Patrimoine - Evénements historiques

Vous retrouverez ici tous mes articles en liens avec une date importante de l'Histoire : les grandes batailles, mais aussi les grandes découvertes, des événements plus locaux...

1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : 5 Juin 1897, la Catastrophe de Voiron

Inondation 1897 - Le Petit Journal Dimanche 20 Juin 1897

Bon ok, on n'est pas dimanche mais... le calendrier impose un petit billet découverte !
En effet, il y a 123 ans, jour pour jour, éclatait la "Catastrophe de Voiron"... comment ça, vous n'avez jamais entendu parler de la Catastrophe de Voiron ?!


Ceux qui ont déjà suivi mes visites guidées dans Voiron en ont déjà une petite idée mais, pour les autres... un petit voyage dans le temps s'impose !
 


5 JUIN 1897 : 

Après-midi pluvieux (et grêleux) sur toute la région, et notamment sur Saint Aupre, Miribel les Echelles et Saint Etienne de Crossey.
Les eaux de la Morge grossissent fortement et rapidement, déracinant de nombreux arbres sur leur passage... des troncs qui auraient alors formé un barrage au niveau d'une des usines installées en amont des gorges de Voiron, d'après Alain Schramback, archéologue industriel de la région qui a réalisé le dessin ci-desssous pour illustrer l'événement :

Schéma Inondation 1897 (Alain Schramback)

Le débit continuant d'augmenter, et l'eau s'accumulant, le barrage finit par céder, vers 20h : c'est alors une véritable vague qui déferle, emportant tout sur son passage, d'abord dans les Gorges, occasionnant de nombreux dégâts dans les usines installées ici... puis dans la ville même de Voiron !

Même l'Eglise Saint Bruno, fraîchement construite, est touchée : l'un de ses clochers menace de s'effondrer ! 
 

Inondation 1897 - Parvis de Saint-Bruno éffondré


Cet événement marquant attirera des journalistes de tout le pays, ce qui nous permet aujourd'hui de presque pouvoir revivre la Catastrophe de Voiron à travers les nombreux clichés réalisés à l'époque, qui permettent de se rendre compte de l'étendue des dégâts tout au long du cours de la Morge. 

Inondation 1897 - La Morge à découvert le long du Mail

Inondation 1897 - Destruction des papeteries

Inondation 1897 - Destruction du Grand Bazar

Inondation 1897 - Dégâts près du viaduc

Comme on peut le voir, tout au long du Mail, il y a 123 ans, la Morge était totalement à ciel ouvert dans Voiron, seuls quelques ponts permettaient de la traverser, et de nombreux ateliers et usines s'étaient installés sur ses rives pour profiter de la puissance de ses eaux... ces mêmes ateliers et usines payèrent le prix fort ce jour là : 10 tonnes de soie chez BRUN, 600 tonnes de papiers chez ARNAUD LAFUMA, 2000 rouleaux de fils et 500 toiles chez CASTELBON, perte de nombreux métiers à tisser... ! 

Le quartier de Paviot, pourtant plus au sud, ne fut pas épargné pour autant, ses usines seront elles aussi dévastées !

Inondation 1897 - Usine Permezel Paviot

Inondation 1897 - Hangard et Chapelle Permezel Paviot

C'est suite à cette inondation terrible que fut fait le choix de canaliser la Morge et de la recouvrir sur une grande partie de son tracé à travers la ville de Voiron, lors des différentes reconstructions le long de son lit.

Pour plus de photos, vous pouvez consulter
 MON ALBUM FACEBOOK ICI. N'hésitez pas à le compléter si vous-même avez des clichés intéressant concernant la Catastrophe !

Et pour en savoir plus sur cet événement (anecdotes etc...), je vous invite à consulter l'ouvrage "La Catastrophe de Voiron", écrit par Jean Gautier et publié par l'AHPPV (Association Histoire et Patrimoine du Pays Voironnais) à l'occasion du centenaire de la Catastrophe, un livre très bien documenté rassemblant photos, lettres d'époque, articles de presse...!

 



 

J'espère que ce billet-découverte vous a plu... et si c'est le cas, n'hésitez pas à le diffuser autour de vous !

Pour ma part je vous dis à très bientôt pour d'autres découvertes... et notamment mes visites guidées 2020 à Voiron et en Pays Voironnais à partir de Juillet, que je vous dévoilerai tout bientôt !

 

Votre guide de poche, Steve.

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE - Un nouveau logo pour la Maison d'Izieu (01)

 

Maison d'Izieu - Coucher du soleil

Partenaire de la Maison d'Izieu, dans l'Ain, depuis fin 2018, j'y suis régulièrement en visite, particulièrement ces dernières semaines pour y guider des classes de collégiens et lycéens venus découvrir le Mémorial. C'est donc l'occasion de dédier à ce lieu mon billet-découverte du jour, pour vous en dire un peu plus et vous donner envie, à votre tour, de (re)découvrir les lieux.

LA MAISON D'IZIEU, Colonie des enfants réfugiés de l'Hérault : 

Ouverte par Sabine et Miron Zlatin, avec le soutien du sous-préfet Pierre Marcel Wiltzer, la Maison d'Izieu, dite alors "colonie des enfants réfugiés de l'Hérault", accueille de Mai 1943 à Avril 1944, plus d'une centaine d'enfants juifs pour les soustraires aux persécutions antisémites.

Mais au matin du 6 Avril 1944, les 44 enfants et 7 éducateurs qui s'y trouvent sont raflés et déportés sur ordre de Klaus Barbie, un responsable de la Gestapo à Lyon. Tous seront déportés à Auschwitz, à l'exception de deux adolescents et de Miron Zlatin, fusillés à Reval (aujourd'hui Tallin) en Estonie. Seule Léa Feldblum, une des éducatrices, survivra à Auschwitz, tous les autres étant gazés dès leur arrivée dans le camp polonais. Elle sera un témoin crucial lors du procès Barbie, puisque c'est la dernière à avoir vu les enfants.


LE PROCES BARBIE, un événement fondateur : Klaus Barbie

Il faudra plusieurs décennies pour attrapé le responsable de ce massacre. Traqué et ramené en France en 1983 par Beate et Serge Klarsfeld aidés de Fortunée Benguigui et Ita-Rosa Halaunbrenner, mères d’enfants raflés à Izieu, Klaus Barbie est enfin présenté devant la justice française. Avec la mobilisation de nombreux témoins, il est jugé et condamné à Lyon en 1987, pour Crime contre l’Humanité. Ce procès ancre définitivement la rafle d’Izieu dans le paysage mémoriel français.



LA MAISON D'IZIEU, mémorial des enfants juifs exterminés :
 


Au lendemain de ce procès, en mars 1988 se constitue autour de Sabine Zlatin l’association du « Musée-Mémorial des enfants d’Izieu ».
Depuis le décret du président de la République du 3 février 1993, la Maison d’Izieu est, avec l’ancien Vélodrome d’Hiver et l’ancien camp d’internement de Gurs, l’un des trois lieux de la mémoire nationale des victimes des persécutions racistes et antisémites et des crimes contre l’humanité commis avec la complicité du gouvernement de Vichy dit «gouvernement de l’État français » (1940- 1944).

Le site est protégé et inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1991 grâce à une souscription publique nationale. Inscrit au programme des Grand Travaux de la Présidence de la République, le mémorial de la Maison d’Izieu est inauguré le 24 avril 1994.

Maison d'Izieu - Parcours permanent

Après un agrandissement en 2015, le Mémorial offre un grand parcours permanent, scindé en trois espaces distincts présentant :
- l’aspect historique « Pourquoi des enfants juifs à Izieu ? », dans la plus grande salle, qui permet au visiteur de se replonger dans le contexte historique de la seconde guerre mondiale, et de comprendre le processus qui a abouti à la rafle d'Izieu
- l’aspect judiciaire « De Nuremberg à La Haye : juger les criminels »,  au rez-de-chaussée de la grange, qui revient sur les grands procès internationaux (Nuremberg...), mais aussi au très important "Procès Barbie".
- l’aspect mémoriel « La mémoire et sa construction », à l'étage de la grange, qui revient notamment sur la création du mémorial d'Izieu.

Maison d'Izieu - Salle de classe
La Maison, quant à elle, reste entièrement dédiée au souvenir des enfants et leurs éducateurs.

Une première salle au RDV présente le couple fondateur de la colonie, Sabine et Miron Zlatin, ainsi que les adultes qui encadraient encore la colonie le jour de la rafle du 6 avril 1944, tandis que dans le réfectoire qui suit, une scénographie sobre laisse toute la place aux enfants, à travers la présentation de leurs lettres et dessins.

A l'étage ensuite, la salle de classe nous rappelle qu'à partir d'octobre 1943, les enfants auront leur propre "école" avec les cours dispensés par leur institutrice Gabrielle Perrier. Puis la visite se termine par les dortoirs, entièrement vides, qui permettent de "rencontrer" chacun des 44 enfants raflés, au fil de leurs portraits accrochés au mur.

 

Maison d'Izieu - Nouveau logo

UN NOUVEAU LOGO POUR LE MEMORIAL : 

Depuis quelques semaines, la Maison d'Izieu arbore un nouveau logo, résolument moderne et... riche en symboles, pour qui sait décrypter ce "tangram" ! 

Tout d'abord, par sa forme générale, le logo rappelle à la fois la maison, où étaient logés les enfants, mais aussi une enveloppe, et par là même la correspondance des enfants, leurs lettres présentées au Mémorial.

Composé de 7 pièces, ce logo est un écho aux 7 éducateurs raflés le 6 Avril 1944.

Tandis que 44 pièces composent le nom, "Maison d'Izieu", en référence aux 44 enfants raflés.
 

LE TANGRAM RECOMPOSITION / RECONSTITUITION PUZZLE DE LA MÉMOIRE COMMENT RECONSTRUIRE AUTRE CHOSE AVEC LES ÉLÉMENTS BRISÉS DU PASSÉ ?
« La légende dit qu’un empereur chinois du XVIe siècle du nom de « Tan », fit tomber un carreau de faïence qui se brisa en 7 morceaux. Il n’arriva jamais à rassembler les morceaux pour reconstituer le carreau mais l’homme s’aperçut qu’avec les 7 pièces il était possible de créer de formes multiples, d’où l’origine du jeu de tangram.» Conception graphique : Jeanne Roualet

DES VISITES VISITES GUIDEES, DES ATELIERS-VISITES POUR ENFANTS... : 

Si ce petit billet vous a donné envie de (re)découvrir le Mémorial, sachez que la Maison d'Izieu est ouverte du Lundi 17 au Vendredi 21 Février de 9h à 17h, en visite libre.

VISITES ACCOMPAGNÉES du lundi 24 février au vendredi 8 mars à 15h30 (45min)
La Maison d’Izieu propose une visite de la maison accompagnée par un médiateur
pour découvrir le lieu de vie des enfants, leurs lettres, leurs portraits.

 

- Les week-ends à partir du 2 mars à 14h30 et 15h30 : La maison / 16h30 : « Justice et mémoire : le procès K. Barbie » (45min)
La Maison d’Izieu propose une visite de la maison accompagnée par un médiateur pour découvrir le lieu de vie des enfants, leurs lettres, leurs portraits et une visite accompagnée de l’exposition permanente sur la thématique « Justice et mémoire : le procès K. Barbie »

Les 26 Février et 4 Mars 2020, à 14h30 : ATELIER-VISITE POUR LES ENFANTS DE 8 À 13 ANS
(sur inscription, assuré à partir de 3 enfants, 20 enfants max, durée 1h30)

Les mercredis durant les vacances scolaires de la zone A. Cet atelier-visite est dédié aux enfants de 8 à 13 ans. Il permet de découvrir le parcours des enfants juifs et de leur famille durant la Seconde Guerre mondiale. La première partie est consacrée à 45 minutes d’atelier, la seconde à la visite de la maison, lieu de mémoire où sont rassemblés les dessins et lettres des enfants.

Et si vous êtes intéressés pour une visite guidée avec l'un de vos groupes, n'hésitez pas à me contacter bien sûr !

Belle soirée et à bientôt !

Steve, votre guide de poche !

 

 

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6 Février 1968 : Cérémonie d'ouverture des Xème Jeux Olympique d'hiver à Grenoble

Le Schuss, 1ère mascotte des Jeux Olympiques !

 

Il y a 52 ans jour pour jour, le 6 Février 1968 à la même heure (16h10), s'allumait la vasque olympique des les Xème Jeux Olympiques d'hiver organisés par Grenoble ! Je vous propose de revivre cette cérémonie d'ouverture à travers quelques images et plusieurs vidéos d'archive.


Jo 1968 vasque et stade olympique

La première : l'allumage de la flamme olympique, par Alain Calmat, patineur artistique vice-champion olympique aux Jeux précédents à Innsbruck. Lors de la montée des 96 marches de l'escalier qui permettait d'atteindre la vasque qui allait accueillir la flamme (à 16h10 précise!), un micro retransmettait au public présent sur place les battements du coeur du sportif...! 
Petite anecdote qui casse un peu le mythe : il s'agissait en fait d'un enregistrement ! En effet, si vous écoutez bien dans la vidéo ci-dessous, le rythme est stable tout au long de l'ascension, alors que l'athlète est en plein effort ses pulsations sont très calmes ! Pour la petite histoire on avait bien prévu des "battements live", mais lors des essais le micro ne fonctionnait pas toujours... par peur qu'en pleine ascension le micro ne fonctionne plus, on a préféré assurer le show avec un playback !
Mais peu importe, le public et les téléspectateurs n'y ont vu que du feu, tout le monde fut conquis... les Xe JO d'hiver de Grenoble pouvaient commencer !

 

JO 1968 - Le Stade Olympique

              

Pour se localiser, ce grand stade d'inauguration de 60 000 places, qui fut construit exclusivement pour cette cérémonie d'ouverture des JO, fut démonté juste après ceux-ci, pour laisser place, dès 1972, à la grande galerie de l'Arlequin, au bout de l'Avenue Marcelin Berthelot, 1er quartier de la Villeneuve. On situe plus facilement le stade avec cette photo prise de ses gradins en construction, laissant se dérouler au fond le massif de la Chartreuse... apercevez-vous la Bastille !? :

La seconde vidéo que je souhaitais partager avec vous, nous montre le Général de Gaulle proclamant officiellement les Xe Jeux Olympiques de Grenoble ouverts (juste avant l'arrivée de la flamme, il était... 15h39 !) :

Vous l'aurez remarqué, la cérémonie était diffusée en couleurs, une innovation majeure pour les Jeux Olympiques !

Des Jeux qui vont radicalement transformer la capitale des Alpes, comme on peut le constater aujourd'hui encore en visitant la ville, mais de façon plus évidente encore avec ce sympathique reportage tourné AVANT les JO, en compagnie d'un chauffeur de taxi qui nous fait découvrir la ville en plein milieu des préparatifs... étrange de voir un Grenoble encore tout petit, finalement, avec les édifices modernes qui poussent dans la "cuvette" aujourd'hui totalement urbanisée : 


Pour les amateurs de sport, on ne peut parler des JO de Grenoble sans parler de Jean Claude Killy et ses 3 médailles d'or... revivez ses victoires, et plus largement cette grande épopée des JO de Grenoble de 1968, à travers cette petite vidéo-résumé trouvée sur le net :


Je reviendrai plus longuement dans de prochains articles, sur ces Jeux Olympiques de 1968 et leur impact sur la ville de Grenoble et son développement, ainsi que sur le patrimoine qui subsiste à travers la ville... un patrimoine qui a été mis à l'honneur pour les 50 ans des JO de Grenoble en 2018, avec toute une programmation de festivités et notamment, une course ralliant les différents lieux olympiques grenoblois, 50 ans après l'ouverture des Jeux ! Plus d'infos ici !

Mais surtout
UNE EXPOSITION AU MUSEE DAUPHINOIS, QUI S'ETPROLONGEE JUSQU'AU 7 OCTOBRE 2019 ! 

Vous pouvez également jeter un petit coup d'oeil sur l'article concernant l'Anneau de Vitesse, au Parc Paul Mistral, ou encore celui concernant le Stade construit uniquement pour l'ouverture des Jeux !


Enfin petit cadeau bonus, un reportage en deux parties, nous expliquant toute la préparation technique pour les retransmissions des épreuves à la radio, et, bien sûr, à la télévision... bon visionnage !

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Le Monument aux Morts de La Côte Saint André

En ce 11 novembre, petit billet sur un des nombreux monuments aux morts érigés après la fin de la Première Guerre Mondiale...

Pourquoi un billet sur un monument aux morts ? Parce que celui que je vais vous présenter n'est pas banal, bien au contraire, il est très rare dans son genre, et comme il est en Isère sur des terres où je guide souvent... il fallait que j'en dise un petit mot !


Observez le bien :

Monuments au morts de La Côte Saint André (photo 2012)

Vous ne remarquez rien ?

Aux côtés du traditionnel "poilu" représenté ici prêt à jeter sa grenade, ainsi que du coq gaulois chantant fièrement la victoire de la France au sommet du monument, on retrouve à la base sur le bas relief, oh surprise... une femme ! Voyez, le glamour arrive... enfin, presque !

Il arrive qu'on retrouve une Marianne, ou une allégorie de la Liberté sur ces édifices commémoratifs, mais celui de La Côte Saint André est l'un des très rares en France, si ce n'est l'unique (je ne les ai pas tous recensés encore... !), à mettre en avant et commémorer l'implication des femmes, et plus largement la "Nation de l'intérieur", au cours de la Première Guerre Mondiale.

Bas relief du Monument aux Morts : femme travaillant aux champs (photo 2012)

Ici, la femme est représentée en train de travailler aux champs derrière son araire, car dans les communes rurales comme La Côte Saint André, il fallait bien, malgré la guerre, continuer de labourer, semer, récolter, et comme les hommes étaient au front, embourbés dans les tranchées, il fallait bien les remplacer ! C'est ainsi que les femmes prirent leur place dans les champs, tandis que d'autres notamment dans les villes et les centres industriels, remplaceront les hommes dans les usines pour poursuivre l'effort de guerre (production d'obus...).

Rare témoignage de cet engagement féminin, le Monument aux Morts de La Côte Saint André fut inauguré le 6 Août 1922. Il fut en grande partie financé par souscription publique auprès des habitants (26 000F environ sur les 32 335F du prix final).
Le sculpteur, Alexandre MASPOLI, qui, comme son nom ne l'indique pas, était originaire de Lyon (né en Suisse). Il fut secondé par J.LESAGE.
MASPOLI réalisa le Poilu de La Côte Saint André en reprenant à l'identique celui qu'il avait déjà réalisé pour le Monument aux Morts de la commune des Avenières (Isère) deux ans plus tôt :

                                   

Inscrit au titre des Monuments Historiques le 1er Avril 2003, le Monument aux Morts de La Côte Saint André, bien abîmé par le temps, a eu le droit à une petite cure de jouvence en 2013 : après un hydrogommage de l'ensemble et la restauration des statues (Glénat), puis la reprise de la gravure des lettres (Manchon), le voilà tout beau tout neuf !

                                             

Coût de l'opération : environ 13 000€ ! Eh oui, ça fait mal au porte-monnais, mais la Mémoire n'a évidemment pas de prix !

N'hésitez pas à me suivre en visite guidée pour découvrir les autres richesses de La Côte Saint André, que ce soit le Vieux Bourg, le Musée Hector Berlioz ou encore le Paradis du Chocolat... il y a de quoi passer une belle journée côtoise ! ;-)

A très vite pour d'autres billets-découverte

 

Steve, votre guide de poche.

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : 5 Avril 1891, fin de carrière pour la dompteuse de lion sur la Foire des Rameaux de Grenoble


Grenoble - Foire des Rameaux - Portrait Mlle Gandolfo
Alors que la Foire des Rameaux à Grenoble va bientôt ouvrir ses portes, aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un terrible événement survenu lors de cette même foire il y a 128 ans.

Le 5 Avril 1891 vers 16h, alors que la foire touche à sa fin, la jeune Augustine Gandolfo, surnommée Rosita, remplace alors son frère très malade : elle entre dans la cage aux lions pour assurer la représentation, comme sa famille lyonnaise le fait tous les soirs depuis le début de la foire.

Mais Lydie, la "lionne de l'Atlas", ne semble pas apprécier sa dompteuse du jour : elle va attaquer et dévorer Rosita !

Mortellement blessée, la jeune femme meurt quelques heures plus tard, dans la nuit à 2h du matin.



L'affaire fit la une de la presse nationale quelques jours plus tard, dans le supplément illustré du Petit Journal du Samedi 25 Avril 1891:

Grenoble - Foire des Rameaux - Le Petit Journal Supplément illustré du Samedi 25 avril 1891

Marqués, la population grenobloise et les forains se cotisèrent pour lui offrir une sépulture au Cimetière Saint Roch (Carré 5 - Rang 13 - Concession 2832). Une lionne ornait autrefois la tombe, pour rappeler la triste destinée de la jeune dompteuse, mais elle fut malheureusement volée...

Grenoble - Fire des Rameaux - Tombe Augustina Gandolfo

Voilà pour le post morbide du jour ! :D
Je vous dis à très vite, pour un nouveau billet découverte... j'essayerai de trouver un sujet plus joyeux ! ;-)

Votre guide, Steve.


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