Hector Berlioz

1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Estelle met un râteau à Hector Berlioz

La semaine dernière, je vous dévoilais la longue lettre de déclaration d'amour du compositeur romantique Hector Berlioz (dont je fais visiter régulièrement la maison natale à La Côte Saint André), à son amour d'enfance, Estelle, qu'il a retrouvé après 49 ans d'absence... aujourd'hui, il est temps de découvrir la réponse de la belle, qui malheureusement pour Hector, ne sera pas la réponse attendue puisqu'Estelle va lui mettre ce qu'on appelle familièrement un gros "râteau" !

Alors si vous aussi vous cherchez de l'inspiration pour éconduire un(e) prétendant(e), à vos carnets, prenez des notes ! 



Estelle Fornier (née Dubeuf)Lyon, 29 septembre 1864.

Monsieur,

Je me croirais coupable envers vous et moi-même, si je ne répondais pas tout de suite à votre dernière lettre, et au rêve que vous avez fait sur les relations que vous désirez voir s'établir entre nous. C'est le coeur sur la main que je vais vous parler.
Je ne suis plus qu'une vieille et bien vieille femme (car, monsieur, j'ai six ans de plus que vous), au coeur flétri par des jours passés dans les angoisses, les douleurs physiques et morales de tout genre, qui ne m'ont laissé sur les joies et les sentiments de ce monde aucune illusion. Depuis vingt ans que j'ai perdu mon meilleur ami je n'en ai pas cherché d'autre ; j'ai conservé ceux que d'anciennes relations m'avaient fait ainsi que ceux que des liens de famille m'attachaient naturellement. Depuis le jour fatal où je suis devenue veuve j'ai rompu toutes mes relations, j'ai dit adieu aux plaisirs, aux distractions, pour me consacrer tout entière à mon intérieur, à mes enfants. C'est donc là ma vie depuis vingt ans ; c'est une habitude pour moi dont rien maintenant ne peut rompre le charme ; car c'est dans cette intimité du coeur que je puis trouver le seul repos des jours qu'il me reste à passer dans ce monde ; tout ce qui viendrait en troubler l'uniformité me serait pénible et à charge.

Dans votre lettre du 27 courant vous me dites que vous n'avez qu'un désir, celui que je devienne "votre amie" à l'aide d'un échange de lettres. Croyez-vous sérieusement, monsieur, que cela soit possible ? Je vous connais à peine depuis quarante-neuf ans, je vous ai revu vendredi passé quelques instants ; je ne puis donc apprécier ni vos goûts, ni votre caractère, ni vos qualités, seules choses qui sont la base de l'amitié. Quand il y a entre deux individus les mêmes manières de voir et de sentir, alors la sympathie peut naïtre et arriver ; mais, établir ce que vous attendez de moi ; pour ma part je le crois impossible. Du reste, je dois vous avouer que je suis extrêmement paresseuse pour écrire, j'ai l'esprit aussi engourdi que les doigts ; j'ai une peine extrême à remplir à cet égard mes obligations indispensables. Je ne pourrais donc vous promettre de commencer avec vous une correspondance qui pût être suivie, je manquerais trop souvent à ma promesse pour ne pas vous en avertir d'avance s'il vous est agréable de m'écrire quelque fois je recevrai vos lettres, mais n'attendez pas mes réponses exactement ni promptement.

Vous désirez aussi que je vous dise : "Venez me voir" ; cela n'est pas possible, pas plus que de vous dire : "Vous me trouverez seule" ; le hasard, vendredi, a voulu que je fusse seule pour vous recevoir ; quand je serai à Genève avec mon fils et sa femme, si, quand vous vous présenterez chez eux, je suis seule, je vous recevrai, mais s'ils m'entourent au moment de votre visite, il vous faudra subir leur présence, car je trouverais fort inconvenant qu'il en fût autrement.

C'est avec toute la franchise et la sincérité qui sont le fond de mon caractère que je vous ai tracé ce que je pense et ce que je sens. Je crois devoir encore vous dire qu'il est des illusions, des rêves, qu'il faut savoir abandonner quand les cheveux blancs sont arrivés, et avec eux le désenchantement de tous sentiments nouveaux, même ceux de l'amitié, qui ne peuvent avoir du charme que lorsqu'ils sont nés de relations suivies et dans les heureux jours de la jeunesse. Ce n'est pas, selon moi, au moment où le poids des années se fait sentir, où leur nombre nous a apporté l'expérience de toutes les déceptions, qu'il faut commencer des relations. Je vous avoue que pour moi j'en suis là. Mon avenir se raccourcit tous les jours ; à quoi bon former des relations qu'aujourd'hui voit naître et que demain peut faire évanouir ? Ce n'est que se créer des regrets.

Ne voyez, monsieur, dans tout ce que je viens de vous dire, aucune intention de ma part de blesser les souvenirs que vous avez pour moi ; je les respecte et je suis touchée de leur persistance. Vous êtes encore bien jeune par le coeur, pour moi il n'en est pas ainsi, je suis vieille tout de bon, je ne suis plus bonne à rien qu'à conserver, croyez-le, une large place pour vous dans mon souvenir. J'apprendrai toujours avec plaisir les triomphes que vous êtes appelé à avoir.

Adieu, monsieur, je vous dis encore : recevez l'assurance de mes sentiments affectueux.



Estelle Fornier

 

C'est ce qu'on appelle un râteau dans les règles de l'art ! 
Et quand bien même notre Hector obtiendra d'Estelle par la suite quelques lettres et même quelques rares entrevues, leur relation restera purement amicale... à son grand desespoir !

A très vite pour un prochain billet-découverte !


Steve VACHET, votre guide de poche !

 

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1 DIMANCHE = 1 DECOUVERTE : Hector Berlioz et sa grande déclaration d'amour à Estelle Fornier

Estelle Fornier (née Dubeuf)

La visite du Musée Hector Berlioz, à La Côte Saint André, est l'une de mes plus anciennes visites guidées. Elle a beaucoup évolué depuis mes toutes premières interventions en 2011 ! J'ai, en 9 ans, beaucoup enrichi mon discours, notamment de petites lectures d'extraits des Mémoires de l'artiste, ou, plus croustillant encore, de sa Correspondance, une façon d'entrer au coeur de l'intimité de notre cher Hector Berlioz.

Aujourd'hui, en cette semaine de Saint Valentin, j'ai même guidé une visite inédite tournant autour des Amours de Berlioz uniquement... et près d'une vingtaine de personnes ont répondu présentes, et ont apprécié ce voyage dans la vie amoureuse d'Hector, à la lecture de ses Mémoires et de ses lettres.

Pour ce billet découverte ce dimanche, j'ai justement choisi de partager avec vous ce qui est sans doute l'une de ses plus belles lettres : elle est adressée à Estelle Fornier (née Dubeuf), son amour d'enfance rencontrée à Meylan (amour impossible car il avait 12 ans lorsqu'il a fait connaissance de la belle qui en avait... 18 ! Eh oui, précoce le petit ! ;-)). Il revoit brièvement Estelle un demi-siècle plus tard, en septembre 1864, elle est alors veuve... l'entrevue sera courte, mais il en ressort tout chamboulé, au point, dès son retour à Paris, de déclarer sa flamme à Estelle à travers la lettre suivante :



27 septembre 1864

Paris 4 rue de Calais

Madame,

Vous m’avez accueilli avec une bienveillance simple et digne dont bien peu de femmes eussent été capables en pareil cas. Soyez mille fois bénie. Depuis que je vous ai quittée je souffre beaucoup cependant. J’ai beau me répéter que vous ne pouviez me recevoir mieux, que tout autre accueil eût été peu convenable ou cruel, mon malheureux cœur saigne comme s’il eût été blessé. Je me demande pourquoi, et voici la raison que je trouve : c’est l’absence, c’est que je vous ai vue trop peu, que je ne vous ai pas dit le quart de ce que j’avais à vous dire, et que je suis parti presque comme s’il s’agissait d’une éternelle séparation. Et pourtant vous m’avez donné votre main, je l’ai pressée sur mon front, sur mes lèvres, et j’ai contenu mes larmes ; je vous l’avais promis. Mais j’ai un besoin impérieux, inexorable, de quelques mots encore que vous ne me refuserez pas, je l’espère.

Songez que je vous aime depuis quarante-neuf ans, que je vous ai toujours aimée depuis mon enfance, malgré les orages de toute espèce qui ont ravagé ma vie. La preuve en est dans le profond sentiment que j’éprouve aujourd’hui ; s’il eût un seul jour cessé d’être, il ne se fût pas ranimé sans doute, dans les circonstances actuelles. Combien y a-t-il de femmes qui se soient jamais entendu faire une telle déclaration.

Ne me prenez pas pour un homme bizarre qui est le jouet de son imagination. Non, je suis seulement doué d’une sensibilité très vive, alliée, croyez-le bien, à une grande clairvoyance d’esprit, mais dont les affections vraies sont d’une puissance incomparable et d’une fidélité à toute épreuve. Je vous ai aimée, je vous aime, je vous aimerai, et j’ai soixante et un ans, et je connais le monde et n’ai pas une illusion.

Accordez-moi donc, non comme une sœur de charité accorde ses soins à un malade, mais comme une noble femme de cœur guérit des maux qu’elle a involontairement causés, les trois choses qui seules peuvent me rendre le calme : la permission de vous écrire quelquefois, l’assurance que vous me répondrez et la promesse que vous m’inviterez, au moins une fois de l’an, à venir vous voir.

Mes visites pourraient être inopportunes et par suite importunes si je les faisais sans votre autorisation. Je n’irai donc auprès de vous, à Genève ou ailleurs, que quand vous m’aurez écrit : Venez !

À qui cela pourrait-il paraître étrange ou malséant ? Qu’y a-t-il de plus pur qu’une liaison pareille ? Ne sommes-nous pas libres tous les deux ? Qui serait assez dépourvu d’âme et de bon sens pour la trouver blâmable ? Personne, pas même vos fils ; ils sont, je le sais, des jeunes gens fort distingués. J’avoue seulement qu’il serait affreux de n’obtenir le bonheur de vous voir que devant témoins. Si vous me dites : « Venez », il faut que je puisse causer avec vous comme à notre première entrevue de vendredi dernier, entrevue que je n’ai osé prolonger et dont je n’ai pu goûter le charme douloureux à cause des efforts terribles que je faisais pour refouler mon émotion.

Oh ! madame, madame, je n’ai plus qu’un but dans ce monde, c’est d’obtenir votre affection. Laissez-moi essayer de l’atteindre. Je serai soumis et réservé ; notre correspondance sera aussi peu fréquente que vous le voudrez, elle ne deviendra jamais pour vous une tâche ennuyeuse, quelques lignes de votre main me suffiront. Mes voyages auprès de vous ne pourront être que bien rares ; mais je saurai que votre pensée et la mienne ne sont plus séparées et qu’après tant de tristes années où je n’ai rien été pour vous, j’ai enfin l’espérance de devenir votre ami. Et c’est rare un ami dévoué comme je le serai. Je vous environnerai d’une tendresse si profonde et si douce, d’une affection si complète, où vous trouverez confondues dans le sentiment de l’homme les naïves effusions de cœur de l’enfant. Peut-être y sentirez-vous du charme ; peut-être, enfin me direz-vous un jour  « Je suis votre amie » et voudrez-vous avouer que j’ai bien mérité votre amitié. Adieu, madame, je relis votre billet du 23 et j’y vois à la fin l’assurance de vos sentiments affectueux ; c’est n’est pas une banale formule ? n’est-ce pas ? n’est-ce pas ?

À vous pour toujours.

HECTOR BERLIOZ.

 

Après une telle déclaration, on se demande bien quelle fut la réponse d'Estelle... fut-elle touchée par les mots de notre Hector ? Fut-elle indifférente ? 
Patience... je vous dévoilerai sa réponse dans le prochain billet découverte ! ;-)

Votre guide de poche, Steve

 

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Festival Berlioz "SACRE BERLIOZ ! 150e anniversaire - Acte 1" (18 Août/2 Septembre 2018)

Festival Berlioz 2018

Du 18 Août au 2 Septembre 2018 se tiendra une nouvelle édition du Festival Berlioz en Isère, un festival dédié cette année aux "musiques sacrées et sacrées musiques" de notre compositeur côtois et ses contemporains, comme un 1er acte du 150e anniversaire de sa disparition que nous commémorerons l'année prochaine.


LE SAVIEZ-VOUS ?

Un des premiers artistes à organiser un festival dès les années 1830, c'est... Hector Berlioz !
"... une série de manifestations musicales, autour d'un même lieu, d'une même idée, des journées festivalesques" nous raconte-t-il dans ses Mémoires.


LE MOT DU DIRECTEUR :

"Berlioz est un romantique qui a mis en musique l'amour et la passion comme nul autre avant lui. Berlioz est un visionnaire qui a participé à inventer les festivals, les concerts spectaculaires et l'orchestre moderne. Berlioz est un journaliste, un voyageur, un écrivain, un Européen avant l'heure. Mais Berlioz est aussi un enfant de La Côte Saint André qui adorait les fêtes de son village, la célébration des moissons, les sonneries de cloches et les chants des processions...
Pour annoncer le 150e anniversaire de sa disparition, le Festival Berlioz s'associe à l'Association George Antonin et propose un weekend d'ouverture exceptionnel, voyage dans le temps jusqu'à l'époque de Berlioz. Suivront quinze jours de concerts de musique sacrée et de sacrées musiques, où les voix, les cordes et les vents offrent autant de frissons que les sommets alpins, quand la beauté des paysages de l'Isère se découvre sous nos pieds et que l'esprit s'envole au contact des cieux. Quinze jours d'émotions, de fête et de découvertes pour tous, petits et grands, connaisseurs ou curieux. Une invitation à rêver et la mise en lumière de la déclaration de foi de Berlioz : "l'amour et la musique sont les deux ailes de l'âme".


Bruno Messina, Directeur du Festival Berlioz


L'OUVERTURE - LA GRANDE FÊTE DES MOISSONS
LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 AOÛT 2018, A SAINT-PIERRE DE BRESSIEUX :


Après la fonte des cloches en 2013, le "concert monstre" en 2014la "Route Napoléon" en 2015"le Château de Sassenage en 2016 et Saint-Antoine-l'Abbaye l'année dernière, cette année c'est à Saint Pierre de Bressieux que s'ouvrira cette nouvelle édition du Festival Berlioz, avec pour l'occasion une grande fête des moissons, au sein du Village des Georges Antonin, un village dauphinois du XIXème siècle reconstitué pour l'occasion, avec démonstrations de métiers anciens, lutheries et musiques traditionnelles, initiation au rigaudon et autres danses folkloriques, jeux en bois et animations pour petits et grands.

SAMEDI 18 AOÛT 2018, à partir de 15h et jusqu'à la nuit (10€/5€/Gratuit -12ans) :

- 15h00 : Village des Georges Antonins, face à la Salle des Fêtes de Saint Pierre de Bressieux.
- 20h30 : Bal contrebandier, avec Les Corsaires Rouges. Autour du mandoliste Patrick Vaillant, un sémillant orchestre très singulier, rompu à la contrebande de folklore, au trafic de baloche et au cabotage en mers latines. Il prodigue son fastueux butin de danses, en faisant valser les genres, du rigaudon au baiao, afin que perdurent les petits bals perdus.
- 23h00 : Feu d'artifice, par Agora Pyrotechnie. Entre les champs et les étoiles, Philippe Geoffroy et son équipe proposent une pyrotechnie fantastique, une moisson du ciel, une symphonie de lumière et toute la magie d'une immense oeuvre d'art éphémère...


DIMANCHE 19 AOÛT 2018 : 

A SAINT PIERRE DE BRESSIEUX : 
- 10h00 à 19h00 : Village des Georges Antonins (GRATUIT)
- 10h30 : Messe des moissons en musique, par Spirito/Nicole Cordi (GRATUIT, à l'Eglise)

A LA CÔTE SAINT ANDRE, à l'Eglise Saint-André (20€/12€/5€) : 
- 15h00 / 16h30 / 18h00 : Intégrale des Années de pèlerinage de F. Liszt, au piano par Suzana Bartal

A CHÂTENAY, à l'Eglise (20€/12€/5€) : 

- 21h00 : Le Roi David. Psaumes de David, de B. Marcello, par XVIII-21 Le Baroque Nomade. 


LES TEMPS FORTS METTANT A L'HONNEUR HECTOR BERLIOZ :
 

  • Mardi 21 Août 2018 :
    REQUIEM - BERLIOZ (Au Château Louis XI, 21h, de 12 à 60€)
    • Hector Berlioz - Grande Messe des Morts (Requiem), op 5
  • Samedi 25 Août 2018 :
    L'ENFANCE DU CHRIST (Au Château Louis XI, 21h, de 12 à 60€)
    • ​Hector Berlioz - L'enfance du Christ
  • Dimanche 26 Août 2018 :
    PARADE MUSICALE ET EQUESTRE (Place Hector Berlioz, 17h, GRATUIT)
    • ​Hector Berlioz - Grande Symphonie Funèbre et Triomphale
    • G. Verdi - Dies Irae, extrait du Requiem
    • C. Orff - O Fortuna, extrait de Carmina Burana
  • Mardi 28 Août 2018 :
    MESSE SOLENNELLE - LE CONCERT SPIRITUEL (Au Château Louis XI, 21h, de 12 à 60€)
    • J. P. A. Martini - Messe des morts à grand orchestre dédiée aux mânes des compositeurs les plus célèbres
    • Hector Berlioz - Messe solennelle
       
  • Jeudi 30 Août 2018 :
    LE TEMPLE UNIVERSEL (Au Château Louis XI, 21h, de 12 à 60€)
    • ​Hector Berlioz / Y. Chauris - Le temple universel
    • L. van Beethoven - Symphonie n°9
  • Vendredi 31 Août 2018 :
    LEGENDES SACREES DU SUD (Au Château Louis XI, 21h, de 12 à 60€)
    • ​Hector Berlioz - Le Corsaire, ouverture
    • Hector Berlioz - Cléopâtre
    • Hector Berlioz - Les Troyens, extraits : Chasse royale et orage, Air de Didon "Ah ! je vais mourir"
    • Hector Berlioz - Harold en Italie
  • Samedi 1er Septembre 2018 :
    DIES IRAE (Au Château Louis XI, 21h, de 12 à 60€)
    • ​C. Saint-Saëns - Danse macabre
    • F. Liszt - Totentanz
    • Hector Berlioz - La Symphonie Fantastique

       

LES CONCERTS GRATUITS :

Outre la Messe des Moissons à l'Eglise de Saint Pierre de Bressieux le Dimanche 19 Août 2018 à 10h30, et la Parade Musicale et Equestre sur la Place Berlioz à La Côte Saint André le Dimanche 26 Août 2018 à partir de 17h, vous retrouverez les traditionnels concerts gratuits au Musée Hector Berlioz et sous la Halle de La Côte Saint André :
 

  • "Sous le balcon d'Hector", à 19h tous les jours dans le Jardin du Musée Hector Berlioz (hors lundi) :

    Du 21 au 25 Août 2018 : L'Ensemble Epsilon revisite les répertoires pour cuivres de l'époque de Berlioz.
    Du 28 Août au 1er Septembre 2018 : Arnaud Marzorati et sa clique des Lunaisiens réveillent les couplets satiriques savoureux des chansonniers du XIXème siècle.
  • "Sous la halle médiévale", le Dimanche 2 Septembre 2018 à 11h à La Côte Saint André :

    Le traditionnel concert populaire de fin de festival avec l'Ensemble à Vent de l'Isère sous la direction d'Eric Villevière.



LES CONFERENCES GRATUITES AU MUSEE HECTOR BERLIOZ :

Tout au long du festival, profitez des conférences originales données par de grands spécialistes de Berlioz et ouvertes à tous les publics :

  • Mardi 21 Août 2018, à 15h :
    Rencontre / Dédicace avec l'auteur du livre "Le Christ selon Berlioz", Jean Pavans, écrivain et traducteur.

     
  • Vendredi 24 Août 2018, à 15h :
    "La médecine et le sacré, de Louis Berlioz à aujourd'hui", par Gérard Mick, neurobiologiste, Université Claude Bernard, Lyon.

     
  • Dimanche 26 Août 2018, à 15h : 
    "Caricatures, photographies : le rôle du portrait au XIXème siècle", par Gunther Braam, professeur, spécialiste de l'iconographie berliozienne.

     
  • Mercredi 29 Août 2018, à 15h : 
    "Les autoportraits des caricaturistes de Berlioz", par Pierre Quiblier, spécialiste de la presse satirique et de la caricature au XIXème siècle.

     
  • Jeudi 30 Août 2018, à 15h : 
    Rencontre / Dédicace avec l'auteur du livre "Café Berlioz", et présentation de l'oeuvre "Le Temple Universel" de Berlioz, par Pierre-René Serna, journaliste, musicographe.

     
  • Vendredi 31 Août 2018, à 15h : 
    "The Distant God", par David Cairns, journaliste, biographe de Berlioz, président d'honneur de la Berlioz Society (Londres).

     
  • Samedi 1er Septembre 2018, à 15h :
    "Berlioz : le sacre du musicien", par Cécile Reynaud, conservateur en chef au département de la Musique de la Bibliothèque nationale de France, directeur d'études en musicologie à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes.

 

MES VISITES GUIDEES ET ATELIERS AU MUSEE HECTOR BERLIOZ :

Pour la 8e année consécutive (déjà ! :O), j'assurerai durant le Festival Berlioz mon "marathon" de visites guidées quotidiennes du musée et de l'exposition temporaire "Sacré Berlioz - Images d'un iconoclaste", ainsi qu'un nouvel atelier cyanotype... soit près d'une trentaine de rendez-vous :

Les visites gratuites de la Maison Natale : 

Tous les jours à 11h du 18 Août au 1er Septembre 2018



Les visites gratuites de l'exposition temporaire "Sacré Berlioz ! Images d'un iconoclaste" :

Tous les jours à 14h du 18 Août au 1er Septembre 2018, sauf le Mardi 21 et le Dimanche 26 Août 2018.


L'Atelier Cyanotypes :

Le Lundi 27 Août 2018, à 15h
Dans le cadre de l'exposition "Sacré Berlioz", présentant de nombreux portraits photographiques de Berlioz, nous découvrirons le développement photo "cyanotype", et réaliserons des tirages uniques "Bleu de Prusse". Pour mettre en valeur comme il se doit notre portrait cyanotype d'un autre temps, nous réaliserons également un cadre photo original !



Pour réserver vos places de concert et consulter le programme complet du Festival Berlioz, il n'y a bien sûr qu'une seule adresse : le site internet officiel !

Bon festival à tous, et au plaisir de vous croiser au cours de l'une de mes visites !

Steve VACHET, votre guide de poche !

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BIBLIO : Les Mémoires d'Hector Berlioz


Souvent au cours de mes visites guidées, des visiteurs me demandent comment je fais pour savoir tout ce que je raconte ? Il n'y a pas de mystère, c'est bien souvent dans les livres qu'un guide récolte les informations dont il a besoin, et qu'il synthétise pour les transmettre au public. Parfois il n'y a pas encore de livres et c'est alors dans les archives que l'on peut en apprendre plus, mais c'est laborieux, chronophage et... aléatoire ! Je n'en parlerai donc pas plus ici.

En revanche, je me suis dit que ça pouvait être sympa de partager sur ce blog avec vous les livres que je peux ou que j'ai pu utiliser pour construire mes visites, si vous voulez prolonger la découverte ou approfondir certains sujets.

Pour commencer cette nouvelle série "Biblio" (qui reviendra chaque 15 du mois !), je suis obligé de vous parler... des Mémoires d'Hector Berlioz !

    

Beaucoup le savent, c'est au Musée Hector Berlioz, installé dans la maison natale du compositeur Hector Berlioz, que j'ai commencé mon activité de guide indépendant, en 2012 (en vérité, j'ai commencé à y guider en 2011, mais j'étais alors agent d'accueil saisonnier, je ne me suis mis à mon compte que l'année suivante). 

C'est donc tout naturellement que le premier livre que je vous présente est en lien avec Hector Berlioz. Mieux que ça, il a été écrit par Hector Berlioz lui-même, puisque ce sont ses Mémoires dont je veux vous parler.

Quand on doit évoquer un artiste du passé, c'est évidemment les autobiographies qui vont nous intéresser pour connaître en détail sa vie, et dégoter quelques anecdotes croustillantes. J'ai d'ailleurs déjà eu l'occasion de partager avec vous sur ce blog une anecdote tirée des Mémoires de Berlioz, que je partage également en visite : la vengeance sanglante qu'il avait mis au point après une trahison amoureuse. Vous aurez donc compris aisément que les Mémoires d'Hector Berlioz constituent quelque peu ma "Bible" pour mes visites au Musée. De multiples éditions existent, avec différents "commentateurs", la plus accessible étant sans doute celle publiée aux éditions "Symétrie" (14.80€, 705 pages) qui vient d'être rééditée avec une belle couverture illustrée (15.10€, 720 pages).

Hector Berlioz commence la rédaction de ses Mémoires en 1848, alors qu'il est à Londres et qu'il n'a que 45 ans. 
Voici comment, dans sa Préface, il justifie et présente alors son projet d'autobiographie : 


"On a imprimé, et on imprime encore de temps en temps à mon sujet des notices biographiques si pleines d'inexactitudes et d'erreurs, que l'idée m'est enfin venue d'écrire moi-même ce qui, dans ma vie laborieuse et agitée, me paraît susceptible de quelque intérêt pour les amis de l'art. Cette étude rétrospective me fournira en outre l'occasion de donner des notions exactes sur les difficultés que présente, à notre époque, la carrière des compositeurs, et d'offrir à ceux-ci quelques enseignements utiles.
Déjà un livre que j'ai publié il y a plusieurs années, et dont l'édition est épuisée, contenait avec des nouvelles et des fragments de critique musicale, le récit d'une partie de mes voyages. De bienveillants esprits ont souhaité quelques fois me voir remanier et compléter ces notes sans ordre.
Si j'ai tort de céder aujourd'hui à ce désir amical, ce n'est pas, au moins, que je m'abuse sur l'importance d'un pareil travail. Le public s'inquiète peu, je n'en saurais douter, de ce que je puis avoir fait, senti ou pensé. Mais un petit nombre d'artistes et d'amateurs de musique s'étant montrés pourtant curieux de le savoir, envore vaut-il mieux leur dire le vrai que de leur laisser croire le faux. Je n'ai pas la moindre velléité non plus de me présenter devant Dieu mon livre à la main en me déclarant le meilleur des hommes, ni d'écrire des confessions. Je ne dirai que ce qu'il me plaira de dire ; et si le lecteur me refuse son absolution, il faudra qu'il soit d'une sévérité peu orthodoxe, car je n'avouerai que les péchés véniels. [...].

A la lueur de cette Préface on comprend bien que certes, des Mémoires peuvent nous apprendre beaucoup de choses, mais que l'on doit aussi savoir prendre un peu de recul vis à vis de leur contenu, puisqu'évidemment, l'auteur n'y raconte bien que ce qu'il veut. C'est ce que j'ai d'ailleurs pu vérifier, bien après leur lecture, en me plongeant dans ses lettres, bien plus précises, bien plus justes et vraies. N'oublions pas, pour la défense d'Hector, qu'au-delà des oublis volontaires, les Mémoires ont été rédigées entre 1848 et 1865... Berlioz avait 45 ans, son enfance et son début de carrière était donc déjà loin, certaines dates et certains détails se mélangent alors. 

Mais l'essentiel est là, et permet de mieux cerner l'artiste, son caractère se devine à travers ses mots (il n'a pas sa langue dans sa poche !). Il nous fait entrer dans les coulisses des préparatifs de ses concerts, nous offre parfois quelques passages plus "techniques" et purement musicaux avec l'analyse de partition, d'autres passages nous permettent de faire plus amples connaissance avec sa famille, avec les femmes qui marquèrent sa vie, et d'autres passages encore nous invitent à le suivre dans ses voyages et nous font découvrir l'Europe du XIXème siècle.

 

Hector Berlioz d'après Signol


Laissons la parole à l'artiste, avec quelques petits extraits choisis : 

"Je suis né le 11 décembre 1803, à La Côte Saint André, très petite ville de France, située dans le département de l'Isère, entre Vienne, Grenoble et Lyon. [...] La Côte Saint André, son nom l'indique, est bâtie sur le versant d'une colline, et domine une assez vaste plaine, riche, dorée, verdoyante, dont le silence a je ne sais quelle majesté rêveuse, encore augmentée par la ceinture de montagnes qui la borne au sud et à l'est, et derrière laquelle se dressent au loin, chargés de glaciers, les pics gigantesques des Alpes" (on remarquera ici que la description de sa terre natale colle encore presque parfaitement à la réalité!).

Sur ses premiers mois difficile à Paris :
"J'avais loué à bas prix une très petite chambre, au cinquième, dans la Cité, au coin de la rue de Harley et du quai des Orfèvres, et au lieu d'aller dîner chez le restaurateur, comme auparavant, je m'étais mis à un régime cénobitique qui réduisait le prix de mes repas à sept ou huit sous, tout au plus. Ils se composaient généralement de pain, de raisins secs, de pruneaux ou de dattes.
Comme on était alors dans la belle saison, en sortant faire mes emplettes gastronomiques chez l'épicier voisin, j'allais ordinairement m'asseoir sur la petite terrasse du Pont Neuf aux pieds de la statue d'Henri IV : là, sans penser à la poule au pot que le bon roi avait rêvée pour le dîner du dimanche de ses paysans, je faisais mon frugal repas, en regardant le soleil descendre derrière le mont Valérien, suivant d'un oeil charmé les reflets radieux des flots de la Seine, qui fuyaient en murmurant devant moi [...].

Sur ses errances solitaires dans la campagne italienne, lors du séjour imposée du Prix de Rome en 1831 : 
"Cette excursion était mon remède habituel contre le spleen, remède souverain qui semblait me rendre à la vie. Une mauvaise veste de toile grise et un chapeau de paille formaient tout mon équipement, six piastres toute ma bourse. Puis, prenant un fusil ou une guitare, je m'acheminais ainsi, chassant ou chantant, insoucieux de mon gîte du soir, certain d'en trouver un, si besoin était, dans les grottes innombrables ou les madones qui bordent toutes les routes, tantôt marchant au pas de course, tantôt m'arrêtant pour examiner quelques vieux tombeaux, ou, du haut d'un de ces tristes monticules dont l'aride plaine de Rome est couverte, écouter avec recueillement le grave chant des cloches de Saint-Pierre, dont la croix d'or étincelait à l'horizon ; tantôt interrompant la poursuite d'un vol de vanneaux pour écrire dans mon album une idée symphonique qui venait de poindre dans ma tête, et toujours savourant à longs traits le bonheur suprême de la vraie liberté."

Après avoir perdu ses deux épouses : 
"[...] Les deux mortes y reposent tranquillement à cette heure, attendant que je vienne apporter à ce charnier ma part de pourriture. 
Je suis dans ma soixante et unième année ; je n'ai plus ni espoirs, ni illusions, ni vastes pensers ; mon fils est presque toujours loin de moi ; je suis seul ; mon mépris pour l'imbécilité et l'improbité des hommes, ma haine pour leur atroce férocité sont à leur comble ; et à toute heure je dis à la mort : "Quand tu voudras !". Qu'attend-elle donc ?"

Au total, Hector Berlioz a "découpé" les quelques 600 pages du récit de son existence en près d'une soixantaine de chapitres, complétée de quelques reproduction de lettres notamment pour certains récits de voyages. Si cela peut paraître "costaud", les Mémoires se lisent en fait très facilement. Difficile même de ne pas sourire à la lecture de certains passages dévoilant un franc-parler et un égo... particulier !

Bref, un ouvrage incontournable quand on s'intéresse à Hector Berlioz ! Pour ma part il me suit dans chacune de
mes visites dans sa demeure natale, au cours desquelles j'en lis toujours quelques extraits à mes visiteurs ! Une manière pour moi de le faire "revivre" dans les lieux qui l'ont vu grandir... 

J'espère en tout cas que ce petit billet vous aura donné envie de vous plonger à votre tour dans ses Mémoires, et je vous donne rendez-vous le 15 février pour la présentation d'un second ouvrage !



Steve, votre guide de poche !

 

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Festival Berlioz "SO BRITISH - Berlioz à Londres au temps des expositions universelles" (18 août/3 septembre 2017)

 

Dans une douzaine de semaines, s'ouvrira une nouvelle édition du Festival Berlioz, dédié cette année aux aventures anglaises de notre compositeur côtois, un festival plus long qu'à l'accoutumée puisqu'il se tiendra du 18 août au 4 septembre 2017 !


LE SAVIEZ-VOUS ?

Un des premiers artistes à organiser un festival dès les années 1830, c'est... Hector Berlioz !
"... une série de manifestations musicales, autour d'un même lieu, d'une même idée, des journées festivalesques" nous raconte-t-il dans ses Mémoires.



LE MOT DU DIRECTEUR :

"Le thème du Festival Berlioz 2017 intitulé "Berlioz à Londres au temps des expositions universelles" décline musicalement une des aventures les plus exaltantes de la vie du génie romantique français : l'accueil londonien et les différents séjours réalisés dans cette ville où il marchait sur les pas de Mendelssohn, vers la reconnaissance et le succès qui lui faisaient défaut en France.

De plus, son séjour de 1851, largement commenté dans ses Mémoires, articles et chroniques journalistiques présente l'événement mondial et historique de la première exposition universelle, décrit les instruments découverts et les musiques entendues, et offre des pistes programmatiques extraordinaires : du grand répertoire de son temps aux musiques exotiques en passant par les dernières technologies de la facture instrumentale : tout un programme !"


Bruno Messina, Directeur du Festival Berlioz


L'OUVERTURE LE VENDREDI 18 AOÛT 2017 :

Après la fonte des cloches en 2013, le "concert monstre" en 2014la "Route Napoléon" en 2015" ou encore le Château de Sassenage l'année dernière... la Grande Ouverture festive aura lieu avec un concert à Saint-Antoine-l'Abbaye, dans l'Eglise abbatiale (12€ à 45€)

WELCOME TO ALL THE PLEASURES :

  • H.Purcell - Ode to St Cecilia "Welcome to all the pleasures"
  • B.Britten - Hymn to St Cecilia
  • G.F.Haendel - Ode to St Cecilia 'From harmony, from heav'nly harmony"


LES TEMPS FORTS METTANT A L'HONNEUR HECTOR BERLIOZ :
 

  • Samedi 19 Août : "Le concert Shakespearien" (Au Château Louis XI, 21h)
    • Beatrice et Bénédict : ouverture
    • Grande ouverture du Roi Lear
    • Marche funèbre pour la dernière scène d'Hamlet
    • La Mort d'Ophélie
    • Fantaisie sur "La Tempête"
    • Roméo et Juliette (extraits)
  • Vendredi 25 Août : "Désir et magie autour des pavillons exotiques" (Au Château Louis XI, 21h)
    • ​M.Ravel - Shéhérazade
    • E.Lalo - Namouna (extraits)
    • L.De Meyer / H.Berlioz - Marche marocaine
    • L.Delibes - Lakmé (extrait)
    • C.Saint-Saëns - La Princesse jaune, ouverture
    • H.Berlioz - La Captive ; L'Arabe jaloux (orchestration Y.Chauris)
    • C.Saint-Saëns - Bacchanale (extrait de Samson et Dalila)
  • Dimanche 27 Août : "Le sacre du printemps" (Au Château Louis XI, 21h)
    • ​H.Berlioz - Intrata di Rob-Roy MacGregor
    • T.Adès - Polaris
    • I.Stravinsky - Le sacre du printemps
  • Mercredi 30 Août : "La Damnation de Faust" (Au Château Louis XI, 21h)
     
  • Jeudi 31 Août : "Sur un air irlandais" (Au Château Louis XI, 21h)
    • ​H.Berlioz - Irlande, 9 mélodies (nouvelle orchestration A.Lavandier)
    • F.Mendelssohn - Les Hébrides, ouverture
    • F.Mendelssohn - Symphonie N°3 "Ecossaise"
  • Vendredi 1er Septembre : "Londres-Rome (sans escale)" (Au Château Louis XI, 21h)
    • ​W.Sterndale Bennett - Parisina op. 3, ouverture
    • F.Mendelssohn - Symphonie N°4 "Italienne"
    • H.Berlioz - Harold en Italie
  • Samedi 2 Septembre : "Berlioz Forever" (Au Château Louis XI, 21h)
    • ​H.Berlioz - Les nuits d'été
    • H.Berlioz - La Symphonie Fantastique

       

LES CONCERTS GRATUITS :
 

  • NOUVEAU : TEA TIME, à 15h tous les jours au Musée Hector Berlioz

    Chaque jour, afin d'honorer l'une des plus importantes traditions britanniques, le festival vous invite à apprécier un concert de musique romantique suivi d'un thé dans le jardin du musée.
     
  • "Sous le balcon d'Hector", à 19h tous les jours dans le Jardin du Musée Hector Berlioz :

    Tous les soirs, sous le balcon d'Hector, venez découvrir des univers musicaux en rapport à la thématique : l'ensemble Nulla Dies Sine Musica et un ensemble de cornemuses écossaises se partagent les soirées pour vous proposer un répertoire authentiquement britannique ainsi qu'un répertoire de cuivres avec des instruments présentés par Adolphe Sax à l'Exposition Universelle de 1851 !
  • "Sous la halle médiévale", les Dimanches 27 Août et 3 Septembre 2017 à 11h à La Côte Saint André :

    Deux rendez-vous à ne pas manquer avec notamment un "flash mob" animé par les jeunes et brillants musiciens de l'Orchestre National des jeunes de Grande-Bretagne !



MES VISITES GUIDEES ET ATELIERS AU MUSEE HECTOR BERLIOZ :



Ayant remporté le marché des visites guidées pour le Musée Hector Berlioz, j'assurerai, pour la 7e année consécutive, différentes animations dans le cadre du Festival Berlioz... avec près d'une trentaine de rendez-vous :

Les visites gratuites de la Maison Natale : 

Tous les jours à 11h du 18 Août au 3 Septembre 2017, sauf les Samedi 19, Mardi 22, et Dimanche 27 Août, ainsi que le Dimanche 3 Septembre 2017.



Les visites gratuites de l'exposition temporaire "Berlioz à Londres au temps des expositions universelles" :

Tous les jours à 14h du 18 Août au 3 Septembre 2017, sauf les Samedi 19 et Mardi 22 Août 2017.

L'AFTERNOON TEA :

Le Lundi 28 Août 2017, un après-midi "so british" (atelier cuisine...)


Pour réserver vos places de concert et consulter le programme complet du Festival Berlioz, il n'y a bien sûr qu'une seule adresse : le site internet officiel !

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