LE BLOG DECOUVERTES DE VOTRE GUIDE

Pour fêter les deux ans de GIN'Steve, votre guide de poche, j'ai décidé de donner un coup de neuf à mon site internet afin de vous présenter efficacement les visites guidées que je peux vous proposer en Isère et Rhône Alpes, des visites au cours desquelles je partage avec vous mes connaissances de façon ludique et agréable.

Mais pour aller plus loin dans le partage, j'ai aussi ouvert ce "blog-découvertes", afin de vous faire part de mes propres découvertes lors de la préparation de nouvelles visites ou, parfois, lorsque je suis moi-même visiteur/touriste !

Ce "blog-découvertes" sera également l'occasion pour moi de partager avec vous régulièrement les évènements et autres bons plans dans la région, au fil des semaines... donc n'hésitez pas à rejoindre ma page facebook afin de ne manquer aucune publication !

Votre guide, Steve

 

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Petit sommaire pour s'y retrouver facilement !

 

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BIBLIO N°8 : La Maison d'Izieu - L'exposition permanente


Eh voilà, nous ne sommes qu'en février et me voilà déjà en retard pour le 2e billet biblio de l'année... ! 

Aujourd'hui, je voudrais vous présenter un livre que je n'ai pas depuis très longtemps, mais qui m'est très précieux : "Maison d'Izieu. L'exposition permanente".

Maison d'Izieu - L'exposition permanente - Couverture

Publié en 2015 par la Maison d'Izieu - Mémorial des enfants juifs exterminés, le livre accompagnait la réouverture du site après les travaux d'agrandissement et réaménagement de l'espace d'exposition. Il présente donc la "dernière version" du Mémorial.

LE SOMMAIRE :

Sommaire

FEUILLETONS UN PEU CE LIVRE...

Le livre s'ouvre d'abord sur quelques pages de photos de la Maison d'Izieu, de l'extérieur comme des intérieurs, un aperçu de l'exposition permanente, et quelques dessins des enfants d'Izieu (dont les copies sont présentées dans la maison actuellement).


Quelques photos de la maison d'Izieu

Quelques photos des intérieurs de la Maison d'Izieu

Quelques dessins des enfants d izieu

Le livre est ensuite organisés en 11 chapitres, répartis en trois grandes parties, correspondant aux trois espaces distincts de l'exposition permanente :
     - première partie "historique" : Pourquoi des enfants Juifs à Izieu ? (les 6 premiers chapitres)
     - seconde partie "justice" : De Nuremberg à La Haye, juger les criminels (les 3 chapitres suivants)
     - troisière partie "mémoire" : La mémoire et sa construction (les 2 derniers chapitres)

Partie 1 : Pourquoi des enfants juifs à Izieu ?

Partie 2 : De Nuremberg à La Haye, juger les criminels

Partie 3 : La mémoire et sa construction

L'ouvrage reprend absolument tous les textes et éléments de l'exposition, reproduisant même les documents présentés, par exemple des photos, des lettres ou des affiches... très pratique pour préparer ou réviser sa visite, sans avoir à retourner sur place ! Ou, quand on est simple visiteur, pour approndir des éléments qu'on aurait survoler en déambulant dans l'exposition !

Reproductions des textes et photos présentés dans l

Petit plus : à la fin de certains des six chapitres de la partie historique, une page "parcours d'enfants" revient sur l'histoire particulière d'un ou plusieurs enfants d'Izieu. Cette page est facilement repérable, puisque sur fond rouge.

Parcours d'enfants

 

Bref, un ouvrage très complet, d'environ 190 pages, tout aussi complet que l'exposition permanente, qui permet à la fois de (re)découvrir l'histoire des enfants raflés d'Izieu, mais également de remettre ce lieu dans son contexte historique de la Seconde Guerre Mondiale. Sans oublier également les questions de Justice qui la suivront, avec le détail des différents procès, dont celui de Klaus Barbie, à l'origine de la rafle d'Izieu. Mais aussi, la question de la Mémoire, avec les commémorations et stèles successives, jusqu'à la création du Mémorial d'Izieu en 1994.

Et le tout pour seulement 15€, en boutique au Mémorial... ça ne fait pas cher pour ce cours d'histoire très complet ! ;-)

Pour ma part en tout cas je vais beaucoup l'utiliser ces prochains jours, et prochaines semaines, car la Maison d'Izieu m'a confié plusieurs groupes à guider dans les prochains jours et prochaines semaines... et j'assurerai peut être aussi quelques visites ouvertes au grand public, je vous tiendrai alors au courant, pour ceux qui souhaiteraient les suivre ! :) 

D'ici là, je vous dis à bientôt pour un prochain billet !

 

Steve, votre guide de poche !

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Hector Berlioz et sa grande déclaration d'amour à Estelle Fornier

Estelle Fornier (née Dubeuf)

La visite du Musée Hector Berlioz, à La Côte Saint André, est l'une de mes plus anciennes visites guidées. Elle a beaucoup évolué depuis mes toutes premières interventions en 2011 ! J'ai, en 9 ans, beaucoup enrichi mon discours, notamment de petites lectures d'extraits des Mémoires de l'artiste, ou, plus croustillant encore, de sa Correspondance, une façon d'entrer au coeur de l'intimité de notre cher Hector Berlioz.

Aujourd'hui, en cette semaine de Saint Valentin, j'ai même guidé une visite inédite tournant autour des Amours de Berlioz uniquement... et près d'une vingtaine de personnes ont répondu présentes, et ont apprécié ce voyage dans la vie amoureuse d'Hector, à la lecture de ses Mémoires et de ses lettres.

Pour ce billet découverte ce dimanche, j'ai justement choisi de partager avec vous ce qui est sans doute l'une de ses plus belles lettres : elle est adressée à Estelle Fornier (née Dubeuf), son amour d'enfance rencontrée à Meylan (amour impossible car il avait 12 ans lorsqu'il a fait connaissance de la belle qui en avait... 18 ! Eh oui, précoce le petit ! ;-)). Il revoit brièvement Estelle un demi-siècle plus tard, en septembre 1864, elle est alors veuve... l'entrevue sera courte, mais il en ressort tout chamboulé, au point, dès son retour à Paris, de déclarer sa flamme à Estelle à travers la lettre suivante :



27 septembre 1864

Paris 4 rue de Calais

Madame,

Vous m’avez accueilli avec une bienveillance simple et digne dont bien peu de femmes eussent été capables en pareil cas. Soyez mille fois bénie. Depuis que je vous ai quittée je souffre beaucoup cependant. J’ai beau me répéter que vous ne pouviez me recevoir mieux, que tout autre accueil eût été peu convenable ou cruel, mon malheureux cœur saigne comme s’il eût été blessé. Je me demande pourquoi, et voici la raison que je trouve : c’est l’absence, c’est que je vous ai vue trop peu, que je ne vous ai pas dit le quart de ce que j’avais à vous dire, et que je suis parti presque comme s’il s’agissait d’une éternelle séparation. Et pourtant vous m’avez donné votre main, je l’ai pressée sur mon front, sur mes lèvres, et j’ai contenu mes larmes ; je vous l’avais promis. Mais j’ai un besoin impérieux, inexorable, de quelques mots encore que vous ne me refuserez pas, je l’espère.

Songez que je vous aime depuis quarante-neuf ans, que je vous ai toujours aimée depuis mon enfance, malgré les orages de toute espèce qui ont ravagé ma vie. La preuve en est dans le profond sentiment que j’éprouve aujourd’hui ; s’il eût un seul jour cessé d’être, il ne se fût pas ranimé sans doute, dans les circonstances actuelles. Combien y a-t-il de femmes qui se soient jamais entendu faire une telle déclaration.

Ne me prenez pas pour un homme bizarre qui est le jouet de son imagination. Non, je suis seulement doué d’une sensibilité très vive, alliée, croyez-le bien, à une grande clairvoyance d’esprit, mais dont les affections vraies sont d’une puissance incomparable et d’une fidélité à toute épreuve. Je vous ai aimée, je vous aime, je vous aimerai, et j’ai soixante et un ans, et je connais le monde et n’ai pas une illusion.

Accordez-moi donc, non comme une sœur de charité accorde ses soins à un malade, mais comme une noble femme de cœur guérit des maux qu’elle a involontairement causés, les trois choses qui seules peuvent me rendre le calme : la permission de vous écrire quelquefois, l’assurance que vous me répondrez et la promesse que vous m’inviterez, au moins une fois de l’an, à venir vous voir.

Mes visites pourraient être inopportunes et par suite importunes si je les faisais sans votre autorisation. Je n’irai donc auprès de vous, à Genève ou ailleurs, que quand vous m’aurez écrit : Venez !

À qui cela pourrait-il paraître étrange ou malséant ? Qu’y a-t-il de plus pur qu’une liaison pareille ? Ne sommes-nous pas libres tous les deux ? Qui serait assez dépourvu d’âme et de bon sens pour la trouver blâmable ? Personne, pas même vos fils ; ils sont, je le sais, des jeunes gens fort distingués. J’avoue seulement qu’il serait affreux de n’obtenir le bonheur de vous voir que devant témoins. Si vous me dites : « Venez », il faut que je puisse causer avec vous comme à notre première entrevue de vendredi dernier, entrevue que je n’ai osé prolonger et dont je n’ai pu goûter le charme douloureux à cause des efforts terribles que je faisais pour refouler mon émotion.

Oh ! madame, madame, je n’ai plus qu’un but dans ce monde, c’est d’obtenir votre affection. Laissez-moi essayer de l’atteindre. Je serai soumis et réservé ; notre correspondance sera aussi peu fréquente que vous le voudrez, elle ne deviendra jamais pour vous une tâche ennuyeuse, quelques lignes de votre main me suffiront. Mes voyages auprès de vous ne pourront être que bien rares ; mais je saurai que votre pensée et la mienne ne sont plus séparées et qu’après tant de tristes années où je n’ai rien été pour vous, j’ai enfin l’espérance de devenir votre ami. Et c’est rare un ami dévoué comme je le serai. Je vous environnerai d’une tendresse si profonde et si douce, d’une affection si complète, où vous trouverez confondues dans le sentiment de l’homme les naïves effusions de cœur de l’enfant. Peut-être y sentirez-vous du charme ; peut-être, enfin me direz-vous un jour  « Je suis votre amie » et voudrez-vous avouer que j’ai bien mérité votre amitié. Adieu, madame, je relis votre billet du 23 et j’y vois à la fin l’assurance de vos sentiments affectueux ; c’est n’est pas une banale formule ? n’est-ce pas ? n’est-ce pas ?

À vous pour toujours.

HECTOR BERLIOZ.

 

Après une telle déclaration, on se demande bien quelle fut la réponse d'Estelle... fut-elle touchée par les mots de notre Hector ? Fut-elle indifférente ? 
Patience... je vous dévoilerai sa réponse dans le prochain billet découverte ! ;-)

Votre guide de poche, Steve

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : La mosaïque du Dieu Océan, à VIENNE (Isère)


Vienne - Mosaïque du dieu Océan - Détail visage

Après avoir visité Madère la semaine dernière, retour en France ce dimanche pour un nouveau billet-découverte qui va, lui, nous faire voyager... dans le temps ! Plus exactement, nous allons replonger dans l'antiquité romaine, en nous intéressant d'un peu plus près à un petit trésor patrimonial exposé pour encore quelques jours à Vienne : la mosaïque du Dieu Océan !

 

Vienne - Mosaïque du Dieu Océan vue de la gauche

Vienne - Mosaïque du Dieu Océan vue de la droite

Une histoire mouvementée : 
Découverte, renfouie, redécouverte, sol de couloir... le Dieu Océan en a pris "plein la tête" ! 

C'est en 1845 que cette mosaïque de près de 7 mètres de long fut mise au jour, au N°70 Rue du 11 Novembre, à Vienne. Mais à peine trouvée qu'elle fut vite renfouie, pour une vingtaine d'années supplémentaires. Elle sera redécouverte en 1867, lorsque M. Jouffray, le propriétaire des lieux, décide d'y faire construire un atelier de forge. Conscient sans doute de la valeur d'une telle découverte, il décide de conserver la mosaïque : après restauration, il l'installe... dans un couloir de la maison qu'il vient de faire construire un peu plus loin ! 

Vienne - Photo de la mosaïque du Dieu Océan dans le couloir de la maison de M. Jouffray

Conservée dans ce couloir pendant plus d'un siècle, la mosaïque est à nouveau déposée en 1974, découpée en 15 morceaux... et disparait !

Jusqu'en Juillet 2017, où elle réapparait comme par miracle, lors d'une vente publique... à Monte Carlo ! La Ville de Vienne s'est alors empressée d'en faire l'acquisition : les 391 840€ nécéssaires ont pu être réunis grâce à un financement complété par le Département de l'Isère (5%), la Région Rhône Alpes (40%) et l'Etat (40%).


Vienne - Mosaïque du Dieu Océan

Une grande villa urbaine romaine de 2000 m2

Le site où a été retrouvée la mosaïque en 1867, a pu être fouillé à deux reprises, avec une première campagne de fouilles en 1977-1978, et une seconde en 1984-1986.

Il apparait alors que l'on avait à cet emplacement une villa romaine de 2000m2, construite vers - 40 av JC : elle comprenait, comme le montre le plan ci-dessous, plusieurs pièces de réception (dont un salon chauffé) de très bonne taille, laissant penser que le propriétaire devait recevoir une clientèle nombreuse. Ces pièces sont complétées par deux jardins, des thermes, et des espaces de circulation. La demeure possédait sans doute un étage pour les parties privées. 

La "domus" fut réaménagée au IIème siècle, sans changer véritablement de plan. En revanche certains sols furent changés et ce serait à cette occasion là que la mosaïque du Dieu Océan aurait été installée dans la galerie ouest du jardin à péristyle (= colonnade). Les vestiges conservés (signalés en rouges ci-dessous) ne sont en fait que le panneau central d'une composition plus large, deux panneaux géométriques le complétant. Chacun de ces trois panneaux marquaient le seuil d'une pièce.

 

Vienne - Plan de la Maison de l'Atrium

D'autres éléments de mosaïque appartenant à cette maison ont été découverts, et sont conservés/présentés dans les Musées de Vienne et Saint-Romain en Gal, témoignant de la richesse du propriétaire de cette villa.
 

Qui était Océan ?

Dans la mythologie grecque, Océan est l'ainé des Titans, qui sont eux-mêmes les enfants d'Ouranos, le dieu du Ciel, et de Gaïa, la terre. Parmi ces divinités originelles, Océan personnifie le fleuve qui cerne le monde connu, et c'est le père de toutes les eaux : mers, fleuves, rivières...

S'il est possible de le retrouver sur quelques pièces de monnaies, c'est surtout les mosaïstes qui vont en faire le sujet de leurs oeuvres, entre le IIe et le IVème siècle, notamment du côté de l'Afrique du Nord. On le retrouve également sur des pavements en Espagne, au Portugal, en Italie... et donc en France !

En général c'est plutôt sous la simple forme d'un masque isolé qu'il est représenté, avec un visage qui s'accompagne de cheveux hirsutes et d'une barbe abondante (les algues marines ?), des pinces et des antennes de crustacés... ce qu'on retrouve bien ici : 


Vienne - Mosaïque du Dieu Océan - Détail

Mais ce qui fait la richesse de cette mosaïque viennoise, c'est qu'au delà de ce portrait, le Dieu Océan est accompagné d'une multitude de symboles et personnages évoquant le monde marin, dont voici quelques détails.

On commence par la partie gauche : 

Vienne - Mosaïque du Dieu Océan (partie gauche)

Vienne - Mosaïque du Dieu Océan - Détail angle haut gauche

Vienne - Mosaïque du Dieu Ocean - Détail angle bas gauche

Vienne - Mosaïque du Dieu Océan - Détail haut gauche

Vienne - Mosaïque du Dieu Océan - Détail bas gauche

Et maintenant, la partie droite :

Vienne - Mosaïque du Dieu Océan - Partie droite

Vienne - Mosaïque du Dieu Océan - Détail angle haut droit

Vienne - Mosaïque du Dieu Océan - Détail angle bas droit

Vienne - Mosaïque du Dieu Océan - Détail haut droit

Vienne - Mosaïque du Dieu Océan - Détail bas droit


Et après l'exposition ?

Cette magnifique mosaïque est présentée depuis son rachat au Cloître Saint-André le Bas de Vienne, jusqu'au 17 Février 2019... et que deviendra-t-elle ensuite ?

Vous l'avez peut être remarqué sur quelques unes de mes photos, la mosaïque n'est pas uniforme... et pour cause ! Plusieurs restaurations sont venues "reconstituer" une partie du décor... eh oui, seule une partie du décor est véritablement "d'origine" ! Bon, une bonne partie tout de même !

Vienne - Reconstitution du décor conservé, avec identification des parties antiques

Après l'exposition, la mosaïque va connaître une nouvelle restauration, rendue nécessaire par les restaurations précédentes, ayant fixé la mosaïque sur des supports différents, dont certains pas très adaptés ! Mais des questions se poseront, et notamment celle-ci : faudra-t-il conserver les "ajouts" des restaurations XIXème ? Réponse... dans plusieurs mois, ou plus probablement, dans plusieurs années ! 

D'ici là, il ne vous reste plus que quelques jours pour aller admirer la Mosaïque du Dieu Océan au Cloître Saint André le Bas, à Vienne, puisque l'exposition temporaire qui lui est dédiée ferme ses portes dimanche... faites vite ! ;-)

A bientôt pour d'autres découvertes !




Votre guide de poche, Steve.

 

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Exposition "Grenoble 1968. Les Jeux Olympiques qui ont changé l'Isère", au Musée Dauphinois (GRENOBLE)


Comme chaque mercredi, une nouvelle idée de sortie !
Cette semaine, je vous propose de (re)découvrir l'exposition "Grenoble 1968. Les Jeux Olympiques qui ont changé l'Isère", présentée au Musée Dauphinois depuis Février 2018 dans le cadre des célébrations du cinquantenaire des JO,
ET PROLONGEE JUSQU'EN OCTOBRE 2019 !

Grenoble 1968. Les Jeux Olympiques qui ont changé l'Isère.

Après une courte introduction sur les origines des Jeux, l'exposition revient en détails sur l'événement : la candidature de Grenoble, son contexte et ses acteurs, les chantiers mis en oeuvre dans tout le département pour accueillir un tel événement international, le déroulé des épreuves, l'impact des jeux et ce qu'il en reste aujourd'hui dans le paysage isérois... 

Les acteurs des JO

De nombreux chantiers

Les JO jour après jour...

Mêlant cartes, maquettes, affiches et produits dérivés, ou encore objets ayant appartenus aux sportifs de ces jeux, l'exposition nous replonge au coeur de cet événement qui fit de Grenoble le centre du monde, du 6 au 18 février 1968 !

La torche olympique

Maquette de la piste olympique de bobsleigh de l'Alpe d'Huez

Les 3 médailles d'or de Jean-Claude Killy

Plusieurs films ponctuent le parcours, certains d'époque, comme la montée des marches d'Alain Calmat pour aller enflammer la vasque olympique, ou ce reportage qui suit un chauffeur de taxi pour une visite du Grenoble en plein chantier en 1967 :

D'autres films sont plus récents, receuillant les témoignages des acteurs de ces JO, qu'il s'agisse de sportifs, de politiques... ou de spectateurs de l'époque !

Les enfants ne sont pas en reste, avec des quizz et surtout un simulateur de bobsleigh sur la piste de l'Alpe d'Huez qui devrait en amuser plus d'un !

Indéniablement, Grenoble ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui, s'il n'y avait pas eu ces Jeux Olympiques de 1968, et l'Isère non plus. Ces JO qui ont tant apporté à notre région méritaient bien cette belle exposition rétrospective.

Etroitement liée à l'histoire de notre région, c'est tout naturellement que cette exposition intègre dès à présent mon offre de visites guidées pour les groupes au Musée Dauphinois, donc n'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez un guide pour la (re)découvrir !

 

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6 Février 1968 : Cérémonie d'ouverture des Xème Jeux Olympique d'hiver à Grenoble

Le Schuss, 1ère mascotte des Jeux Olympiques !

 

Il y a 51 ans jour pour jour, le 6 Février 1968 à la même heure (16h10), s'allumait la vasque olympique des les Xème Jeux Olympiques d'hiver organisés par Grenoble ! Je vous propose de revivre cette cérémonie d'ouverture à travers quelques images et plusieurs vidéos d'archive.


Jo 1968 vasque et stade olympique

La première : l'allumage de la flamme olympique, par Alain Calmat, patineur artistique vice-champion olympique aux Jeux précédents à Innsbruck. Lors de la montée des 96 marches de l'escalier qui permettait d'atteindre la vasque qui allait accueillir la flamme (à 16h10 précise!), un micro retransmettait au public présent sur place les battements du coeur du sportif...! 
Petite anecdote qui casse un peu le mythe : il s'agissait en fait d'un enregistrement ! En effet, si vous écoutez bien dans la vidéo ci-dessous, le rythme est stable tout au long de l'ascension, alors que l'athlète est en plein effort ses pulsations sont très calmes ! Pour la petite histoire on avait bien prévu des "battements live", mais lors des essais le micro ne fonctionnait pas toujours... par peur qu'en pleine ascension le micro ne fonctionne plus, on a préféré assurer le show avec un playback !
Mais peu importe, le public et les téléspectateurs n'y ont vu que du feu, tout le monde fut conquis... les Xe JO d'hiver de Grenoble pouvaient commencer !

 

JO 1968 - Le Stade Olympique

              

Pour se localiser, ce grand stade d'inauguration de 60 000 places, qui fut construit exclusivement pour cette cérémonie d'ouverture des JO, fut démonté juste après ceux-ci, pour laisser place, dès 1972, à la grande galerie de l'Arlequin, au bout de l'Avenue Marcelin Berthelot, 1er quartier de la Villeneuve. On situe plus facilement le stade avec cette photo prise de ses gradins en construction, laissant se dérouler au fond le massif de la Chartreuse... apercevez-vous la Bastille !? :

La seconde vidéo que je souhaitais partager avec vous, nous montre le Général de Gaulle proclamant officiellement les Xe Jeux Olympiques de Grenoble ouverts (juste avant l'arrivée de la flamme, il était... 15h39 !) :

Vous l'aurez remarqué, la cérémonie était diffusée en couleurs, une innovation majeure pour les Jeux Olympiques !

Des Jeux qui vont radicalement transformer la capitale des Alpes, comme on peut le constater aujourd'hui encore en visitant la ville, mais de façon plus évidente encore avec ce sympathique reportage tourné AVANT les JO, en compagnie d'un chauffeur de taxi qui nous fait découvrir la ville en plein milieu des préparatifs... étrange de voir un Grenoble encore tout petit, finalement, avec les édifices modernes qui poussent dans la "cuvette" aujourd'hui totalement urbanisée : 


Pour les amateurs de sport, on ne peut parler des JO de Grenoble sans parler de Jean Claude Killy et ses 3 médailles d'or... revivez ses victoires, et plus largement cette grande épopée des JO de Grenoble de 1968, à travers cette petite vidéo-résumé trouvée sur le net :


Je reviendrai plus longuement dans de prochains articles, sur ces Jeux Olympiques de 1968 et leur impact sur la ville de Grenoble et son développement, ainsi que sur le patrimoine qui subsiste à travers la ville... un patrimoine qui a été mis à l'honneur pour les 50 ans des JO de Grenoble l'année dernière, avec toute une programmation de festivités et notamment, une course ralliant les différents lieux olympiques grenoblois, 50 ans après l'ouverture des Jeux ! Plus d'infos ici !

Mais surtout
UNE EXPOSITION AU MUSEE DAUPHINOIS, PROLONGEE JUSQU'AU 7 OCTOBRE 2019 ! 

Vous pouvez également jeter un petit coup d'oeil sur l'article concernant l'Anneau de Vitesse, au Parc Paul Mistral, ou encore celui concernant le Stade construit uniquement pour l'ouverture des Jeux !


Enfin petit cadeau bonus, un reportage en deux parties, nous expliquant toute la préparation technique pour les retransmissions des épreuves à la radio, et, bien sûr, à la télévision... bon visionnage !

 

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[MAJ 06/02/2019]
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