)

J'ai ainsi eu le privilège de découvrir les lieux en compagnie de la propriétaire du château, Isabelle de Saint Romain.

Chateau du passage hallL'occasion de revenir sur l'histoire du Château bien sûr, une demeure qui trouve ses origines dans une première maison forte construite par la famille de Clermont au XIVème siècle. Plusieurs autres familles se succèderont à la tête du château, notamment celle de Poisieu et les Gallien de Châbons, qui lui donnèrent sans doute ses dispositions générales actuelles.

Après la Révolution, en 1818, le Général Quiot (baron d'Empire s'il vous plait!), le modernise, lui offrant notamment la grisaille en trompe l'oeil représentant des emblèmes militaires de différentes époques accueillant les visiteurs dans le Hall d'entrée.

Revendu aux enchères par ses filles, le château devient la propriété de Marie Joséphine Piégay, veuve d'un soyeux lyonnais. C'est aujourd'hui Thierry de Saint Romain, son arrière arrière petit fils, qui gère le château avec son épouse Isabelle, qui me fit découvrir le château.


Après le Hall d'accueil, la visite se poursuit dans la salle du billard, qui, outre son magnifique et imposant billard (à peine 620 kgs...!), peut accueillir sur 110m2 une centaine de convives, si vous cherchez une salle de réception ! ;-)

Chateau du passage interieurs


Dans l'aile sud du château ensuite, 3 plus petites pièces se succèdent.

Chateau du passage salons de receptionChateau du passage enfilade

Un premier salon, décoré de miroirs (un seul authentique, mais difficile de déceler
 les "copies" faites maison tellement elles sont réussies!), de boiseries, et autres chinoiseries.

Chateau du passage petit salon au lustre de cristal


On y trouve également des cordons qui permettaient d'actionner des cloches dans une autre pièce du château, pour annoncer l'arrivée d'invités, ou peut être appeler les domestiques... ?

A ne pas manquer également, un magnifique lustre de cristal... !

Chateau du passage lustre


Une chambre d'honneur, et un second petit salon se présentent ensuite, dont les parquets ont été entièrement restaurés par la famille... de longues heures de travail à n'en point douter ! La musique est toujours à l'honneur avec un second piano, dont on a pu entendre quelques notes lors de la visite proposée aux bénévoles du Passage Music Festival, le vendredi 20 juillet 2018, une belle consolation après l'annulation de la 1ère soirée musicale à cause de l'orage !

Chateau du passage

Un petit tour par l'extérieur permet d'accéder à une petite chapelle ainsi qu'à la cour intérieure (le château est organisé en U), qui, sous chapiteau, peut là aussi accueillir du monde : 300 personnes environ ! On était là aussi bien content de s'y réfugier lors de la première soirée orageuse du Passage Music Festival 2018 !

Chateau du passage vue arriere


Retour à l'intérieur pour terminer la visite dans une dernière pièce aux belles tommettes rouges, qui fut autrefois la cuisine du temps du Général Quiot, et qui aujourd'hui est devenue la salle à manger de la famille de Saint Romain, qui vit toute l'année dans ce château qu'elle entretient et anime, entre chantiers de restauration et visites guidées estivales !


Les propriétaires vous accueillent eux-mêmes de mi Juillet à fin Aout, sur rendez-vous au 06 60 09 24 45


Ils vous accueillent également lors des Journées Européennes du Patrimoine, le programme 2020 n'est pas encore en ligne mais à titre indicatif voilà ce qui était proposé en 2018 :  

 

Visites Historiques
Samedi 16 Septembre 2018 de 10h à 12h et de 14h à 18h30.
Dimanche 17 Septembre 2018 de 10h à 12h puis de 14h à 18h.
Tarifs : Adultes 6€
Gratuit pour les moins de 10 ans.

Visites Insolites Nocturnes (toiture)
Samedi 16 Septembre 2018 à 20h, 20h45 et 21h30
SUR RESERVATION : 06 60 09 24 45
Tarif : 10€ - 7€ moins de 12ans.

Et pour ceux qui souhaiteraient profiter des lieux pour organiser une réception de mariage ou autre, je vous invite à consulter le site internet du château pour découvrir les prestations que les propriétaires peuvent vous proposer (possibilité pour une partie des convives de dormir sur place etc...), et prendre contact avec eux pour organiser votre événement !

Chateau du passage grande salle de reception

Chateau du passage cave pour reception


Avis aux amateurs, il est également possible, pour les groupes, de réserver une visite guidée des lieux ! 


Voilà je crois que je n'ai rien oublié... alors à bientôt, pour de nouvelles découvertes ! ;-)

PS : Les photos dans le château étant interdites pour des raisons de "sécurité", celles postées dans cet article sont essentiellement celles partagées par les propriétaires sur leur page facebook !

Chateau du passage nuit

Le passage chateau 2


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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Sigiriya, ou le Rocher du Lion (SRI LANKA)

Sri Lanka - Panorama au sommet de Sigiriya

Il y a 3 ans, jour pour jour, je découvrai les trésors d'une île de l'Océan Indien : le Sri Lanka !

Carte Sri Lanka - Sigiriya



En effet, fin février 2017, je posais pour la 1ère fois un pied en Asie, pour un véritable choc culturel, mais pas seulement : l'histoire et le patrimoine Sri Lankais sont très riches, et les paysages magnifiques !

Pour ce 1er billet sri-lankais, je vous emmène sur un site qui allie tous ces aspects : Sigiriya, aussi appelé le Rocher du Lion. C'est sans doute l'un des sites incontournables de l'île, au programme de tous les tour-opérateurs proposant des circuits au Sri-Lanka.

Sri Lanka - Rocher de Sigiriya

Au coeur de l'ile, et au coeur de la jungle trône un immense rocher, au sommet duquel fut construit un palais-forteresse il y a 1500 ans (quand ce cher Clovis devenait 1er Roi des Francs de l'autre côté du globe, pour vous situer un peu !). L'histoire raconte qu'à cette époque là, au Sri Lanka, Kassyapa tua son père en l'emmurant vivant, pour lui voler le trône qui aurait dû revenir à son frère ainé, Mogallana, qui évidemment pour éviter d'être emmuré lui aussi, fut contraint à l'exil, en Inde.
Kassyapa avait le pouvoir, mais il craignait tout de même le retour de son frère, c'est pourquoi il quitta avec son armée la capitale royale Anurâdhapura, pour s'établir plus au sud ici, sur le rocher de Sigiriya, où il fit bâtir sa forteresse qui était également un véritable palais.

Pour y accéder, il faut d'abord passer les remparts et fossés, payer le droit d'entrée (une trentaine d'euros!), puis c'est parti pour la visite, suivez moi !

Sri Lanka - C'est parti ! Traversée des jardins de Sigiriya

Au pied du rocher-forteresse, avaient été aménagés d'immenses jardins, qui mêlent encore aujourd'hui végétation et rochers mais surtout ruines et bassins toujours en eau. Leur étendue laisse imaginer le faste de l'époque.

Sri Lanka - Jardins et ruines au pied du rocher de Sigiriya Sri Lanka - Jardins et ruines au pied du rocher de Sigiriya

Après la traversée de ces grands jardins, arrivent les premières marches... il faudra en grimper plus de 1200 pour atteindre la cime du Rocher du Lion ! Et là la grande joie des sites ultra-touristiques : tous à la queue leu-leu, ça vous bouscule, ça vous écrase... si vous avez déjà fait la Fête des Lumières à Lyon, imaginez la foule de la Place des Terreaux entassée sur un escalier d'un mètre de large ! Il faut donc rester patient pour éviter tout incident diplomatique ! :D

Sri Lanka - Premières marches Sigiriya   Sri Lanka - Ascension Groupée de Sigiriya

Observez bien la photo de droite, la passerelle qu'on aperçoit à travers le feuillage... c'est la 1ère étape de l'ascension, où ça bouchonne un peu, pour deux raisons : c'est le premier point de vue dégagé sur les jardins qu'on vient de traverser, d'une part, et c'est aussi à partir de là que le passage se rétrécit encore puisque nous sommes désormais à flanc de falaise... pire encore, un escalier à vis nous attends, pas très pratique pour fluidifier le trafic !

 

Sri Lanka - Vue du 1er palier Sigiriya avec les jardins en contrebas

Sri Lanka - Sigiriya - A flanc de falaise  Sri Lanka - Sigiriya escalier a vis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet escalier à vis permet de rejoindre une sorte de cavité sous la roche, une faille naturelle où, protégée du soleil et de la pluie, une fresque longue de plus de vingt mètres qui daterait du Vème siècle présente une vingtaine de femmes, les "Demoiselles de Sigiriya", dénudées pour la plupart mais dotées de nombreux bijoux.

Au moment de notre passage, les photos étaient interdites, sans doute pour fluidifier le trafic, à d'autres moments de la journée il semble qu'il soit possible d'en prendre, puisqu'on en retrouve assez facilement sur le net. Exceptionnellement je vous glisse donc ici des photos qui ne sont pas les miennes mais celles de diverses agences de voyages ou voyageurs, mais c'est pour vous donner une idée de la richesse de ces fresques : 

Sri lanka - Les demoiselles de Sigiriya

Sri lanka - Les demoiselles de Sigiriya

Sri Lanka - Les demoiselles de Sigiriya

Qui étaient ces femmes ? Les nombreuses femmes du Roi Kassyapa ? (On dit qu'il avait plus de 500 concubines...!). Nul ne le sait. Ces fresques n'en demeurent pas moins un véritable petit trésor. Néanmoins, l'ascension n'en est pas pour autant terminée, loin de là, alors hop on redescend par un second escalier à vis, puis on poursuit le long de la falaise... au passage, petit coup d'oeil sur un mur rempli de graffitis, qui dateraient pour les plus anciens du VIIème siècle, mais à vrai dire on ne voit plus grand chose tellement la surface du mur a été abîmée (il est pourtant interdit de le toucher...!), je vous épargnerai donc une photo inutile.

En revanche, après encore plusieurs minutes d'ascension, nous arrivons sur le premier plateau, où se trouvait l'entrée du Palais. La vue est de plus en plus impressionnante... et quelques singes nous accompagnent !

Sri Lanka - Sigiriya - Singe et panorama sur les jardins


Je vous ai dit qu'on retrouvait l'appellation "Rocher du Lion" pour ce site.
C'est parce que l'entrée du palais était autrefois marquée par une statue géante de lion, on passait alors par sa gueule pour entrer. Il ne reste aujourd'hui que les énormes griffes du félin. Pas facile de prendre une photo sans touriste... !

Sri Lanka - Sigiriya - Pattes du lion et quelques touristes

Sri Lanka - Sigiriya - Pattes du lion et quelques touristesSri Lanka - Sigiriya - Patte du lion  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non vous ne rêvez pas, la suite de l'ascension, c'est bel et bien cet escalier abrupte et étroit qui s'accroche à la falaise... aller, courage, il ne reste que 250 marches environ ! En chemin, le panorama sur la jungle est sublime !

Sri Lanka - Sigiriya - Panorama Ouest Escalier 1 sur 3

Sri Lanka - Sigiriya - Panorama ouest escalier 2 sur 3

Sri Lanka - Sigiriya - Panorama ouest escalier 3 sur 3

Et enfin, le sommet ! Un sommet rouge brique, de la couleur des nombreuses fondations, seuls vestiges de l'immense palais forteresse construit là il y a 1500 ans... on en devine néanmoins l'ampleur ! Il reste également un immense bassin (piscine du roi ? réservoir ?).

Sri Lanka - Sigiriya - Ruines au sommet et bassin

Sri Lanka - Sigiriya - Ruines et bassin

 

Mais le must est la vue à 360° qu'offre le plateau ! Je vous ai déjà montré le sud (les jardins) et l'ouest (la jungle), allons jeter un oeil au nord et à l'est, où l'on retrouve là aussi la jungle, des lacs... et d'autres sommets, au loin !

Sri Lanka - Sigiriya - Panorama nord est 1 sur 3

Sri Lanka - Sigiriya - Panorama nord est 2 sur 3

Sri Lanka - Sigiriya - Panorama nord est 3 sur 3

On se sentirait presque les rois du monde, au sommet de ce Rocher du Lion ! 
Vous admettrez que ça valait le coup de grimper les plus de 1200 marches qui nous ont menés jusque là... mais il va falloir désormais les redescendre et dire adieu à ces sublimes paysages !

Sri lanka sigiriya zoom panorama est

Nous croiserons sur le chemin quelques moines qui apportent quelques touches colorées sur les dernières photos très "vertes" de ce lieu exceptionnel classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1982.

Sri Lanka - Sigiriya - Moines

J'espère que cette visite virtuelle à l'autre bout du monde vous aura plu, et donner envie d'en découvir plus à propos du Sri Lanka !
Mais il est temps désormais de s'envoler pour rentrer en France, avec une dernière vue du Rocher du Lion prise du ciel, qui n'est pas de moi mais qui permet de faire un bel adieu à ce site magnifique... 

A très vite pour un prochain billet-découverte, d'ici là je vais rêvasser un peu à mes prochaines vacances... sniiif Sri Lanka tu me manques !
 

Steve, votre guide de poche !

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