PATRIMOINE - MONUMENTS/LIEUX

Petit best-of de mes articles où je vous présente un lieu, un monument... une visite virtuelle pour vous donner envie de les découvrir "en vrai", avec ou sans moi ! :)

 

 

1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Chott el Gharsa, le village en carton-pâte de Mos Espa dans Star Wars ! (TUNISIE)

En ce Dimanche 2 Février, c'est reparti pour une année de billets-découverte dominicaux !
Et chaque 1er dimanche du mois, toujours, un billet pour vous emmener... dans une contrée étrangère ! :) 

Ce soir, un billet-découverte original, inspiré de ma sortie ciné d'hier soir, Star Wars...
Direction le continent africain, pour nous replonger dans cette grande saga, dont les décors sont devenus un site touristique au coeur du désert tunisien... et une sorte de "patrimoine cinématographique" !

Tunisie - Entrée de Mos Espa


Star Wars, inutile que je développe, tout le monde connait !
La saga créée par Georges Lucas à la fin des années 1970's, puis la Prélogie réalisée entre 1999 et 2005, sont un des plus grands succès cinématographiques au monde, à tel point que les studios holywoodiens, en panne d'inspiration ces dernières années, ont sorti R2D2 de sa retraite pour une nouvelle trilogie de films, sans compter les spin-offs... mais ce n'est pas le sujet de ce billet !

Tunisie - Mos Espa


Ce qui nous intéresse, ce sont les films originaux... et leurs lieux de tournage !
Dark Wador est le grand méchant de l'histoire dans les premiers épisodes (IV, V, et VI). La Prélogie (épisodes I, II, et III) revient elle sur les origines de ce Dark Wador, où comment le jeune Anakin Skywalker est passé du côté obscur de la Force (oups, désolé pour le spoiler !).

C'est notamment dans l'épisode I (La menace fantôme) que l'on découvre le jeune Anakin, sur la planète Tatouine (ou Tatooïne) : le nom de celle-ci est inspiré de la véritable ville de Tataouine, en Tunisie, pays où Georges Lucas trouva plusieurs lieux de tournage pour sa saga. Il faut dire que le désert tunisien était un décor naturel parfait pour représenter la désertique Tatooïne... le rocher du chameau (Ong Jamal) fut notamment le théâtre de la course de modules !

Tunisie - Le rocher du chameau (Ong Jamal), pas très loin de Mos Espa


Mais Georges Lucas dût également parfois construire de toutes pièces certains décors, ainsi le village de Mos Espa, sur TatooÏne, où vit le jeune Anakin, fut bâti en carton-pâte au coeur du désert de Chott el Gharsa, près de Tozeur.

Tunisie - Mos Espa

Tunisie - Mos Espa


Après la fin des tournages, les autorités tunisiennes auraient demandé à ce que les décors restent en place, permettant ainsi le développement d'une destination touristique quelque peu insolite.
Ainsi dans la plupart des circuits permettant de découvrir le sud de la Tunisie, une excursion en 4x4 est proposée pour aller découvrir ce site au coeur du désert.


Tunisie - Mos Espa


On se sent tout de suite plongé dans l'ambiance du film, comment oublier Jar Jar Binks laissant trainer sa longue langue sur les étals du marché... c'est ici que ça se tournait ! C'est très intéressant de voir l'envers du décor en entrant dans ces "fausses" maisons :

Tunisie - Mos Espa - L' envers du décor

Tunisie - Mos Espa - L'envers du décor

En prenant un peu de hauteur, on se rend vite compte que la plupart des maisons n'ont jamais eu de toit, ce qu'on ne devine évidemment pas dans le film :

Tunisie - Mos Espa, des maisons sans toit

Tunisie - Mos Espa, des maisons sans toit

La détérioration des décors, depuis la fin des tournages, laisse apparaitre structure et matériaux :

Tunisie - Mos Espa se détériore
 

Il faut dire que la situation géographique du site le menace, puisque comme on peut le voir sur certaines de mes photos (datant du 29 octobre 2013), une dune de sable grignote peu à peu le village, certaines maisons étant même déjà englouties par la dune :

Tunisie - Mos Espa menacée par une dune de sable en 2013

Tunisie - Mos Espa engloutie peu à peu par une dune de sable 2013

Quelques temps après mon retour en France, j'avais été ravi d'apprendre qu'un appel au don avait été lancé pour sauver le site, en déplacant la dune et en lançant des restaurations. Malheureusement, d'après les commentaires trouvés sur le net depuis, si la dune aurait bien été repoussée, la restauration des décors elle, ne semble pas avoir été réalisée. Ce "patrimoine cinématographique" continue donc de se dégrader lentement... 

Et pour cause, le site serait de moins en moins fréquenté par les touristes, comme l'ensemble du sud de la Tunisie et plus généralement l'ensemble du pays, qu'ils boudent depuis les premiers attentats déjoués du 30 octobre 2013 (quand nous y étions), et surtout ceux qui suivirent, meurtriers, en 2015.

Et c'est bien dommage !
Car malgré cette situation "instable" au moment de notre séjour, et même si l'on dût passer quelques check-points bien gardés à l'approche de la frontière algérienne notamment, à aucun moment on ne s'est senti en danger, devant l'accueil chaleureux des Tunisiens, qui étaient tout aussi désemparés devant ces actes de barbarie que nous pouvons l'être lorsque cela se déroule chez nous !
Il serait donc bien dommage de s'en tenir à la triste image souvent relayée par les médias, et de passer à côté des richesses patrimoniales et paysagères de ce pays. Si le site de Mos Espa que je viens de vous présenter ravira surtout les fans de Star Wars, bien d'autres sites, qu'ils soient naturels ou historiques, vous émerveilleront si vous donnez sa chance à ce pays qui n'attend qu'une chose : que les touristes reviennent nombreux profiter de ses charmes, faire tourner son économie... et donc, lui permettre d'entretenir et restaurer son patrimoine !

Tunisie - Mos Espa n'est qu'une des nombreuses richesses que peut offrir la Tunisie


J'aurai l'occasion de vous présenter d'autres sites tunisiens (plus "authentiques") dans de prochains billets, d'ici là, n'abusez pas trop des crêpes de la Chandeleur ! ;-)

Steve, votre guide de poche !


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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Les clous des remparts romains de Cularo (GRENOBLE)

Actuellement plongé dans la période gallo-romaine pour préparer ma "Causerie autour des aqueducs romains de Lugdunum", j'ai décidé de rester dans cette période historique pour le billet-découverte de ce dimanche !

Direction Grenoble, pour (re)découvrir un étrange petit "clou" doré que l'on aperçoit ici et là au sol, quand on parcourt à pied le centre ancien... 

Grenoble - Clou rempart Cularo IIIème siècle

CULARO, c'est le premier nom de Grenoble, celui que lui ont donné ses fondateurs Gaulois, la tribu des Allobroges, qui régnaient sur toute la région, avant la conquête romaine du quart sud-est de la Gaule au IIème siècle avant J.C. 

A cette époque là, Cularo n'est qu'un simple vicus, un petit village ouvert, faisant partie de la Cité de Vienne, nom donné à l'ancienne province des Allobroges, dépendant de la ville de Vienna.

Grenoble - Cularo dans la Cité de Vienne
(Conservation du Patrimoine de l'Isère)


Mais au IIIème siècle, les choses changent pour la petite bourgade gallo-romaine : elle devient chef-lieu de Cité ! En effet, l'Empereur Dioclétien réforme son empire, et les découpages territoriaux changent, pour notamment faire face aux attaques barbares de plus en plus nombreuses. Ainsi, la Cité de Vienne est découpée en 3 Cités plus petites : celle de Vienne, réduite de 2/3, celle de Genava, au Nord-Est, et celle de Cularo, entre les deux !

C'est à cette occasion que les Romains dotèrent Cularo d'un grand rempart, à la fois pour marquer ce changement de statut, et pour protéger la ville bien sûr ! Une petite maquette permet de le visualiser au Musée de l'Ancien Evêché, dans la salle souterraine qui permet justement de voir des vestiges de ce rempart, ainsi que ceux du baptistère.

Grenoble - Maquette des remparts romains de Cularo

Malgré son importance (près d'une quarantaine de tours sur plus de 1000 mètres de longueur), une très grande partie de ce rempart romain a disparu aujourd'hui. Sur cette carte, présentée également au Musée de l'Ancien Evêché, on peut localiser précisément les quelques éléments qui témoignent encore, en ville, de la présence de ce rempart :

Grenoble - Carte des vestiges du rempart romain de Cularo

Comme vous pouvez le constater, rares sont les morceaux de remparts conservés (en noir) ! Les éléments les plus importants sont les fondations observables au Musée de l'Ancien Evêché que j'évoquais précédemment, et, en surface, un bout de tour et de mur récemment restaurés au sud, Rue Lafayette (N°6, derrière le grand immeuble blanc faisant face à l'Office de Tourisme).

Grenoble - Vestiges rempart romain Cularo Rue Lafayette

On peut également apercevoir quelques élements du côté du Jardin de Ville (N°5, sous la treille de Stendhal et dans l'immeuble à côté), ainsi qu'à la base de la tour de l'ancien Hôtel de Ville un peu plus loin... 

Partout ailleurs où le rempart a malheureusement disparu, la Ville a fait installer des espèces de "clous" dorés, au sol, pour montrer l'emplacement de celui-ci et donc, les limites de Cularo, peut être les avez-vous déjà croisés, même s'ils ont la facheuse tendance à disparaître au fil des travaux de voierie...

Grenoble - Clou rempart Cularo


Peut être aussi que les plus observateurs d'entre vous auront remarqué qu'il y a une plus ancienne version de ces "clous", ils sont moins jolis mais surtout plus discrets, et formaient deux lignes, pour vraiment visualiser l'emprise au sol du rempart qui avait une largeur d'environ 4m... ces clous-là, à ma connaissance, ne se retrouvent plus que devant la Halle Sainte-Claire, où ils cohabitent avec la version plus récente :

Grenoble - Ancien clou rempart romain de Cularo

Si vous venez me suivre en visite à Grenoble, je vous les montrerai... et je vous en raconterai bien plus sur l'histoire de la ville ! ;-)
 

Votre guide de poche, Steve

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Le Monument aux Morts de La Côte Saint André

En ce 11 novembre, petit billet sur un des nombreux monuments aux morts érigés après la fin de la Première Guerre Mondiale...

Pourquoi un billet sur un monument aux morts ? Parce que celui que je vais vous présenter n'est pas banal, bien au contraire, il est très rare dans son genre, et comme il est en Isère sur des terres où je guide souvent... il fallait que j'en dise un petit mot !


Observez le bien :

Monuments au morts de La Côte Saint André (photo 2012)

Vous ne remarquez rien ?

Aux côtés du traditionnel "poilu" représenté ici prêt à jeter sa grenade, ainsi que du coq gaulois chantant fièrement la victoire de la France au sommet du monument, on retrouve à la base sur le bas relief, oh surprise... une femme ! Voyez, le glamour arrive... enfin, presque !

Il arrive qu'on retrouve une Marianne, ou une allégorie de la Liberté sur ces édifices commémoratifs, mais celui de La Côte Saint André est l'un des très rares en France, si ce n'est l'unique (je ne les ai pas tous recensés encore... !), à mettre en avant et commémorer l'implication des femmes, et plus largement la "Nation de l'intérieur", au cours de la Première Guerre Mondiale.

Bas relief du Monument aux Morts : femme travaillant aux champs (photo 2012)

Ici, la femme est représentée en train de travailler aux champs derrière son araire, car dans les communes rurales comme La Côte Saint André, il fallait bien, malgré la guerre, continuer de labourer, semer, récolter, et comme les hommes étaient au front, embourbés dans les tranchées, il fallait bien les remplacer ! C'est ainsi que les femmes prirent leur place dans les champs, tandis que d'autres notamment dans les villes et les centres industriels, remplaceront les hommes dans les usines pour poursuivre l'effort de guerre (production d'obus...).

Rare témoignage de cet engagement féminin, le Monument aux Morts de La Côte Saint André fut inauguré le 6 Août 1922. Il fut en grande partie financé par souscription publique auprès des habitants (26 000F environ sur les 32 335F du prix final).
Le sculpteur, Alexandre MASPOLI, qui, comme son nom ne l'indique pas, était originaire de Lyon (né en Suisse). Il fut secondé par J.LESAGE.
MASPOLI réalisa le Poilu de La Côte Saint André en reprenant à l'identique celui qu'il avait déjà réalisé pour le Monument aux Morts de la commune des Avenières (Isère) deux ans plus tôt :

                                   

Inscrit au titre des Monuments Historiques le 1er Avril 2003, le Monument aux Morts de La Côte Saint André, bien abîmé par le temps, a eu le droit à une petite cure de jouvence en 2013 : après un hydrogommage de l'ensemble et la restauration des statues (Glénat), puis la reprise de la gravure des lettres (Manchon), le voilà tout beau tout neuf !

                                             

Coût de l'opération : environ 13 000€ ! Eh oui, ça fait mal au porte-monnais, mais la Mémoire n'a évidemment pas de prix !

N'hésitez pas à me suivre en visite guidée pour découvrir les autres richesses de La Côte Saint André, que ce soit le Vieux Bourg, le Musée Hector Berlioz ou encore le Paradis du Chocolat... il y a de quoi passer une belle journée côtoise ! ;-)

A très vite pour d'autres billets-découverte

 

Steve, votre guide de poche.

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Le Château de Commarque (DORDOGNE)


Après le Château de Pupetières, celui de Longpra, celui du Passage, et enfin celui de Montrottier, on poursuit notre série estivale sur les châteaux, mais cette fois-ci on quitte la Région Rhône Alpes, je vous embarque pour une visite virtuelle à l'autre bout de la France, dans une région où j'ai pu jouer le touriste par le passé ! 

Carte Dordogne en France

Direction la Dordogne ! Un territoire aussi appelé Périgord, ancien nom de la province sur laquelle s'est établi le département de la Dordogne au moment de la Révolution Française (avec quelques petites modifications).

C'est en septembre 2016 que j'ai découvert la région, que je ne soupçonnais pas aussi riche en patrimoine ! Outre les nombreuses grottes préhistoriques (Lascaux étant la plus connue, mais il y en a d'autres...), forteresses et villes médiévales parsèment le territoire qui reste essentiellement rural et boisé (45% du territoire est boisé !). D'ailleurs pour la petite anecdote, la population de la Dordogne, 420 000 habitants environ, est au même niveau... qu'au moment de la Révolution Française ! Un endroit tranquille, en somme, parfait pour des vacances au calme !

Et c'est justement au milieu des bois que l'on va se perdre aujourd'hui, pour rejoindre le Château de Commarque, dans le Périgord noir, entre Sarlat et Les Eyziès :

En effet, une fois votre voiture garée sur le parking visiteurs, il vous faudra marcher un peu (moins d'un kilomètre) à travers les bois pour rejoindre le fond de la vallée de la Beune, où vous trouverez alors, perchés sur leur éperon rocheux, les vestiges du Castrum médiéval de Commarque, c'est à dire le Château, bien sûr, mais aussi une chapelle et des maisons nobles, l'ensemble étant protégé par des remparts partiellement conservés.

Chateau de Commarque - Vue générale

C'est probablement au XIIème siècle qu'un premier fortin est construit, par la famille de Commarque, pour défendre des routes alors stratégiques. Puis ce premier donjon en bois, va se developper, pour donner la forteresse en pierre actuelle, grâce à la famille de Beynac qui va s'approprier les lieux, même si les Commarque restent présents sur le site : une co-seigneurerie se met en place.

Les Beynac occupent le donjon principal, tandis que les co-seigneurs se font construire une maison noble juste à côté. Un plan sur le site permet de visualiser l'ensemble des constructions et comprendre les vestiges que l'on visite :

 

Chateau de Commarque - Plan général

Le site fut vraisemblablement abandonné à la fin du XVIème siècle. La végétation environnante a alors repris ses droits, jusque dans les années 1960's, date à laquelle Hubert de Commarque, lointain descendant des premiers propriétaires, rachète le site : seul le donjon et la chapelle sont alors visibles sur la colline ! Sur de vieilles cartes postales, on peut se rendre un peu compte de la végétation qui grimpe jusque sur les murs du donjon !

Chateau de Commarque - Carte postale avant restauration

Pour sauver le site, il faut le dégager de cette végétation envahissante, un nettoyage qui va révéler peu à peu les vestiges, qui sont ensuite progressivement restaurés, puis ouverts au public : c'est la raison de notre visite aujourd'hui ! Mais j'espère que vous êtes bien chaussés, car comme pour Sigiriya, ça grimpe ! (Bon, beaucoup moins quand même !).

L'entrée du castrum passe sous la chapelle, mais nous ne la visitons pas tout de suite, on continue tout droit pour l'instant, pour rejoindre les habitats troglodytes du Cluzeau, installés au pied du château :

Chateau de Commarque - Entrée du castrum sous la chapelle

Château de Commarque - Habitat troglodyte du Cluzeau (1 sur 3)

Chateau de Commarque - Habitat troglodyte du Cluzeau (2 sur 3)

Chateau de Commarque - Habitat troglodyte du Cluzeau (3 sur 3)

Il faut ensuite revenir sur nos pas, et remonter les marches creusées dans le roc, pour rejoindre la chapelle sous laquelle nous sommes passés en entrant dans le castrum. Ses vestiges sont divisés en deux parties, le mur de façade sur la droite, en hauteur, et, sur la gauche, une partie seulement de la chapelle : entre les deux, plus rien !

Un dessin permet néanmoins de visualiser comment devait se présenter la chapelle autrefois. Tout au long du parcours d'ailleurs, ces petits panneaux dessinés permettent de visualiser les bâtiments correspondant aux vestiges que l'on visite, très pratique pour bien comprendre l'organisation du site en quelques coups d'oeil !

Chateau de Commarque - Chapelle Chateau de Commarque - Chapelle mur façade intérieur

 

Chateau de commarque chapelle dessin complet

Chateau de Commarque - Chapelle vue du sud

 

En poursuivant, on trouve sur la gauche les vestiges de la Maison aux contreforts. Sur la droite, la Maison au Four, on pourra admirer la toiture de celui ci en empruntant la petite ruelle qui grimpe et nous conduit jusqu'au mur de la chapelle, et nous offre un premier panorama sur le Château voisin, celui de Laussel : 

Chateau de Commarque - Maison aux contreforts

Chateau de Commarque - Ruelle Chateau de Commarque - Toit du four

Chateau de Commarque - Mur de la chapelle et vue sur Château de Laussel

 

Sur la gauche, ce sont les vestiges de la Maison noble de Commarque, puis, en face, le Château !

Chateau de Commarque - Maison noble de Commarque

Chateau de Commarque - Intérieur maison noble de Commarque (1 sur 2) Chateau de Commarque - Intérieur maison noble de Commarque (2 sur 2)

Chateau de Commarque - Donjon vue générale

En partie basse du château, la tour octogonale qui dessert les corps de logis, ainsi que les vestiges de la Grande Salle, dont les baies conservées offrent toujours une vue sur le Château de Laussel en face. Il est ensuite possible de visiter les salles du donjon, avec d'imposantes cheminées, de belles voutes aux culs de lampe bien conservés... 

Chateau de Commarque - Tour octogonale desservant les logis Chateau de Commarque - Vestige Grande Salle

 

Chateau de Commarque - Vue sur le Château de Laussel, de la Grande Salle Chateau de Commarque - Grande Salle Reconstitution

Chateau de Commarque Interieur cheminée

Chateau de Commarque - Interieur mobilier

Chateau de Commarque Voute Chateau de Commarque - Cul de lampe sculpté

Chateau de Commarque - Colonnettes du XIIème siecle

 

Une dernière ascension, et nous voici au sommet du donjon, avec une vue panoramique sur les environs !

Chateau de Commarque - Vue du haut du donjon chapelle four maison contreforts Chateau de Commarque Vue du haut du donjon four maison contreforts maison des escarts maison noble de commarque

Chateau de Commarque Au sommet du donjon vue sur le Château de Laussel Chateau de Commarque au sommet du donjon vue sur la chapelle

Chateau de Commarque vue sur le Château de Laussel

On n'y a pas accès, pour des raisons de conservation, mais il faut savoir que SOUS le château, se trouve un abri rocheux préhistorique, sur les parois duquel ont été retrouvées de nombreuses représentations humaines et animales, la plus emblématique étant Le Cheval de Commarque :

Chateau de commarque - Le cheval retrouve dans la grotte sous le chateau

Je m'excuse pour la qualité de l'image mais c'est la photo d'une des photos présentées dans une salle du donjon évoquant les représentations préhistoriques... à savoir qu'un nouvel espace muséographique dédié à ces représentations devait voir le jour pour mieux mettre en valeur ce patrimoine préhistorique, cela a dû être fait depuis mon passage en 2016 !

Autre point important à ne pas manquer lors de votre visite, les habitats troglodytes en face du château (on les aperçoit dès qu'on arrive sur le site). Le niveau du sol est bien plus élevé aujourd'hui, c'est donc le premier étage des habitats que l'on peut apercevoir.

Chateau de Commarque - Habitats troglodytes face au chateau

 

J'espère que cette belle balade virtuelle très complète vous aura donné envie d'organiser une "vraie" visite de ce château, pour cela je vous glisse ici quelques infos pratiques qui pourraient vous être utiles : 
 

LES INFOS PRATIQUES :

OUVERT TOUS LES JOURS DU 1ER AVRIL AU 3 NOVEMBRE 2019

     - Avril, Mai, Juin, Septembre : 11h-19h
     - Juillet /Août : 10h-20h
     - 01 octobre au 19 octobre : 14h-18h
     - 20 octobre au 3 novembre : 11h – 18h

Dernière admission 1h avant la fermeture

LES VISITES GUIDEES, 1h30 environ (SANS SUPPLEMENT) : 

  • 2 Visites guidées par jour pendant les vacances scolaires de Pâques, de Toussaint et week-ends fériés : 14h30 et 16h30
  • 4 Visites guidées par jour pendant les vacances scolaires d’été juillet/aout :
    • 11:00
    • 14:00
    • 15:30
    • 17:00

S'il n'y a pas de visites guidées lors de votre venue (il n'y en avait pas lors de mon passage en septembre), pas de panique, un petit livret vous est prêté pour vous guider sur le site, en complément des panneaux jalonnant le parcours. Vous pouvez ainsi découvrir les vestiges à votre rythme.


TARIFS :  

  • Adultes : 8.80 €
  • Etudiants : 6.50 €
  • Jeunes (13 – 17 ans) : 5 €
  • Enfants (6 -12 ans) : 4 €
  • Gratuit pour les moins de 6 an

LOCALISATION : 

 

Pour terminer en beauté ce billet, je vous propose de prendre un peu de hauteur, avec cette vidéo prise des airs pour une vue globale du site !

 

S'il vous a plu, n'hésitez pas à partager autour de vous ce billet, qui sait, il donnera peut être envie à d'autres d'aller découvrir ce site merveilleux !
Pour ma part, il ne me reste plus qu'à vous donner rendez-vous dimanche prochain, pour un nouveau-billet découverte ! Qui sait où il nous menera... ?!

 

Votre guide de poche, Steve.

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Le Château de Montrottier, à LOVAGNY (Haute-Savoie)

Après le Château de Pupetières, le Château de Longpra, puis celui du Passage, nous poursuivons aujourd'hui notre escapade autour des châteaux de la région, puisque pour le billet-découverte de ce soir je vous embarque pour une nouvelle visite virtuelle, cette fois-ci en Haute-Savoie, près d'Annecy, pour (re)découvrir le magnifique Château de Montrottier !

Château de Montrottier


J'ai découvert ce château au printemps 2017, lorsqu'une agence italienne m'en demanda une visite guidée... cela ne s'est pas fait, mais mes repérages sur le site m'ont séduit, et je compte bien un jour intégrer ce château dans mon offre de visites guidées, et pourquoi pas dans un circuit aux alentours d'Annecy ? Cela ne s'est pas fait en 2017, ni en 2018 car j'ai eu et j'ai encore beaucoup d'autres visites à créer, je donne la priorité aux commandes... mais je ne désespère pas de trouver le temps de travailler tout ça ! Ou alors commandez-moi cette visite, comme ça je serai forcé de trouver le temps ! :D 

Château de Montrottier - Vue des jardins


Mais trève de bavardages !
Allons-y pour une petite visite "virtuelle" de ce château construit au Moyen-Âge pour contrôler notamment le passage des Gorges du Fier, axe stratégique autrefois. Bien que transformé par la suite, notamment au XIXème siècle par sa propriétaire d'alors Mathilde de Rochette, le château a su conserver son identité médiévale, en témoignent encore la Tour dite des Religieuses (partie la plus ancienne du château, XIIIème siècle), le logis des Chevaliers du XIVème siècle et ses magnifiques plafonds à caissons (XV/XVIème), ainsi que le donjon de 35m de haut (XVème siècle, sommet restauré au XIXème siècle).

 

Chateau de Montrottier - Le donjonChateau de Montrottier - Logis des chevaliers

Chateau de Montrottier - Plafond à caissons de la salle des chevaliers

Le logis des comtes, bâti à l'ouest à la même époque que le logis des chevaliers (nord), a été largement modifié au XIXème siècle, ses galeries en bois ayant été remplacées par des galeries en calcaire et molasse dans la seconde moitié du XIXème siècle par Mathilde de Rochette, alors propriétaire, qui réalisa aussi l'entrée du château qui devait devenir une chapelle, mais visiblement l'argent manqua... ! Il faut dire qu'elle en avait déjà beaucoup investi dans la restauration des différentes parties du château, comme la Tour de Rochette, ou encore l'agrandissement et l'embellissement des terrasses... 

Chateau de Montrottier - Galeries du logis des comtes Chateau de Montrottier - Entree

Chateau de Montrottier - Tour de Rochette et terrasses ouest

Chateau de Montrottier - Terrasses sud

Ruinée par ces travaux, Mathilde de Rochette devra vendre Montrottier à la famille Frèrejean, le 13 mai 1876. Trente ans plus tard, par le jeu des héritages et successions, le château devient la propriété d'un certain Léon Marès, grand collectionneur, qui va faire de ce château son cabinet de curiosités, qu'il léguera à sa mort à l'Académie Florimontane, à condition que ses collections soient laissées en l'état, et ouvertes au public... c'est ce qui fait aujourd'hui toute l'originalité et l'authenticité des collections du Château de Montrottier : un voyage dans les "musées" d'il y a un siècle, puisque rien n'a bougé (ou presque) depuis 1916 ! Et il y en a partout, du sol au plafond... 

Chateau de Montrottier - Les collections de Léon Marès (Tour des religieuses)

Chateau de Montrottier - Collections de Léon Marès (Salle des chevaliers)

Chateau de Montrottier - Collections de Léon Marès (Logis des comtes)

Les objets sont d'origine très diverses, et ne se limitent pas à la France ou même l'Europe. Leur présentation n'obéit à aucune véritable classification scientifique, mais on peut toutefois remarquer quelques "grands ensembles" : les armes, les faïences, les objets orientaux... 

Chateau de Montrottier - Collections de Léon Marès (les armes) Chateau de Montrottier - Collections de Léon Marès (les objets orientaux)Chateau de Montrottier - Collections de Léon Marès (les faiences)

Chateau de Montrottier - Collections de Léon Marès - Jeu d'échecs chinois

Outre la richesse et la variété des collections que je ne peux résumer en quelques photos (il y a plusieurs milliers d'objets !), c'est surtout la présentation "dans son jus" de ces objets qui est exceptionnelle, car si Léon Marès fut loin d'être le seul collectionneur de la fin du XIXème/début XXème à avoir son cabinet de curiosités, c'est sans doute l'un des derniers, pour ne pas dire le dernier, à être conservé en l'état, dans sa présentation d'il y a un siècle !

Et bien que ce soit déroutant pour le visiteur au premier abord, c'était la volonté de Léon Marès que ses collections soient présentées ainsi, l'Académie Florimontane s'attache donc à préserver les salles de collections depuis le décès du collectionneur...
C'était également une de ses dernières volontés d'être enterré sur son domaine, ne vous étonnez donc pas si une sobre tombe marque le paysage du château ! 

Chateau de Montrottier - Tombe de Léon Marès



J'espère que cette visite virtuelle vous a donné envie d'aller visiter par vous-même ce bijou patrimonial haut-savoyard, il est d'ailleurs situé à moins d'un quart d'heure des Jardins Secrets dont je vous ai déjà parlé, c'est peut être donc l'occasion pour vous d'organiser une belle journée de découverte dans les environs d'Annecy ! Et si vous cherchez un guide... vous savez où me trouver ! ;-)


INFORMATIONS PRATIQUES POUR ORGANISER VOTRE VISITE : 

Jours et horaires d'ouverture : 

     - Avril, Mai, Juin et Septembre 2019 : du mercredi au dimanche de 10h à 18h (visites guidées à 11h et 15h)
     - Juillet et Août 2019 : tous les jours de 10h à 19h (visites guidées à 11h, 14h, 16h et 17h)
     - Ouvertures exceptionnelles les Lundi 22 Avril (Pâques), Mardi 30 Avril, Mardi 7 Mai et le Lundi 30 Juin 2019


     - ATTENTION :
       Salle des armes et salle des collections orientales accessibles seulement en visite guidée.
       Salle des faïences et dentelles inaccessibles entre 12h30 et 13h30.


Tarifs individuels : 

     - Adultes : 8.50€
     - Enfants (5-15 ans) : 6€
     - Familles (2 adultes + 2 enfants : 24€
    - Réduits : 7€ (demandeurs d'emploi, étudiants, personnes handicapées et accomapgnateurs, sociétaires Crédit Agricole, Carte Cezam, ainsi que les amis et voisins de Montrottier sur présentation du ticket de caisse : Château de Ripaille et de Menthon, Golf de Montrottier, Gorges du Fier).

De multiples animations programmées tout au long de la saison :



A savoir : 

Réceptions, mariages, séminaires... vous pouvez aussi louer les salles du château ! Plus de renseignements ici.

Localisation : 

A très vite pour d'autres découvertes ! 


Steve, votre guide de poche !

 

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