LE BLOG DECOUVERTES DE VOTRE GUIDE

Pour fêter les deux ans de GIN'Steve, votre guide de poche, j'ai décidé de donner un coup de neuf à mon site internet afin de vous présenter efficacement les visites guidées que je peux vous proposer en Isère et Rhône Alpes, des visites au cours desquelles je partage avec vous mes connaissances de façon ludique et agréable.

Mais pour aller plus loin dans le partage, j'ai aussi ouvert ce "blog-découvertes", afin de vous faire part de mes propres découvertes lors de la préparation de nouvelles visites ou, parfois, lorsque je suis moi-même visiteur/touriste !

Ce "blog-découvertes" sera également l'occasion pour moi de partager avec vous régulièrement les évènements et autres bons plans dans la région, au fil des semaines... donc n'hésitez pas à rejoindre ma page facebook afin de ne manquer aucune publication !

Votre guide, Steve

 

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Petit sommaire pour s'y retrouver facilement !

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Sigiriya, ou le Rocher du Lion (SRI LANKA)

Sri Lanka - Panorama au sommet de Sigiriya

Il y a 3 ans, jour pour jour, je découvrai les trésors d'une île de l'Océan Indien : le Sri Lanka !

Carte Sri Lanka - Sigiriya



En effet, fin février 2017, je posais pour la 1ère fois un pied en Asie, pour un véritable choc culturel, mais pas seulement : l'histoire et le patrimoine Sri Lankais sont très riches, et les paysages magnifiques !

Pour ce 1er billet sri-lankais, je vous emmène sur un site qui allie tous ces aspects : Sigiriya, aussi appelé le Rocher du Lion. C'est sans doute l'un des sites incontournables de l'île, au programme de tous les tour-opérateurs proposant des circuits au Sri-Lanka.

Sri Lanka - Rocher de Sigiriya

Au coeur de l'ile, et au coeur de la jungle trône un immense rocher, au sommet duquel fut construit un palais-forteresse il y a 1500 ans (quand ce cher Clovis devenait 1er Roi des Francs de l'autre côté du globe, pour vous situer un peu !). L'histoire raconte qu'à cette époque là, au Sri Lanka, Kassyapa tua son père en l'emmurant vivant, pour lui voler le trône qui aurait dû revenir à son frère ainé, Mogallana, qui évidemment pour éviter d'être emmuré lui aussi, fut contraint à l'exil, en Inde.
Kassyapa avait le pouvoir, mais il craignait tout de même le retour de son frère, c'est pourquoi il quitta avec son armée la capitale royale Anurâdhapura, pour s'établir plus au sud ici, sur le rocher de Sigiriya, où il fit bâtir sa forteresse qui était également un véritable palais.

Pour y accéder, il faut d'abord passer les remparts et fossés, payer le droit d'entrée (une trentaine d'euros!), puis c'est parti pour la visite, suivez moi !

Sri Lanka - C'est parti ! Traversée des jardins de Sigiriya

Au pied du rocher-forteresse, avaient été aménagés d'immenses jardins, qui mêlent encore aujourd'hui végétation et rochers mais surtout ruines et bassins toujours en eau. Leur étendue laisse imaginer le faste de l'époque.

Sri Lanka - Jardins et ruines au pied du rocher de Sigiriya Sri Lanka - Jardins et ruines au pied du rocher de Sigiriya

Après la traversée de ces grands jardins, arrivent les premières marches... il faudra en grimper plus de 1200 pour atteindre la cime du Rocher du Lion ! Et là la grande joie des sites ultra-touristiques : tous à la queue leu-leu, ça vous bouscule, ça vous écrase... si vous avez déjà fait la Fête des Lumières à Lyon, imaginez la foule de la Place des Terreaux entassée sur un escalier d'un mètre de large ! Il faut donc rester patient pour éviter tout incident diplomatique ! :D

Sri Lanka - Premières marches Sigiriya   Sri Lanka - Ascension Groupée de Sigiriya

Observez bien la photo de droite, la passerelle qu'on aperçoit à travers le feuillage... c'est la 1ère étape de l'ascension, où ça bouchonne un peu, pour deux raisons : c'est le premier point de vue dégagé sur les jardins qu'on vient de traverser, d'une part, et c'est aussi à partir de là que le passage se rétrécit encore puisque nous sommes désormais à flanc de falaise... pire encore, un escalier à vis nous attends, pas très pratique pour fluidifier le trafic !

 

Sri Lanka - Vue du 1er palier Sigiriya avec les jardins en contrebas

Sri Lanka - Sigiriya - A flanc de falaise  Sri Lanka - Sigiriya escalier a vis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet escalier à vis permet de rejoindre une sorte de cavité sous la roche, une faille naturelle où, protégée du soleil et de la pluie, une fresque longue de plus de vingt mètres qui daterait du Vème siècle présente une vingtaine de femmes, les "Demoiselles de Sigiriya", dénudées pour la plupart mais dotées de nombreux bijoux.

Au moment de notre passage, les photos étaient interdites, sans doute pour fluidifier le trafic, à d'autres moments de la journée il semble qu'il soit possible d'en prendre, puisqu'on en retrouve assez facilement sur le net. Exceptionnellement je vous glisse donc ici des photos qui ne sont pas les miennes mais celles de diverses agences de voyages ou voyageurs, mais c'est pour vous donner une idée de la richesse de ces fresques : 

Sri lanka - Les demoiselles de Sigiriya

Sri lanka - Les demoiselles de Sigiriya

Sri Lanka - Les demoiselles de Sigiriya

Qui étaient ces femmes ? Les nombreuses femmes du Roi Kassyapa ? (On dit qu'il avait plus de 500 concubines...!). Nul ne le sait. Ces fresques n'en demeurent pas moins un véritable petit trésor. Néanmoins, l'ascension n'en est pas pour autant terminée, loin de là, alors hop on redescend par un second escalier à vis, puis on poursuit le long de la falaise... au passage, petit coup d'oeil sur un mur rempli de graffitis, qui dateraient pour les plus anciens du VIIème siècle, mais à vrai dire on ne voit plus grand chose tellement la surface du mur a été abîmée (il est pourtant interdit de le toucher...!), je vous épargnerai donc une photo inutile.

En revanche, après encore plusieurs minutes d'ascension, nous arrivons sur le premier plateau, où se trouvait l'entrée du Palais. La vue est de plus en plus impressionnante... et quelques singes nous accompagnent !

Sri Lanka - Sigiriya - Singe et panorama sur les jardins


Je vous ai dit qu'on retrouvait l'appellation "Rocher du Lion" pour ce site.
C'est parce que l'entrée du palais était autrefois marquée par une statue géante de lion, on passait alors par sa gueule pour entrer. Il ne reste aujourd'hui que les énormes griffes du félin. Pas facile de prendre une photo sans touriste... !

Sri Lanka - Sigiriya - Pattes du lion et quelques touristes

Sri Lanka - Sigiriya - Pattes du lion et quelques touristesSri Lanka - Sigiriya - Patte du lion  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non vous ne rêvez pas, la suite de l'ascension, c'est bel et bien cet escalier abrupte et étroit qui s'accroche à la falaise... aller, courage, il ne reste que 250 marches environ ! En chemin, le panorama sur la jungle est sublime !

Sri Lanka - Sigiriya - Panorama Ouest Escalier 1 sur 3

Sri Lanka - Sigiriya - Panorama ouest escalier 2 sur 3

Sri Lanka - Sigiriya - Panorama ouest escalier 3 sur 3

Et enfin, le sommet ! Un sommet rouge brique, de la couleur des nombreuses fondations, seuls vestiges de l'immense palais forteresse construit là il y a 1500 ans... on en devine néanmoins l'ampleur ! Il reste également un immense bassin (piscine du roi ? réservoir ?).

Sri Lanka - Sigiriya - Ruines au sommet et bassin

Sri Lanka - Sigiriya - Ruines et bassin

 

Mais le must est la vue à 360° qu'offre le plateau ! Je vous ai déjà montré le sud (les jardins) et l'ouest (la jungle), allons jeter un oeil au nord et à l'est, où l'on retrouve là aussi la jungle, des lacs... et d'autres sommets, au loin !

Sri Lanka - Sigiriya - Panorama nord est 1 sur 3

Sri Lanka - Sigiriya - Panorama nord est 2 sur 3

Sri Lanka - Sigiriya - Panorama nord est 3 sur 3

On se sentirait presque les rois du monde, au sommet de ce Rocher du Lion ! 
Vous admettrez que ça valait le coup de grimper les plus de 1200 marches qui nous ont menés jusque là... mais il va falloir désormais les redescendre et dire adieu à ces sublimes paysages !

Sri lanka sigiriya zoom panorama est

Nous croiserons sur le chemin quelques moines qui apportent quelques touches colorées sur les dernières photos très "vertes" de ce lieu exceptionnel classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1982.

Sri Lanka - Sigiriya - Moines

J'espère que cette visite virtuelle à l'autre bout du monde vous aura plu, et donner envie d'en découvir plus à propos du Sri Lanka !
Mais il est temps désormais de s'envoler pour rentrer en France, avec une dernière vue du Rocher du Lion prise du ciel, qui n'est pas de moi mais qui permet de faire un bel adieu à ce site magnifique... 

A très vite pour un prochain billet-découverte, d'ici là je vais rêvasser un peu à mes prochaines vacances... sniiif Sri Lanka tu me manques !
 

Steve, votre guide de poche !

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE - Un nouveau logo pour la Maison d'Izieu (01)

 

Maison d'Izieu - Coucher du soleil

Partenaire de la Maison d'Izieu, dans l'Ain, depuis fin 2018, j'y suis régulièrement en visite, particulièrement ces dernières semaines pour y guider des classes de collégiens et lycéens venus découvrir le Mémorial. C'est donc l'occasion de dédier à ce lieu mon billet-découverte du jour, pour vous en dire un peu plus et vous donner envie, à votre tour, de (re)découvrir les lieux.

LA MAISON D'IZIEU, Colonie des enfants réfugiés de l'Hérault : 

Ouverte par Sabine et Miron Zlatin, avec le soutien du sous-préfet Pierre Marcel Wiltzer, la Maison d'Izieu, dite alors "colonie des enfants réfugiés de l'Hérault", accueille de Mai 1943 à Avril 1944, plus d'une centaine d'enfants juifs pour les soustraires aux persécutions antisémites.

Mais au matin du 6 Avril 1944, les 44 enfants et 7 éducateurs qui s'y trouvent sont raflés et déportés sur ordre de Klaus Barbie, un responsable de la Gestapo à Lyon. Tous seront déportés à Auschwitz, à l'exception de deux adolescents et de Miron Zlatin, fusillés à Reval (aujourd'hui Tallin) en Estonie. Seule Léa Feldblum, une des éducatrices, survivra à Auschwitz, tous les autres étant gazés dès leur arrivée dans le camp polonais. Elle sera un témoin crucial lors du procès Barbie, puisque c'est la dernière à avoir vu les enfants.


LE PROCES BARBIE, un événement fondateur : Klaus Barbie

Il faudra plusieurs décennies pour attrapé le responsable de ce massacre. Traqué et ramené en France en 1983 par Beate et Serge Klarsfeld aidés de Fortunée Benguigui et Ita-Rosa Halaunbrenner, mères d’enfants raflés à Izieu, Klaus Barbie est enfin présenté devant la justice française. Avec la mobilisation de nombreux témoins, il est jugé et condamné à Lyon en 1987, pour Crime contre l’Humanité. Ce procès ancre définitivement la rafle d’Izieu dans le paysage mémoriel français.



LA MAISON D'IZIEU, mémorial des enfants juifs exterminés :
 


Au lendemain de ce procès, en mars 1988 se constitue autour de Sabine Zlatin l’association du « Musée-Mémorial des enfants d’Izieu ».
Depuis le décret du président de la République du 3 février 1993, la Maison d’Izieu est, avec l’ancien Vélodrome d’Hiver et l’ancien camp d’internement de Gurs, l’un des trois lieux de la mémoire nationale des victimes des persécutions racistes et antisémites et des crimes contre l’humanité commis avec la complicité du gouvernement de Vichy dit «gouvernement de l’État français » (1940- 1944).

Le site est protégé et inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1991 grâce à une souscription publique nationale. Inscrit au programme des Grand Travaux de la Présidence de la République, le mémorial de la Maison d’Izieu est inauguré le 24 avril 1994.

Maison d'Izieu - Parcours permanent

Après un agrandissement en 2015, le Mémorial offre un grand parcours permanent, scindé en trois espaces distincts présentant :
- l’aspect historique « Pourquoi des enfants juifs à Izieu ? », dans la plus grande salle, qui permet au visiteur de se replonger dans le contexte historique de la seconde guerre mondiale, et de comprendre le processus qui a abouti à la rafle d'Izieu
- l’aspect judiciaire « De Nuremberg à La Haye : juger les criminels »,  au rez-de-chaussée de la grange, qui revient sur les grands procès internationaux (Nuremberg...), mais aussi au très important "Procès Barbie".
- l’aspect mémoriel « La mémoire et sa construction », à l'étage de la grange, qui revient notamment sur la création du mémorial d'Izieu.

Maison d'Izieu - Salle de classe
La Maison, quant à elle, reste entièrement dédiée au souvenir des enfants et leurs éducateurs.

Une première salle au RDV présente le couple fondateur de la colonie, Sabine et Miron Zlatin, ainsi que les adultes qui encadraient encore la colonie le jour de la rafle du 6 avril 1944, tandis que dans le réfectoire qui suit, une scénographie sobre laisse toute la place aux enfants, à travers la présentation de leurs lettres et dessins.

A l'étage ensuite, la salle de classe nous rappelle qu'à partir d'octobre 1943, les enfants auront leur propre "école" avec les cours dispensés par leur institutrice Gabrielle Perrier. Puis la visite se termine par les dortoirs, entièrement vides, qui permettent de "rencontrer" chacun des 44 enfants raflés, au fil de leurs portraits accrochés au mur.

 

Maison d'Izieu - Nouveau logo

UN NOUVEAU LOGO POUR LE MEMORIAL : 

Depuis quelques semaines, la Maison d'Izieu arbore un nouveau logo, résolument moderne et... riche en symboles, pour qui sait décrypter ce "tangram" ! 

Tout d'abord, par sa forme générale, le logo rappelle à la fois la maison, où étaient logés les enfants, mais aussi une enveloppe, et par là même la correspondance des enfants, leurs lettres présentées au Mémorial.

Composé de 7 pièces, ce logo est un écho aux 7 éducateurs raflés le 6 Avril 1944.

Tandis que 44 pièces composent le nom, "Maison d'Izieu", en référence aux 44 enfants raflés.
 

LE TANGRAM RECOMPOSITION / RECONSTITUITION PUZZLE DE LA MÉMOIRE COMMENT RECONSTRUIRE AUTRE CHOSE AVEC LES ÉLÉMENTS BRISÉS DU PASSÉ ?
« La légende dit qu’un empereur chinois du XVIe siècle du nom de « Tan », fit tomber un carreau de faïence qui se brisa en 7 morceaux. Il n’arriva jamais à rassembler les morceaux pour reconstituer le carreau mais l’homme s’aperçut qu’avec les 7 pièces il était possible de créer de formes multiples, d’où l’origine du jeu de tangram.» Conception graphique : Jeanne Roualet

DES VISITES VISITES GUIDEES, DES ATELIERS-VISITES POUR ENFANTS... : 

Si ce petit billet vous a donné envie de (re)découvrir le Mémorial, sachez que la Maison d'Izieu est ouverte du Lundi 17 au Vendredi 21 Février de 9h à 17h, en visite libre.

VISITES ACCOMPAGNÉES du lundi 24 février au vendredi 8 mars à 15h30 (45min)
La Maison d’Izieu propose une visite de la maison accompagnée par un médiateur
pour découvrir le lieu de vie des enfants, leurs lettres, leurs portraits.

 

- Les week-ends à partir du 2 mars à 14h30 et 15h30 : La maison / 16h30 : « Justice et mémoire : le procès K. Barbie » (45min)
La Maison d’Izieu propose une visite de la maison accompagnée par un médiateur pour découvrir le lieu de vie des enfants, leurs lettres, leurs portraits et une visite accompagnée de l’exposition permanente sur la thématique « Justice et mémoire : le procès K. Barbie »

Les 26 Février et 4 Mars 2020, à 14h30 : ATELIER-VISITE POUR LES ENFANTS DE 8 À 13 ANS
(sur inscription, assuré à partir de 3 enfants, 20 enfants max, durée 1h30)

Les mercredis durant les vacances scolaires de la zone A. Cet atelier-visite est dédié aux enfants de 8 à 13 ans. Il permet de découvrir le parcours des enfants juifs et de leur famille durant la Seconde Guerre mondiale. La première partie est consacrée à 45 minutes d’atelier, la seconde à la visite de la maison, lieu de mémoire où sont rassemblés les dessins et lettres des enfants.

Et si vous êtes intéressés pour une visite guidée avec l'un de vos groupes, n'hésitez pas à me contacter bien sûr !

Belle soirée et à bientôt !

Steve, votre guide de poche !

 

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Les moutons de The Sheepest à Grenoble (et ailleurs...!)


Quiconque a visité Grenoble les a déjà croisé, seul, isolé sur un mur ou une cheminée, ou en troupeau sur une fenêtre aveugle... à Grenoble, mais aussi à Lyon, Paris, en fait ils sont partout ! Mais qui sont ces moutons qui envahissent la région et le monde depuis 2007 ?!


Un mouton au coin d'une rue à Grenoble

Ce sont les oeuvres d'un artiste isérois d'une trentaine d'années originaire d'Echirolles, qui se fait appeler The Sheepest.

LA DEMARCHE :

"The Sheepest, c'est le mouton dénonciateur, observateur, une affiche, un clin d'oeil... Levez les yeux, et suivez le! " nous dit l'artiste sur son site internet.

Tout est parti d'un jeu de mot avec "sheep = le mouton", et "cheap = pas cher".
Le mouton devient ainsi une espèce de représentation, une allégorie de la société de consommation dans laquelle nous vivons, et du comportement des individus qui la composent... nous ! (Vous savez, ces millions de personnes qui se jettent sur le dernier iPhone chaque année... juste pour faire comme tout le monde et "avoir le dernier iPhone", whouhou!)


On comprend ainsi le slogan de l'artiste : "Je suis CEUX que je suis".
Et quoi de mieux que le mouton, seul ou en troupeau, pour dénoncer ces attitudes ?

Ainsi l'artiste nous interpelle dans la rue (parfois, plus rarement, dans la campagne), en "collant" ses moutons un peu partout. Partout, mais pas n'importe où : l'emplacement n'est jamais choisi au hasard, l'animal est toujours en lien avec l'architecture sur laquelle il repose et dans laquelle il s'intègre, créant des clins d'oeil sympa et originaux qui "font lever la tête à ceux qui suivent les pas de la foule".

Moutons The Sheepest Quai Perriere Grenoble

Mais ne souhaitant pas s'imposer au public, la majorité des créations de The Sheepest sont en papiers (sauf mon exemple ci-dessus évidemment!), de simples collages en papiers qui peuvent donc être supprimés par qui ne les aime pas... ou le temps fera sinon son oeuvre, tout simplement.

LE SAVIEZ VOUS ?

Pour ses moutons, The Sheepest s'est inspiré des moutons d'une vieille publicité pour une marque de chaussures/skates, Sheep Shoes, qui arboraient dans les magazines en 1996... des moutons !

Pub Sheep Shoes ayant inspiré The Sheepest

Si vous connaissez sans doute quelques uns des moutons de The Sheepest, sachez néanmoins qu'il y en a à ce jour plus d'une centaine qui habitent les rues, les murs et les toits de Grenoble, et plusieurs centaines d'autres sont partis à la conquête du globe... alors si comme des milliers de "fans" vous souhaitez tous les capturer, rendez vous sur instagram sous les hashtags #thesheepest ou #jesuisceuxquejesuis pour partager vos découvertes et dénicher ceux qui vous manquent...moi j'ai commencé ma collection !



PETIT CADEAU BONUS :

The Sheepest en pleine action avec l'installation d'un mouton... sur une cheminée ! Attention au vertige !


          
 


Pour en savoir plus à son sujet, 2 rares interviews qu'il a pu accorder il y a quelques temps déjà :
pour les étudiants sciences po de Grenoble en 2014, et pour le Glazed Magazine en 2011.

Ainsi qu'une autre ici : 

 




Voilà, désormais vous savez tout sur ce petit mouton croisé ici et là dans les rues grenobloises... à vous de jouer pour le retrouver, à Grenoble et ailleurs ! ;-)

Et si le sujet vous intéresse, vous pouvez aussi me suivre lors de mes visites guidées pour découvrir toute la richesse du street-art grenoblois... et bientôt voironnais ! Un peu de patience avant le dévoilement de ma programmation 2020 ! ;-) 

 

                                                                                                    Votre guide de poche, Steve.

 

PS : D'autres animaux peuplent les rues de Grenoble, sans qu'on y prête attention et pourtant ils sont bien là, partout autour de nous... venez les découvrir avec moi lors d'un Safari original à travers la capitale des Alpes !

 

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6 Février 1968 : Cérémonie d'ouverture des Xème Jeux Olympique d'hiver à Grenoble

Le Schuss, 1ère mascotte des Jeux Olympiques !

 

Il y a 52 ans jour pour jour, le 6 Février 1968 à la même heure (16h10), s'allumait la vasque olympique des les Xème Jeux Olympiques d'hiver organisés par Grenoble ! Je vous propose de revivre cette cérémonie d'ouverture à travers quelques images et plusieurs vidéos d'archive.


Jo 1968 vasque et stade olympique

La première : l'allumage de la flamme olympique, par Alain Calmat, patineur artistique vice-champion olympique aux Jeux précédents à Innsbruck. Lors de la montée des 96 marches de l'escalier qui permettait d'atteindre la vasque qui allait accueillir la flamme (à 16h10 précise!), un micro retransmettait au public présent sur place les battements du coeur du sportif...! 
Petite anecdote qui casse un peu le mythe : il s'agissait en fait d'un enregistrement ! En effet, si vous écoutez bien dans la vidéo ci-dessous, le rythme est stable tout au long de l'ascension, alors que l'athlète est en plein effort ses pulsations sont très calmes ! Pour la petite histoire on avait bien prévu des "battements live", mais lors des essais le micro ne fonctionnait pas toujours... par peur qu'en pleine ascension le micro ne fonctionne plus, on a préféré assurer le show avec un playback !
Mais peu importe, le public et les téléspectateurs n'y ont vu que du feu, tout le monde fut conquis... les Xe JO d'hiver de Grenoble pouvaient commencer !

 

JO 1968 - Le Stade Olympique

              

Pour se localiser, ce grand stade d'inauguration de 60 000 places, qui fut construit exclusivement pour cette cérémonie d'ouverture des JO, fut démonté juste après ceux-ci, pour laisser place, dès 1972, à la grande galerie de l'Arlequin, au bout de l'Avenue Marcelin Berthelot, 1er quartier de la Villeneuve. On situe plus facilement le stade avec cette photo prise de ses gradins en construction, laissant se dérouler au fond le massif de la Chartreuse... apercevez-vous la Bastille !? :

La seconde vidéo que je souhaitais partager avec vous, nous montre le Général de Gaulle proclamant officiellement les Xe Jeux Olympiques de Grenoble ouverts (juste avant l'arrivée de la flamme, il était... 15h39 !) :

Vous l'aurez remarqué, la cérémonie était diffusée en couleurs, une innovation majeure pour les Jeux Olympiques !

Des Jeux qui vont radicalement transformer la capitale des Alpes, comme on peut le constater aujourd'hui encore en visitant la ville, mais de façon plus évidente encore avec ce sympathique reportage tourné AVANT les JO, en compagnie d'un chauffeur de taxi qui nous fait découvrir la ville en plein milieu des préparatifs... étrange de voir un Grenoble encore tout petit, finalement, avec les édifices modernes qui poussent dans la "cuvette" aujourd'hui totalement urbanisée : 


Pour les amateurs de sport, on ne peut parler des JO de Grenoble sans parler de Jean Claude Killy et ses 3 médailles d'or... revivez ses victoires, et plus largement cette grande épopée des JO de Grenoble de 1968, à travers cette petite vidéo-résumé trouvée sur le net :


Je reviendrai plus longuement dans de prochains articles, sur ces Jeux Olympiques de 1968 et leur impact sur la ville de Grenoble et son développement, ainsi que sur le patrimoine qui subsiste à travers la ville... un patrimoine qui a été mis à l'honneur pour les 50 ans des JO de Grenoble en 2018, avec toute une programmation de festivités et notamment, une course ralliant les différents lieux olympiques grenoblois, 50 ans après l'ouverture des Jeux ! Plus d'infos ici !

Mais surtout
UNE EXPOSITION AU MUSEE DAUPHINOIS, QUI S'ETPROLONGEE JUSQU'AU 7 OCTOBRE 2019 ! 

Vous pouvez également jeter un petit coup d'oeil sur l'article concernant l'Anneau de Vitesse, au Parc Paul Mistral, ou encore celui concernant le Stade construit uniquement pour l'ouverture des Jeux !


Enfin petit cadeau bonus, un reportage en deux parties, nous expliquant toute la préparation technique pour les retransmissions des épreuves à la radio, et, bien sûr, à la télévision... bon visionnage !

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Chott el Gharsa, le village en carton-pâte de Mos Espa dans Star Wars ! (TUNISIE)

En ce Dimanche 2 Février, c'est reparti pour une année de billets-découverte dominicaux !
Et chaque 1er dimanche du mois, toujours, un billet pour vous emmener... dans une contrée étrangère ! :) 

Ce soir, un billet-découverte original, inspiré de ma sortie ciné d'hier soir, Star Wars...
Direction le continent africain, pour nous replonger dans cette grande saga, dont les décors sont devenus un site touristique au coeur du désert tunisien... et une sorte de "patrimoine cinématographique" !

Tunisie - Entrée de Mos Espa


Star Wars, inutile que je développe, tout le monde connait !
La saga créée par Georges Lucas à la fin des années 1970's, puis la Prélogie réalisée entre 1999 et 2005, sont un des plus grands succès cinématographiques au monde, à tel point que les studios holywoodiens, en panne d'inspiration ces dernières années, ont sorti R2D2 de sa retraite pour une nouvelle trilogie de films, sans compter les spin-offs... mais ce n'est pas le sujet de ce billet !

Tunisie - Mos Espa


Ce qui nous intéresse, ce sont les films originaux... et leurs lieux de tournage !
Dark Wador est le grand méchant de l'histoire dans les premiers épisodes (IV, V, et VI). La Prélogie (épisodes I, II, et III) revient elle sur les origines de ce Dark Wador, où comment le jeune Anakin Skywalker est passé du côté obscur de la Force (oups, désolé pour le spoiler !).

C'est notamment dans l'épisode I (La menace fantôme) que l'on découvre le jeune Anakin, sur la planète Tatouine (ou Tatooïne) : le nom de celle-ci est inspiré de la véritable ville de Tataouine, en Tunisie, pays où Georges Lucas trouva plusieurs lieux de tournage pour sa saga. Il faut dire que le désert tunisien était un décor naturel parfait pour représenter la désertique Tatooïne... le rocher du chameau (Ong Jamal) fut notamment le théâtre de la course de modules !

Tunisie - Le rocher du chameau (Ong Jamal), pas très loin de Mos Espa


Mais Georges Lucas dût également parfois construire de toutes pièces certains décors, ainsi le village de Mos Espa, sur TatooÏne, où vit le jeune Anakin, fut bâti en carton-pâte au coeur du désert de Chott el Gharsa, près de Tozeur.

Tunisie - Mos Espa

Tunisie - Mos Espa


Après la fin des tournages, les autorités tunisiennes auraient demandé à ce que les décors restent en place, permettant ainsi le développement d'une destination touristique quelque peu insolite.
Ainsi dans la plupart des circuits permettant de découvrir le sud de la Tunisie, une excursion en 4x4 est proposée pour aller découvrir ce site au coeur du désert.


Tunisie - Mos Espa


On se sent tout de suite plongé dans l'ambiance du film, comment oublier Jar Jar Binks laissant trainer sa longue langue sur les étals du marché... c'est ici que ça se tournait ! C'est très intéressant de voir l'envers du décor en entrant dans ces "fausses" maisons :

Tunisie - Mos Espa - L' envers du décor

Tunisie - Mos Espa - L'envers du décor

En prenant un peu de hauteur, on se rend vite compte que la plupart des maisons n'ont jamais eu de toit, ce qu'on ne devine évidemment pas dans le film :

Tunisie - Mos Espa, des maisons sans toit

Tunisie - Mos Espa, des maisons sans toit

La détérioration des décors, depuis la fin des tournages, laisse apparaitre structure et matériaux :

Tunisie - Mos Espa se détériore
 

Il faut dire que la situation géographique du site le menace, puisque comme on peut le voir sur certaines de mes photos (datant du 29 octobre 2013), une dune de sable grignote peu à peu le village, certaines maisons étant même déjà englouties par la dune :

Tunisie - Mos Espa menacée par une dune de sable en 2013

Tunisie - Mos Espa engloutie peu à peu par une dune de sable 2013

Quelques temps après mon retour en France, j'avais été ravi d'apprendre qu'un appel au don avait été lancé pour sauver le site, en déplacant la dune et en lançant des restaurations. Malheureusement, d'après les commentaires trouvés sur le net depuis, si la dune aurait bien été repoussée, la restauration des décors elle, ne semble pas avoir été réalisée. Ce "patrimoine cinématographique" continue donc de se dégrader lentement... 

Et pour cause, le site serait de moins en moins fréquenté par les touristes, comme l'ensemble du sud de la Tunisie et plus généralement l'ensemble du pays, qu'ils boudent depuis les premiers attentats déjoués du 30 octobre 2013 (quand nous y étions), et surtout ceux qui suivirent, meurtriers, en 2015.

Et c'est bien dommage !
Car malgré cette situation "instable" au moment de notre séjour, et même si l'on dût passer quelques check-points bien gardés à l'approche de la frontière algérienne notamment, à aucun moment on ne s'est senti en danger, devant l'accueil chaleureux des Tunisiens, qui étaient tout aussi désemparés devant ces actes de barbarie que nous pouvons l'être lorsque cela se déroule chez nous !
Il serait donc bien dommage de s'en tenir à la triste image souvent relayée par les médias, et de passer à côté des richesses patrimoniales et paysagères de ce pays. Si le site de Mos Espa que je viens de vous présenter ravira surtout les fans de Star Wars, bien d'autres sites, qu'ils soient naturels ou historiques, vous émerveilleront si vous donnez sa chance à ce pays qui n'attend qu'une chose : que les touristes reviennent nombreux profiter de ses charmes, faire tourner son économie... et donc, lui permettre d'entretenir et restaurer son patrimoine !

Tunisie - Mos Espa n'est qu'une des nombreuses richesses que peut offrir la Tunisie


J'aurai l'occasion de vous présenter d'autres sites tunisiens (plus "authentiques") dans de prochains billets, d'ici là, n'abusez pas trop des crêpes de la Chandeleur ! ;-)

Steve, votre guide de poche !


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