Idées de sortie - Lieux à visiter

Ici je vous propose de retrouver différents lieux à visiter, des musées, des monuments, des sites naturels... un best-of des lieux qui ont attiré mon attention dans la région, et que je vous conseille si vous êtes à la recherche d'une idée de sortie/de balade dans la région !

1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Les catacombes de PARIS


Après notre balade virtuelle au Sri Lanka la semaine dernière, avec l'ascension du Rocher du Lion, changement d'ambiance ce soir ! Retour en France, à Paris, pour une visite... des catacombes !

Paris - Catacombes - Des crânes et des fémurs par milliers, par millions...

L'année dernière à la même période de l'année, j'étais embarqué à l'improviste à Paris par une amie (coucou Pauline !), pour un concert loin de mes habitudes musicales, nous en avons profité pour vadrouiller un peu en journée dans la capitale. Ceux qui suivent ma page facebook avaient pu avoir un petit aperçu de Paris vu d'en haut, plus exactement du sommet de la Tour Montparnasse, malgré la météo peu clémente ce jour là :

Paris - Panorama vu du sommet de la Tour Montparnasse

Le lendemain, c'est le Paris vu d'en bas qui nous a attiré, le Paris souterrain : direction les catacombes !

Bon déjà, la première chose à savoir, c'est qu'il faudra vous armer de patience pour les visiter, car le site ne peut accueillir que 200 visiteurs simultanément, pour des raisons de sécurité probablement. Donc soit vous vous levez tôt pour être parmi les premiers visiteurs à entrer, soit vous achetez un coupe-file avec audioguide quelque peu coûteux (29€ au lieu de 18€, voire 13€ l'entrée sans audioguide). Sinon, vous faites comme nous, vous faites la queue pendant... 2 heures ! Alors oui, c'est long, mais ça vaut le coup, promis !

Les catacombes de Paris, qu'est-ce que c'est ?

Dès le Ier siècle après J.C., les Gallo-Romains exploitent le calcaire de la région pour construire Lutèce. Au Moyen-Âge, les besoins de pierre sont très importants (construction de Notre-Dame de Paris, du Louvre, des remparts...), les carrières deviennent souterraines, et les galeries se multiplient sous la ville.

Paris - Catacombes - Carte des carrières à Paris et ses environs


En 1780, on décide d'aménager une partie de ces cavités pour accueillir les ossements du cimetière des Saints-Innocents (aux Halles), alors le plus important cimetière de Paris, mais qui ferme ses portes pour des raisons de salubrité publique.

Puis progressivement, ce sont les ossements de tous les cimetières du centre de Paris qui sont regroupés ici au XIXème siècle, au fil des travaux d'aménagements urbains de la capitale. Les derniers dépots d'ossements sont réalisés en 1859, lors des travaux haussmaniens. Cela fait alors déjà plus d'un demi-siècle que l'ossuaire est ouvert à la visite... 

Paris - Catacombes - Une construction parfaite !

Le parcours de visite : 

On commence par descendre les 130 marches de l'escalier d'accès, qui nous permet de nous rendre 20 mètres sous terre, et d'accéder aux premières galeries. C'est l'Inspection générale des carrières, créée en 1777, chargée alors de la protection et de la consolidation du sous-sol parisien, qui va réaliser les aménagements. On retrouve à plusieurs endroits, le long des galeries confortées, la signalétique des ingénieurs, permettant de suivre la chronologie des aménagements :

Paris - Catacombes - Murs de confortation des galeries des carrieres

Paris - Catacombes - Signalétique des architectes et ingénieurs de l'inspection générale des carrières

Un peu plus loin, d'autres inscriptions évoquent l'Aqueduc d'Arcueil, construit entre 1613 et 1623 sur ordre de Marie de Médicis, pour amener les eaux des sources de Rungis à Paris. La galerie de pierre circule juste sous la surface du sol, mais suite à un effondrement de carrière en 1781, il a fallu reconstruire un tronçon de 150m, tout en consolidant la carrière ici, 20m plus bas, pour éviter d'autres effondrements.

Paris - Ctacombes - Signalétique Aqueduc d'Arcueil

Un peu plus loin encore, on arrive à l'Atelier, une partie où la carrière est encore visite, le "ciel" de celle-ci étant soutenu par les piliers tournés (masse de roche laissées en place après extraction de la pierre autour) et les piliers à bras (construits par les carriers grâce à de gros blocs empilés "à bras d'homme"). Entre eux, des hagues (petits murets de pierre) contiennent les déchets de taille, les remblais.

Paris - Catacombes - L'Atelier

Paris - Catacombes - Piliers

Puis, enfin, nous arrivons à l'entrée de l'ossuaire, "l'Empire de la Mort" ! Le ton est donné... 

Paris - Catacombes - Entree de l'ossuaire

Commence alors une déambulation entre des milliers, des millions de crânes, de fémurs... et autres ossements moins organisés.

Paris - Catacombes - Crânes

L'ossuaire fait une boucle dans le quadrilatère constitué en surface par l'avenue René Coty, les rues Hallé, Dareau et d'Alemberg.

Si les premiers ossements sont jetés pêle-mêle par un ancien puits d'exploitation de la carrière, très vite, vers 1810, Héricart de Thury, inspecteur général des carrières, aménage les lieux de manière ordonnée. Sont ainsi montés des hagues, des murs, avec des os longs, généralement les fémurs, que l'on décore avec des crânes. Tous les autres ossements restent en vrac derrière les hagues.

Paris - Catacombes - Une hague d'ossements : un mur de fémurs et de crânes et derrière les autres ossements en vrac

Paris - Catacombes - Un fémur, deux fémurs, trois fémurs...

Une signalétique précise permet d'identifier les cimetières d'origine des ossements.

Paris - Catacombes - Des alignements parfaits !

Mais on n'hésite pas également à "mettre en scène" les ossements, jouant avec les crânes notamment pour former des croix, des porches, des coeurs... 

Paris - Catacombes - Mise en scène des ossements ici coeur de crânes

Paris - Catacombes - Mise en scène des ossements sous forme de porche et de croix

Paris - Catacombes - Mise en scène des ossements sous forme de croix

Paris - Catacombes - Mise en scène des ossements ici forme de croix

Paris - Catacombes - Mise en scène des ossements

A noter que seuls les plus beaux crânes sont présentés de face, les autres sont retournés.

Paris - Catacombes - Alignement de crânes seuls les plus beaux sont présentés de face

Paris - Catacombes - Crâne

Sur le parcours, on peut voir la fontaine dite de "la Samaritaine", un puits autour duquel a été aménagée une petite pièce circulaire dont les parois sont là aussi constituées d'ossements, en provenance ici du cimetière des Innocents. Ce puits donne accès à une petite nappe phréatique et permettait aux ouvriers des carrières de fabriquer le mortier qu'ils utilisaient pour élever les hagues.

Paris - Catacombes - Fontaine dite de

De multiples sentences et réflexions sur la fragilité de la vie humaine ponctuent ce cheminement macabre, pour interpeller le visiteur...

Paris - Catacombes - Des petites phrases ponctuent le parcours dans l'ossuaire

Le parcours se termine sur le "tonneau", un pilier de soutènement qui s'est vu cerné lui aussi d'ossements, offrant une forme originale, devenu l'un des emblèmes des Catacombes de Paris !

Paris - Catacombes - Le tonneau qui conclue la visite

Paris - Catacombes - Le Tonneau

Une belle conclusion pour cette visite insolite dans les souterrains de Paris, au milieu de millions de squelettes... la balade vous a plu ?

Quelques infos pratiques pour vous organiser une vraie visite :

Jours et horaires d'ouverture :

Du mardi au dimanche de 10h à 20h30, Fermeture des caisses à 19h30. 
Les Catacombes sont ouvertes le 14 juillet, le 15 août, le 1er novembre et le 11 novembre.
Fermée les lundis et certains jours fériés : 1er mai et 1er janvier.

Tarifs :

Plein tarif : 13€
Tarif réduit : 11€ (jeunes 18/26 ans...)
Gratuit pour les demandeurs d'emplois, les guides-conférenciers...
Audioguide en supplément : 5€

Possibilité de réserver en ligne les coupe-files avec audioguide à 29€/pers sur le site internet officiel.

 

A la semaine prochaine pour une nouvelle visite virtuelle... !

Steve, votre guide de poche !

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

 

1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu de Bourg-en-Bresse



Ce vendredi, je participais à l'Assemblée Générale de l'Association GRENAT, le regroupement associatif des Guides de la région Rhône Alpes Auvergne que j'ai intégré en 2017. Alors que le métier de guide est finalement assez "solitaire" puisque bien souvent on se "croise" dans la rue en visite sans pouvoir échanger bien plus, cette association permet au contraire aux guides de se retrouver régulièrement, autour de formations, d'éductours, mais aussi d'apéro-guides et autres types de réunions/animations pour défendre le métier de guide, en faire la promotion, échanger des offres de visites entre guides...

Chaque année en janvier a lieu l'Assemblée Générale, où l'on se retrouve vraiment tous (du moins, ceux qui viennent !). 
La matinée est dédiée au bilan des actions de l'année écoulée, et au renouvellement du Conseil d'Administration pour moitié. Et, oh surprise, cette année votre guide de poche a été élu pour en faire partie ! Me voici donc membre du CA de GRENAT... espérons que je mènerai à bien les éventuelles missions qui me seront confiées !

Grenat - CA 2019

Mais ce n'est pas là le sujet de ce billet... 
Après un bon repas, l'après-midi de l'Assemblée Générale est généralement l'occasion pour nous d'une petite visite découverte. Cette année, l'AG ayant eu lieu chez nos collègues auvergnates à Clermont-Ferrand, nous nous sommes rendus à Chatel-Guyon, très belle station thermale donc je vous reparlerai dans un prochain billet.

L'année dernière, c'est un vignoble viennois que nous avions découvert, et en 2017, lors de ma toute première année en tant qu'adhérent, c'est à Bourg-en-Bresse que nous étions... et c'est là bas que nous nous rendons pour le billet-découverte de ce dimanche !

Bourg en bresse - Hôtel-Dieu

Outre le Monastère de Brou, monument préféré des français en 2014 qu'on ne présente plus, la ville abrite une autre pépite patrimoniale, d'un tout autre genre... pour la trouver, il faut se rendre dans l'aile sud de l'ancien Hôtel-Dieu de Bourg-en-Bresse construit au XVIIIème siècle à quelques minutes du monastère (500m). Après quelques couloirs, là voici qui se dévoile : l'apothicairerie ! 

Bourg en Bresse - Apothicairerie


J'ai eu le plaisir de la découvrir grâce à GRENAT, et maintenant je vous y embarque pour une petite visite virtuelle.

L'ancienne pharmacie hospitalière est composée de trois pièces.


La première, la plus petite, abrite le LABORATOIRE :

Bourg en Bresse - Apothicairerie - Le laboratoire


C'est l'un des rares encore en état de fonctionnement ! Parmi les éléments les plus remarquables, le fourneau et son beau col de cygne... il disposait déjà de l'eau courante ! Tout le nécessaire est là si vous vous sentez l'âme d'un pharmacien du XIXème : alambics et bouilloires en cuivre, mortiers, vaisselles... certains objets sont plus anciens encore que l'apothicairerie, car ils ont été récupérés d'un autre hôpital fondé plus tôt !

Bourg en Bresse - Apothicairerie - Le laboratoire et ses alambics


La visite se poursuit avec l'ARRIERE BOUTIQUE :

Bourg en Bresse - Apothicairerie - L'arrière boutique

On arrive là dans une pièce un peu plus spacieuse, où sont stockées les matières premières, dans une multitude de récipients : des pots, des boites... portant à chaque fois le nom des ingrédients soigneusement conservés : serpetaire acorus, scordium, raphanus... non non, nous ne sommes pas dans Harry Potter ! Et, contrairement à ce que l'on pourrait penser, même si l'apothicairerie n'est plus utilisée en tant que telle depuis plus de 40 ans... une grande partie des contenants possèdent encore leurs ingrédients !

Bourg en Bresse - Apothicairerie - L'arrière boutique : coffret et ingrédients d'origine

Outre ces précieuses matières premières, l'arrière-boutique abrite également une comode Louis-Philippe, surmontée d'une petite vitrine dévoilant une autre richesse de cette apothicairerie : une collection d'ouvrages médicaux, du XVIIème au XXème siècles, parmi lesquels la formidable "Histoire Naturelle" de Georges-Louis Leclerc de Buffon, magnifique témoignage du savoir d'autrefois.

 

Bourg en Bresse - Apothicairerie - Ouvrages anciens

Dans la continuité du laboratoire et de l'arrière boutique, se trouve la véritable boutique, appelée OFFICINE :

Bourg en Bresse - Apothicairerie - L'Officine

C'est la pièce la plus grande de l'apothicairerie. Comme dans l'arrière boutique, on retrouve ici des étagères pleines de pots, de boites... près de 1000 contenants ! 

Bourg en Bresse - Apothicairerie - L'Officine, plus de 1000 contenants !

On remarquera le travail sur les boiseries, certaines réalisées pour accueillir les pots plus imposants : les "monstres".

Bourg en bresse apothicairerie l officine un monstre et sa boiserie parfaitement adaptee


Comme nous sommes dans la boutique, vous ne serez pas surpris d'y trouver aussi quelques balances d'autrefois, qui permettaient de peser, à l'aide de petits poids, les ingrédients dont on avait besoin, souvent en infime quantité !

Bourg en Bresse - Apothicairerie - L'Officine - Balance

Vous voulez en savoir un peu plus ? Aller, mieux que mes photos, une petite vidéo où Edith Buisson, guide conférencière, vous présente les lieux : 






LES VISITES :

Si ce petit billet-découverte vous a donné l'envie d'aller voir de vos propres yeux ce petit trésor caché à deux pas du Monastère de Brou, sachez que l'apothicairerie de Bourg-en-Bresse n'est ouverte au public que par le biais de visites guidées, organisées par l'Office de Tourisme tous les samedi à 14h30 pour le grand public (6€/pers, 1h15/1h30 de visite). L'été, un 2e créneau de visite est proposé le mardi matin à 10h30.
Des visites adaptées aux enfants sont aussi organisées, pendant les vacances scolaires de la zone A, le mercredi à 15h30 (3.50€/enfant, 4.50€ pour l'adulte accompagnateur, pour 1h15 de visite).

Plus d'infos sur toutes les activités proposées, et plus de photos sur
le site internet de l'apothicairerie de Bourg en Bresse


A la semaine prochaine pour d'autres découvertes ou idées de sortie ! ;-) 
 

 

Votre guide de poche, Steve.

 

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Le Musée d'Art Sacré Contemporain Saint-Hugues-de-Chartreuse

Eglise Saint Hugues de Chartreuse

Aujourd'hui, pour le billet-découverte dominical, c'est à la montagne que je vous emmène, plus exactement en Chartreuse !
Qui a dit qu'on ne pouvait pas, entre deux randos ou deux sorties raquette, faire une petite pause culturelle ? A Saint-Hugue en Chartreuse, c'est possible, grâce au Musée d'Art Sacré Contemporain, installé dans l'église du village.

L'Eglise Saint-Hugues-de-Chartreuse, construite en 1860, abrite depuis 1953 un riche décor réalisé par un seul et même artiste, ARCABAS, qui a créé en presque 40 ans, plus d'une centaine d'oeuvres réparties essentiellement en 3 registres superposés ceinturant tout l'édifice.


La nef de l'Eglise Saint Hugues de Chartreuse

Le Choeur de l'Eglise Saint Hugues de Chartreuse

Le registre central est le plus ancien (1953-1967). Il s'agit d'un ensemble de peintures sur toiles de jute de 144m², abordant la vie divine dans le choeur (avec une représentation de la Cène) et la vie terrestre dans la nef (la naissance, le travail, la mort...).
Pas totalement satisfait de ce 1er travail trop sombre à son goût, l'artiste poursuit son oeuvre, 6 ans plus tard, en réalisant le bandeau supérieur : le Couronnement (1973-1985). C'est un ensemble de peinture cette fois-ci beaucoup plus colorées, et abstraites, mais non dénuées de sens puisqu'inspirées, entre autres, du Psaume 150, expression de la louange à Dieu à travers la musique.
Après avoir fait don de son oeuvre au Département de l'Isère, qui va pouvoir faire du lieu le Musée d'Art Sacré Contemporain, ARCABAS réalise le bandeau inférieur, la Predelle, où il raconte sa vision du monde à travers un ensemble de 53 toiles peintes... en moins d'un an !

Mais ARCABAS, ce ne sont pas seulement des peintures. Il a aussi conçu les vitraux, des incrustations au sol, ou encore des sculptures, comme ce Christ en croix, dernière oeuvre en date installée dans l'Eglise en Décembre 1991... 38 ans après les premières peintures ! 

Christ en croix par Arcabas, 1991


Mieux que des mots, des images seront plus explicites pour vous faire découvrir ce site unique en son genre, voici donc deux vidéos vous présentant les lieux :
 

Et pour mieux comprendre la démarche de l'artiste... autant le rencontrer ! Enfin presque, avec cette petite interview enregistrée en 2010 :



Arcabas par eglise_catho


Evidemment le mieux, pour apprécier le travail d'ARCABAS, c'est encore d'aller l'admirer de vos propres yeux !

Le Musée est ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h à 13h et de 14h à 18h (sauf 1er janvier et 1er mai), et offre une visite guidée gratuite le 2e samedi du mois à 10h, l'idéal si l'on souhaite aller plus loin dans la compréhension de l'oeuvre et de l'artiste ! Une multitude d'ateliers sont également proposés durant les vacances scolaires, pour les enfants mais aussi les plus grands : consultez le programme des animations !

Pour ma part, intervenant déjà ponctuellement au Musée de la Grance Chartreuse, j'espère pouvoir intégrer prochainement ce Musée d'Art Sacré Contemporain dans mon offre de visites guidées, afin de l'inclure aussi dans différents circuits de visites... mais patience, pour l'instant, j'ai déjà beaucoup de nouveautés en préparation, elles arrivent bientôt... ! ;-)

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Le Grand Séchoir - Maison du Pays de la Noix, à VINAY


Perdu aujourd'hui au milieu de la plaine de Tullins, pour encadrer le dernier rendez-vous patrimonial du Pays d'Art et d'Histoire du Pays Voironnais, sur le thème du patrimoine rural, j'ai pu voir sur le chemin pas mal d'exploitants à l'oeuvre pour le ramassage des noix, une récolte tardive du fait de la sécheresse qui a frappé et frappe encore notre territoire cette année.

Du coup je me suis dit, tiens, un petit billet découverte, sur un lieu qui nous dit TOUT sur la noix : le Grand Séchoir, à Vinay !

Grand sechoir

C'est le 11 Juin 2005, que la Communauté de Communes de Vinay a inauguré ce lieu longtemps désiré dans la région : un musée qui raconte l'histoire du pays de la noix de Grenoble, et des hommes qui ont fait la renommée de ce fruit emblématique de la région dauphinoise, qui bénéficie d'ailleurs de l'Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) depuis 1938 ! 80 ans déjà !!!

Grand sechoir le sechoir a noix

Installé dans une ancienne ferme traditionnelle avec séchoir à noix, entièrement rénovée pour l'occasion, le musée offre une exposition permanente qui revient dans un premier temps sur l'origine de la noix et de sa culture dans notre région, dès l'antiquité, puis son fort développement depuis la fin du XIXème siècle en remplacement des vignes et muriers attaqués par le phylloxera.

Une seconde salle est consacrée à la "civilisation de la noix" : du greffage au mondage des noix, en passant par les plantations, le hersage, le gaulage, le ramassage... c'est tout un savoir-faire qui est mis en oeuvre par les nuciculteurs, et qui nous est expliqué ici à travers la présentation d'outils d'époque et de photos.

Grand séchoir : les outils nécessaires en nuciculture


Grand séchoir - Les récoltes autrefois

Après cette présentation "historique", l'exposition revient sur l'obtention de l'AOC dès 1938, et la filiale nucicole actuelle (10 000 tonnes de noix de Grenoble produites par an!), avec de nouvelles méthodes, notamment de récolte, présentées grâce à un film tourné au coeur d'une exploitation locale.

Evidemment, le musée revient aussi sur le patrimoine architectural des séchoirs à noix qui marque le paysage local.

Grand Séchoir - Maquette séchoir à noix en sacoche

Grand Séchoir - Maquette séchoir à noix autonome (St Quentin sur Isère)

Enfin, outre les différents usages de la noix (huile, vin de noix, pâtisseries...) et du bois de noyer (meubles, crosses de fusil...), vous pourrez découvrir une très riche collection de plus de 2000 noix du monde entier, ainsi que de drôles de créations... à partir de noix, évidemment !

Grand Séchoir - Meuble en bois de noyer

Grand Séchoir - Créations originales

Comptez entre une heure et une heure et demi de visite, suivant votre intérêt pour le sujet bien sûr, sachant qu'il ne faut pas manquer aussi l'exposition temporaire, en ce moment sur les "Paysages de la vallée aux 600 000 noyers" :
 



 

De multiples animations sont également proposées tout au long de l'année : visites guidées, visites théâtralisées, conférences, ateliers pour les enfants... tout le programme pour petits et grands dans l'agenda du musée !

Bonne visite à tous ! 

PLUS DE PHOTOS DU GRAND SECHOIR ICI !

~~~~

LES INFOS PRATIQUES POUR ORGANISER VOTRE VISITE :

   Adresse : 
        Le Grand Séchoir 705 route de Grenoble 38 470 VINAY (Sur la RD 1092, à la sortie de Vinay en direction de Tullins, très facile à trouver !)

   Ouverture :
        - Du 1er Avril au 31 Octobre : tous les jours sauf le lundi, de 10h à 18h.
        - Du 1er Novembre au 31 Mars : tous les jours sauf le lundi, de 14h à 17h30.

   Fermeture :
        - Tous les lundis
        - En Janvier, ainsi que les 1er Mai et 25 Décembre

   Tarifs : 
        - Plein tarif : 4,50€
        - Tarif réduit : 3,50€ (10/18 ans, lycéens, étudiants, RSA, demandeurs d'emplois, familles nombreuses, et invalidité)
        - Gratuit (pour les moins de 10 ans)

Site accessible aux personnes à mobilité réduite.

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE - N°68 : Le Château de Longpra, à Saint-Geoire en Valdaine (ISERE)


Notre région comporte de beaux châteaux, et j'ai déjà eu l'occasion de vous en présenter quelques-uns sur ce blog, notamment le Château du Passage et le Château de Pupetières, qui sont tout près de chez moi en Isère, ou encore le Château de Montrottier, un peu plus loin en Haute-Savoie, non loin d'Annecy et des Jardins Secrets.

Pour le billet-découverte de ce dimanche, nous restons en Isère, et plus particulièrement en Pays d'Art et d'Histoire du Pays Voironnais où je guide beaucoup, avec le Château de Longpra que j'aimerais vous faire (re)découvrir.

Chateau de Longpra

Il se trouve dans le Val d'Ainan, à Saint-Geoire en Valdaine plus précisément, un peu à l'écart du village :

UN PEU D'HISTOIRE...

A l'origine à cet emplacement, se trouvait une maison forte, signalée dès le XIVème siècle : elle faisait alors partie de la seigneurerie de Montferrat. Elle est acquise en 1536 par un notaire royal alors installé à Saint-Geoire en Valdaine, un certain Charles Pascal : la demeure venait de trouver une famille qui ne quittera plus les lieux, jusqu'à nos jours ! 

Il faut néanmoins attendre le XVIIIème siècle pour que la vieille maison forte devienne la belle demeure actuelle : on la doit à Pierre Antoine Pascalis, conseiller et futur président du Parlement de Grenoble. La famille grimpe les échelons, elle se doit donc d'avoir un beau château ! 

Les anciennes douves sont néanmoins conservées, et remises en eau, offrant ainsi, avec le parc et les terrasses aménagées à la même époque, un environnement exceptionnel :

Chateau de Longpra - Vue aérienne

Au XIXème siècle, le dernier des Pascalis de Longpra n'a pas de descendance, il lègue donc son domaine à sa nièce et filleule Eugénie Chosson du Colombier, vers 1844. Elle avait épousé une décennie plus tôt le baron Anselme Pasquier de Franclieu, et c'est toujours aujourd'hui la famille de Franclieu qui possède les lieux, ouverts à la visite depuis 1984 !
 

PETITE VISITE VIRTUELLE...

Comme pour le Château de Pupetières le mois dernier, je vous propose aujourd'hui une petite visite virtuelle des intérieurs du Château de Longpra, grâce à quelques photos prises lors de ma visite il y a quelques semaines... 

Chateau de Longpra - Grand escalier central

Château de Longpra - Grand salon d'été

Chateau de Longpra - Salle a manger

Chateau de Longpra - Chambre

Je m'arrête là pour ne pas trop en dévoiler, je ne vous ai montré que les pièces "principales", mais la visite guidée des lieux vous en montrera évidemment beaucoup plus, et, surtout, vous permettra d'en connaître bien plus précisément l'histoire !

Ne manquez pas également, dans les communs du château, le petit Musée de l'outil à bois, qui présente une belle collection d'outils de menuiseries et d'ébenisteries des XVIIIème et XIXème siècles. Ils furent pour certains utilisés par la célèbre famille Hache, qui réalisa notamment les parquets et une partie du mobilier du château.

Chateau de Longpra - Musée de l'outil à bois

Toujours dans les communs, vous trouverez durant cette saison 2018 deux expositions.
Une exposition "historique", sur les "Isérois dans la Grande Guerre" à l'occasion des commémorations du Centenaire de la fin de la 1ère Guerre Mondiale, et une exposition "artistique", avec les oeuvres peintes et sculptées de Mireille Belle (intérieur/extérieur). Je vous en parlerai plus en détails très prochainement dans un prochain billet dédié !

Sachez enfin qu'il est possible de privatiser le Château de Longpra, qui peut ainsi accueillir vos événements : mariages, séminaires d'entreprise... il suffit de contacter les propriétaires pour connaître les différentes formules qu'ils peuvent vous proposer.


INFOS PRATIQUES POUR ORGANISER VOTRE VISITE :


Jours et horaires d'ouverture : 

Les samedis et dimanches, de 14h à 18h, jusqu'au 30 septembre 2018
De 11h à 19h pour les Journées Européennes du Patrimoine les 15 et 16 Septembre 2018.


Tarifs : 

Adultes : 8 euros


Visite guidée du château, promenade libre dans le parc, musée de l'outil à bois, projection d'un film documentaire

Parc et extérieurs : 5 euros


Promenade libre dans le parc, musée de l'outil à bois, projection d'un film documentaire

Jeunes de 7 à 18 ans, étudiants et demandeurs d'emploi (sur présentation d'un justificatif) : 5 euros


Visite guidée du château, promenade libre dans le parc, musée de l'outil à bois, projection d'un film documentaire

Enfants de moins de 7 ans : gratuit
Visite guidée du château, promenade libre dans le parc, musée de l'outil à bois, projection d'un film documentaire

 

A très vite pour d'autres découvertes !
 

Steve Vachet, votre guide de poche !

 

Chateau de Longpra - Portail, et sculpture de Mireille Belle (expo 2018)

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~